CHAPITRE 16 • Les ressources énergétiques carbonées fossiles
L eau utilisée qui revient en surface est chargée d’une partie de ces additifs et souvent
d autres éléments indésirables (métaux lourds ou éléments radioactifs présents dans
la roche-mère) drainés en profondeur. Elle est soit traitée, soit réinjectée dans des
aquifères profonds (ce qui est une pratique fréquente aux États-Unis).
La productivité de ces drains décline assez rapidement, il est donc nécessaire d'en
creuser de nouveaux après quelques années si l’on veut poursuivre l’exploitation.
4.3 Les impacts environnementaux et
les risques humains
Au cours de 1 exploitation des gaz et des huiles de schiste, la fracturation hydraulique
ou la réinjection des fluides de fracturation sont une cause possible d’aléa sismique.
Les séismes enregistrés suite à de telles actions sont nombreux, par exemple un
séisme de magnitude 4,4 a eu lieu en août 2014 en Colombie-Britannique au
Canada. La réinjection des fluides de fracturation a par conséquent été mise en
cause par l’institut d’Etude Géologique des États-Unis (USGS) dans la multiplication des secousses sismiques enregistrées ces dernières années dans le centre des
Etats-Unis : en Oklahoma le nombre annuel de séismes de magnitude supérieure
à trois a été multiplié par vingt entre 2009 et 2011, par rapport au demi-siècle
précédent. Le séisme de magnitude 5,7 qui a eu lieu en novembre 2011 à Prague
(en Oklahoma aux États-Unis) a été marquant par ses conséquences (notamment
par la destruction d’une quinzaine d’habitations), et parce qu’un lien causal entre
l’injection de fluides de fracturation et le séisme a été établi.
D’autres questions sont soulevées sur les conséquences possibles de l’exploitation
des gaz et huile de roche-mère, notamment :
• les risques de contamination d’aquifères ;
• les additifs utilisés : pour composer ces additifs chimiques des centaines de
composés différents ont été utilisés (leur nombre est désormais réduit à quelques
dizaines), dont certains sont suspectés être toxiques ;
• le traitement des eaux rejetées par le forage ;
• les importantes fuites de méthane, qui est un gaz à eftet de serre.
Enfin, comme les autres combustibles fossiles, la combustion des huiles et gaz de
schiste participe aux émissions de CO2 dans 1 atmosphère.
FO C U S
Standing Rock
La construction d’un oléoduc aux États-Unis, dans les États de l’Illinois et du Dakota
du Nord, a rencontré en 2016 une vive résistance, menée par des Indiens Lakota pour
préserver leurs terres. L’oléoduc traverse en effet la réserve indienne de Standing Rock.
Il transporte le pétrole conventionnel et non conventionnel (extrait depuis 2000 par
fracturation hydraulique) extrait dans le champ de Bakken. Les protestataires pomta.ent
notamment du doigt les possibles pollutions accidentelles (fuites) : le fleuve Missouri
coule à seulement trois kilomètres du site.
La construction de l’oléoduc a été ordonnée par décret présidentiel en février 2017, et le
campement de protestation a été évacué dans la foulée, assez violemment.__________
389
L eau utilisée qui revient en surface est chargée d’une partie de ces additifs et souvent
d autres éléments indésirables (métaux lourds ou éléments radioactifs présents dans
la roche-mère) drainés en profondeur. Elle est soit traitée, soit réinjectée dans des
aquifères profonds (ce qui est une pratique fréquente aux États-Unis).
La productivité de ces drains décline assez rapidement, il est donc nécessaire d'en
creuser de nouveaux après quelques années si l’on veut poursuivre l’exploitation.
4.3 Les impacts environnementaux et
les risques humains
Au cours de 1 exploitation des gaz et des huiles de schiste, la fracturation hydraulique
ou la réinjection des fluides de fracturation sont une cause possible d’aléa sismique.
Les séismes enregistrés suite à de telles actions sont nombreux, par exemple un
séisme de magnitude 4,4 a eu lieu en août 2014 en Colombie-Britannique au
Canada. La réinjection des fluides de fracturation a par conséquent été mise en
cause par l’institut d’Etude Géologique des États-Unis (USGS) dans la multiplication des secousses sismiques enregistrées ces dernières années dans le centre des
Etats-Unis : en Oklahoma le nombre annuel de séismes de magnitude supérieure
à trois a été multiplié par vingt entre 2009 et 2011, par rapport au demi-siècle
précédent. Le séisme de magnitude 5,7 qui a eu lieu en novembre 2011 à Prague
(en Oklahoma aux États-Unis) a été marquant par ses conséquences (notamment
par la destruction d’une quinzaine d’habitations), et parce qu’un lien causal entre
l’injection de fluides de fracturation et le séisme a été établi.
D’autres questions sont soulevées sur les conséquences possibles de l’exploitation
des gaz et huile de roche-mère, notamment :
• les risques de contamination d’aquifères ;
• les additifs utilisés : pour composer ces additifs chimiques des centaines de
composés différents ont été utilisés (leur nombre est désormais réduit à quelques
dizaines), dont certains sont suspectés être toxiques ;
• le traitement des eaux rejetées par le forage ;
• les importantes fuites de méthane, qui est un gaz à eftet de serre.
Enfin, comme les autres combustibles fossiles, la combustion des huiles et gaz de
schiste participe aux émissions de CO2 dans 1 atmosphère.
FO C U S
Standing Rock
La construction d’un oléoduc aux États-Unis, dans les États de l’Illinois et du Dakota
du Nord, a rencontré en 2016 une vive résistance, menée par des Indiens Lakota pour
préserver leurs terres. L’oléoduc traverse en effet la réserve indienne de Standing Rock.
Il transporte le pétrole conventionnel et non conventionnel (extrait depuis 2000 par
fracturation hydraulique) extrait dans le champ de Bakken. Les protestataires pomta.ent
notamment du doigt les possibles pollutions accidentelles (fuites) : le fleuve Missouri
coule à seulement trois kilomètres du site.
La construction de l’oléoduc a été ordonnée par décret présidentiel en février 2017, et le
campement de protestation a été évacué dans la foulée, assez violemment.__________
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