PARTIES | Ressources naturelles et impacts environnementaux
H Les roches peu ou pas transformées
1,1| Les pierres de construction
Les pyramides de Gizeh (figure 17.1) sont des vestiges de la civilisation égyptienne
et font partie des Sept Merveilles du monde antique, classées au patrimoine mondial
de l’humanité. Ces constructions monumentales ont une hauteur d’une centaine de
mètres avec une pente de l’ordre de 50 degrés et ont été réalisées aux alentours de
2500 av. J.-C. Formés à partir de calcaire à nummulites (voir le chapitre 13), les
blocs de roche étaient de plusieurs mètres et pouvaient peser plusieurs tonnes. Ces
blocs sont enduits de plâtre constitué à partir de gypse, réputé pour ses propriétés
isolantes et ignifuges.
Les pyramides interrogent depuis de nombreux siècles quant à leur mode de
construction : comment les Egyptiens ont-ils pu réaliser de tels ouvrages ? Les
égyptologues ont établi de nombreuses hypothèses. L’analyse de papyrus en 2017
a montré que les Egyptiens avaient par exemple dû modifier le cours du Nil, en
creusant des canaux artificiels, afin d’acheminer les matériaux par bateau. Si de
nombreuses hypothèses ont pu être validées, il reste inéluctablement des mystères
attachés à la construction des pyramides.
Figure 17.1
Les pyramides de
Gizeh (Égypte).
Que ce soit en construisant directement leur habitat au cœur de la roche (figure 17.2)
ou en transportant puis en taillant les roches brutes (figure 17.1 et figure 17.2), les
humains nourrissent depuis la Préhistoire et l’Antiquité un lien étroit avec les roches.
Le site spectaculaire de Petra (Jordanie) est composé de bâtiments directement
construits il y a dix siècles dans la formation des grès de Nubie, épaisse de 300 m
à 350 m et datant de la fin du Cambrien.
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