• Girelle paon, crénilabre paon, girelle turque (Thalassomapavo).
Cette girelle, qui affectionne les eaux chaudes, est rare dans les
calanques. Onia rencontre, presque exceptionnellement, en
été, dans les parties bien ensoleillées les plus chaudes. Ce sont
des poissons de petite taille (20 cm au maximum), mais de très
grande beauté. Le mâle est vert olive, avec une bande
turquoise entre les deux bandes rouges verticales à
la hauteur des nageoires pectorales. La tête est rouge
avec des marbrures turquoise. Les femelles sont vert
jaunâtre avec une demi-douzaine de bandes verticales
turquoise sur le flanc, ainsi que des marbrures turquoise
sur la tête et une tache noire sur le dos. Cette girelle
est d’abord femelle et devient mâle en vieillissant. La
girelle paon vit au niveau des champs
d’algues entre o et 20 m de profondeur.
Comme sa cousine Coris julis, elle
s’enfouit dans le sable le soir et n’apparaît
qu’aux époques chaudes de l’année.
• Castagnole (Chromis chromis). C’est l’un
des poissons familiers des plongeurs, qui
vit en bancs entre deux eaux et constitue
une sorte de toile de fond mouvante
pour les palanqués. Ces bancs évoluent
souvent au-dessus des champs d’algues et
de posidonies et près des hauts fonds et
des tombants. C’est un poisson de taille
Thalassoma pavo.
(Photo B. Rothan)
Chromis chromis.
(Photo B. Rothan)
modeste (10 à 15 cm), pourvu d’une petite bouche. Il est gris à brun
foncé, parfois presque noir, avec des taches blanches régulières
correspondant aux parties plus claires du centre des écailles. La
queue est fourchue comme celle des hirondelles et ressemble à une
paire de ciseaux. C’est un caractère d’identification infaillible en
plongée. Pourvue de lèvres délicates, la castagnole ne se nourrit que
de petits animaux planctoniques. À la période de la reproduction
(été), le mâle se dirige vers le fond et choisit un caillou qui devient
son territoire privé. Il rejoint le banc des femelles, en choisit une,
toutes nageoires écartées et s’incline sur le côté devant 1 élue. Le
couple se dirige alors vers la pierre nuptiale et la femelle y colle
ses ovules, aussitôt fécondés avec frénésie par le mâle. Celui-ci
garde ensuite sa progéniture en la ventilant avec ses nageoires.
Chaque mâle défend son caillou à coup de becs contre 1 intrus venu
de loin. Les querelles de voisinage sont, par contre, plus rares.
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