PARTIE 1 | Les enveloppes fluides externes actuelles
Les écoulements transportent aussi les sédiments. Pour que cela soit possible,
il est nécessaire que la capacité d’entraînement du matériau vecteur dépasse la
force de gravité qui aboutit au dépôt. Par exemple, le vent est capable d’entraîner
des sédiments très fins sur de grandes distances (figure 3.11), mais ne pourra pas
transporter ainsi des graviers. L’eau, plus visqueuse, sera capable, si le courant
est rapide, d’entraîner des débris centimétriques de roches, voire métriques si le
courant est très puissant (tempête ou tsunami). La glace est encore plus visqueuse
et emporte des blocs rocheux dont la taille dépasse le mètre (le gros caillou de la
Croix-Rousse à Lyon).
Figure 3.11 I"
Transport de sable
depuis le Sahara
par une tempête (on
distingue le Portugal
et le Maroc sur la
partie droite de la
photographie).
Les fleuves transportent environ vingt gigatonnes de sédiments par an (figure 3.12).
La distance du transport est directement reliée à la compétition entre la masse du
grain qui le tait couler et la puissance de l’écoulement qui l’entraîne. Comme la
masse volumique des minéraux/roches varie peu, on considère que la taille des
grains est la variable à prendre en compte plutôt que la masse. C’est également
une quantité qu il est plus simple de mesurer sur le terrain. En adoptant une vision
simpliste, on distingue plusieurs régimes de transport dans un courant d’eau :
pour une vitesse de courant inférieure à 0,1 m • s-1 —1 m • s-1, et des grains plus
petits que 1 mm, le transport est efficace ;
pour une vitesse de courant inférieure à 0,1 m • s-1, et des grains dépassant 1 mm,
la sédimentation des particules est possible ;
une \itessc de courant supérieure à 1 m s-1 est suffisante pour l’abrasion et
l'érosion du fond.
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