PARTIE 1 | Les enveloppes fluides externes actuelles
1 Le cycle de l’eau
Le cycle de l’eau, ou cycle hydrologique, inclut les différents processus selon lesquels
l’eau s’évapore de la surface de la Terre (océans et continents) vers l’atmosphère,
avant d’y retourner sous forme de condensation ou de précipitations, d’y circuler
en surface et/ou profondeur et de rejoindre les océans (figure 2.1). Pour une goutte
d’eau des milliers de parcours sont possibles. Il n’y a pas d’entrée ou de sortie à
ce cycle, donc la quantité d’eau sur Terre ne varie pas. En revanche, la répartition
entre les différents réservoirs (figure 2.2) évolue constamment. Le changement
climatique par exemple peut faire varier les flux et les stocks : si la température
moyenne augmente, l’évaporation augmente, et donc les précipitations augmentent.
En parallèle cela implique moins d’eau stockée en tant que glace, donc plus d’eau
liquide, et donc à nouveau plus d’évaporation. D’où l’association d’évènements
climatiques et hydrologiques extrêmes au changement climatique actuel.
Figure 2.1 .
Cycle de l’eou.
Les précipitations (la quantité totale d’H2O précipitée par l’atmosphère, soit pluie,
neige et grêle) sont un des facteurs fondamentaux d’influence d’un régime hydrologique. Leurs caractéristiques physico-chimiques sont un pH faible, une conductivité
électrique très faible, une concentration en ions dissous également très faible, §ISO
(voir le focus du chapitre 13) entrent -2 et -14 pour 1 000 pour des latitudes et
altitudes modérées et jusqu’à —30 lorsqu’elles sont très hautes. Ces caractéristiques
permettent de savoir si 1 eau d un cours d’eau ou d’une nappe souterraine est plus
ou moins constituée d eau de pluie relativement récente dite eau météorique. Les
précipitations moyennes interannuelles varient de 500 à 1 500 mm/an en France
métropolitaine, suivant les régions. La région du monde la moins arrosée du globe
(désert d Atacama, Chili) reçoit moins de 1 mm/an, et la plus dotée 10 000 mm/an
(C herrapunji, Meghalaya, Nord-Est de l’Inde). L’évaporation, passage progressif
de 1 état liquide à 1 état gazeux, dépend en grande partie de la température (facteur
majeur fixant 1 évaporation potentielle dans une région), et de l’eau disponible
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1 Le cycle de l’eau
Le cycle de l’eau, ou cycle hydrologique, inclut les différents processus selon lesquels
l’eau s’évapore de la surface de la Terre (océans et continents) vers l’atmosphère,
avant d’y retourner sous forme de condensation ou de précipitations, d’y circuler
en surface et/ou profondeur et de rejoindre les océans (figure 2.1). Pour une goutte
d’eau des milliers de parcours sont possibles. Il n’y a pas d’entrée ou de sortie à
ce cycle, donc la quantité d’eau sur Terre ne varie pas. En revanche, la répartition
entre les différents réservoirs (figure 2.2) évolue constamment. Le changement
climatique par exemple peut faire varier les flux et les stocks : si la température
moyenne augmente, l’évaporation augmente, et donc les précipitations augmentent.
En parallèle cela implique moins d’eau stockée en tant que glace, donc plus d’eau
liquide, et donc à nouveau plus d’évaporation. D’où l’association d’évènements
climatiques et hydrologiques extrêmes au changement climatique actuel.
Figure 2.1 .
Cycle de l’eou.
Les précipitations (la quantité totale d’H2O précipitée par l’atmosphère, soit pluie,
neige et grêle) sont un des facteurs fondamentaux d’influence d’un régime hydrologique. Leurs caractéristiques physico-chimiques sont un pH faible, une conductivité
électrique très faible, une concentration en ions dissous également très faible, §ISO
(voir le focus du chapitre 13) entrent -2 et -14 pour 1 000 pour des latitudes et
altitudes modérées et jusqu’à —30 lorsqu’elles sont très hautes. Ces caractéristiques
permettent de savoir si 1 eau d un cours d’eau ou d’une nappe souterraine est plus
ou moins constituée d eau de pluie relativement récente dite eau météorique. Les
précipitations moyennes interannuelles varient de 500 à 1 500 mm/an en France
métropolitaine, suivant les régions. La région du monde la moins arrosée du globe
(désert d Atacama, Chili) reçoit moins de 1 mm/an, et la plus dotée 10 000 mm/an
(C herrapunji, Meghalaya, Nord-Est de l’Inde). L’évaporation, passage progressif
de 1 état liquide à 1 état gazeux, dépend en grande partie de la température (facteur
majeur fixant 1 évaporation potentielle dans une région), et de l’eau disponible
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