le rôle de veines et d’artères. Les contractions du cœur offrent
cette particularité qu’elles poussent le sang tantôt dans un sens,
tantôt dans l’autre. Les sinus sont donc physiologiquement tantôt
des artères, tantôt des veines. Les ascidies sont hermaphrodites.
Le testicule est composé de nombreux follicules et l’ovaire
est une glande massive; ils sont reliés au cloaque de la cavité
péribranchiale. L’œuf se développe en larve nageuse munie
d’une queue qui lui donne un peu
l’aspect d’un têtard miniature.
Après quelques heures de nage,
la larve se fixe au fond grâce à
un organe adhésif situé à son
extrémité antérieure. Elle subit
alors une métamorphose profonde
principalement régressive avec perte
totale de la queue. La plupart des
ascidies possèdent un pouvoir de
régénération remarquable. Même les
fragments de la corbeille branchiale
et de la tunique peuvent reconstituer
un nouvel individu. On comprend
dès lors que bon nombre d’ascidies
ont mis cette faculté régénératrice
au service d’une reproduction
asexuée par bourgeonnement.
Les ascidies peuvent vivre en
solitaires ou former des colonies.
• Ascidies rouge, outre de mer, violet
rouge (Halocynthiapapillosa). L’outre
de mer est certainement l’ascidie la
plus facilement reconnaissable grâce à sa couleur rouge. La forme
est celle d’une ascidie simple classique: une outre avec un siphon
inhalant buccal et un siphon exhalant (anus) sur le côté à mihauteur. Ces siphons portent des poils assez rigides qui empêchent
Halocynthia papillosa
en compagnie de
l'éponge Spirastrella
cunctatrix et de l'algue
verte Halimeda tuna.
(Photo B. Rothan)
les particules trop grandes de pénétrer à l’intérieur de l’animal.
Cette ascidie mesure environ 6 à 10 cm, exceptionnellement ?o cm.
Elle vit dans le coralligène, mais également sur les épaves, sur
les rhizomes de posidonies, sur les nacres (Pinna nobilis), etc.
• Violet, vioulé, figue de mer, microcosme (Microcosmus sabatieri
et Microcosmus sulcatus). Il existe 7 espèces de violets, difficiles
à distinguer pour un non-spécialiste. Les plus courants sont le
grand violet (Microcosmus sabatieri) de 15 à 2,0 cm de haut et le
cette particularité qu’elles poussent le sang tantôt dans un sens,
tantôt dans l’autre. Les sinus sont donc physiologiquement tantôt
des artères, tantôt des veines. Les ascidies sont hermaphrodites.
Le testicule est composé de nombreux follicules et l’ovaire
est une glande massive; ils sont reliés au cloaque de la cavité
péribranchiale. L’œuf se développe en larve nageuse munie
d’une queue qui lui donne un peu
l’aspect d’un têtard miniature.
Après quelques heures de nage,
la larve se fixe au fond grâce à
un organe adhésif situé à son
extrémité antérieure. Elle subit
alors une métamorphose profonde
principalement régressive avec perte
totale de la queue. La plupart des
ascidies possèdent un pouvoir de
régénération remarquable. Même les
fragments de la corbeille branchiale
et de la tunique peuvent reconstituer
un nouvel individu. On comprend
dès lors que bon nombre d’ascidies
ont mis cette faculté régénératrice
au service d’une reproduction
asexuée par bourgeonnement.
Les ascidies peuvent vivre en
solitaires ou former des colonies.
• Ascidies rouge, outre de mer, violet
rouge (Halocynthiapapillosa). L’outre
de mer est certainement l’ascidie la
plus facilement reconnaissable grâce à sa couleur rouge. La forme
est celle d’une ascidie simple classique: une outre avec un siphon
inhalant buccal et un siphon exhalant (anus) sur le côté à mihauteur. Ces siphons portent des poils assez rigides qui empêchent
Halocynthia papillosa
en compagnie de
l'éponge Spirastrella
cunctatrix et de l'algue
verte Halimeda tuna.
(Photo B. Rothan)
les particules trop grandes de pénétrer à l’intérieur de l’animal.
Cette ascidie mesure environ 6 à 10 cm, exceptionnellement ?o cm.
Elle vit dans le coralligène, mais également sur les épaves, sur
les rhizomes de posidonies, sur les nacres (Pinna nobilis), etc.
• Violet, vioulé, figue de mer, microcosme (Microcosmus sabatieri
et Microcosmus sulcatus). Il existe 7 espèces de violets, difficiles
à distinguer pour un non-spécialiste. Les plus courants sont le
grand violet (Microcosmus sabatieri) de 15 à 2,0 cm de haut et le
