l’ensemble édifiant une sorte de sol stable
favorable à l’installation de la posidonie.
Dès lors, la posidonie s’étale en poussant
ses rhizomes à l’horizontale; mais la
croissance est très lente (5 à 10 cm par
an), et il faut des dizaines d’années
pour que la plantule initiale donne
naissance à une touffe de posidonies
de quelques mètres carrés.
Lorsque la densité des faisceaux de
feuilles devient trop élevée, ils entrent
en compétition pour capter l’énergie
solaire, un peu comme les arbres le font
dans une futaie. Les rhizomes poussent
alors verticalement. L’ensemble constitue
un piège à sédiments qui comblent peu
à peu les espaces entre les rhizomes et
ont tendance à les ensevelir; ces derniers
réagissent par une nouvelle poussée
verticale. Ce phénomène conduit à un lent
exhaussement du fond qui comprend une
partie supérieure de posidonies vivantes
et en dessous, dans le sédiment, un
enchevêtrement de rhizomes anciens qui
meurent progressivement. Les pêcheurs
ont donné à ces formations compactes,
extrêmement solides et résistantes, le nom
de mattes. Ainsi, de proche en proche, par
Coupe théorique à travers un lagon et un récif barrière
de posidonies. (D'après Boudouresque et Meinesz, 1983)
Naissance d'une prairie
de posidonies
sur un fond de sable.
(D'après l'hypothèse de la
série évolutive de Molinier et
Picard, 1952, modifié)
A = Matières organiques
s'accumulant dans de
petites dépressions.
B et C = Des caulerpes et des
cymodocées s'installent.
D = Des boutures naturelles
de posidonies sont
retenues par le lacis des
rhizomes de cymodocées.
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