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qui prolonge le céphalothorax caractéristique à tête élargie vers
l’avant et en forme de pelle. La coloration varie du brun-rouge
au vert olive. Les pattes n’ont pas de pinces (sauf la 5e paire
chez la femelle, ce qui permet de la distinguer du mâle).
• La grande cigale (Scyllarides latus). Elle se distingue de la petite
cigale par sa taille qui peut atteindre 85 à 45 cm, sa tête prolongée
par de volumineuses lamelles
et ses segments abdominaux
épineux. Chez la petite cigale,
les bords des segments
abdominaux sont plus arrondis
et dépourvus de piquants.
Les cigales sont des animaux
à déplacements lents,
cependant capables de fuir
rapidement en rabattant
fortement leur queue sous l’abdomen.
• Langouste (Palinurus elephas).
La langouste est certainement l'un des
animaux marins les plus connus, mais de
plus en plus rare. C’est une pièce maîtresse
des étals des poissonniers et des repas
gastronomiques. Elle peut atteindre des
longueurs de 3o à 50 cm. Comme les
cigales de mer, c’est un décapode à longue
queue, mais à tête moins trapue et au
corps plus fin. La carapace est épineuse
et on peut se blesser si l’on ne prend pas
de précautions pour manipuler l’animal. La langouste ne possède
Gros plan sur
Scyllarus arctus.
(Photo B. Rothan)
Scyllarides latus.
(Photo B. Rothan)
Palinurus elephas.
(Photo B. Rothan)
pas de pinces. Sa première antenne ne porte pas de fouet simple
comme chez le homard, mais bifurque juste avant son extrémité.
La deuxième antenne est longue (plus que le corps) et forte,
avec un article de base fortement développé et caractéristique.
C’est un animal grégaire qui vit souvent en groupes dans les
trous, fentes et autres excavations. Elle se nourrit de cadavres
(on la dit nécrophage) et joue ainsi le rôle de fossoyeur de la
mer comme bon nombre de crustacés décapodes. Lorsqu’elle
est capturée, la langouste peut émettre une sorte de grognement
ou crépitement en frottant ses antennes l’une contre l’autre.
Le cousin germain de la langouste, le homard (Homarus gammarus)
s’est également raréfié. Il se distingue par l’existence de deux
énormes pinces, l’une étant toujours plus grosse que l’autre.
Homarus gammarus.
(Photo B. Rothan)
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