PARTIE 5 | Ressources naturelles et impacts environnementaux
Figure 16.5
Lo formation d’un
servoir pétrolier (ou
système pétrolier).
pénètre dans la « fenêtre à huile ». La migration des hydrocarbures se fait ensuite
via des drains naturels : fractures, sables, silts, et sous l’effet de la pression de façon
similaire à l’écoulement de l’eau dans une roche (voir le chapitre 2). Le pétrole
peut migrer grâce à la perméabilité de la roche jusqu’en surface, où il se dégrade
en bitumes, indices de la présence d’hydrocarbures en profondeur. Il peut aussi
rencontrer des couches poreuses, et être entraîné par la circulation de l’eau jusqu’à
des pièges recouverts par des couches imperméables. C’est ainsi que se constituent
les gisements dits conventionnels.
L'ensemble roche-mère, roche-réservoir, roche-couverture et pile sédimentaire est
appelé « système pétrolier ».
2.21 La répartition
Les gisements de pétrole peuvent être découverts par différentes méthodes de prospection. Si au XIXe siècle le repérage se faisait par de simples observations de surface,
l’augmentation des besoins a poussé au développement et au perfectionnement d’autres
outils, notamment la diagraphie et la géophysique. Les diagraphies se font pendant
un forage ou dans un puits déjà foré, et peuvent être de différents types (électrique,
sismique, à rayons gamma, par détection de sources radioactives, K, U, Th). La
géophysique inclut notamment la résistivité, la gravimétrie, et la sismique réflexion.
A l'heure actuelle des réserves pétrolières sont exploitées sur tous les continents
à l’exception de l’Antarctique où la prospection est totalement interdite par une
convention internationale (protocole de Madrid du Traité sur l’Antarctique).
Certains territoires sont dits nouvellement accessibles, du fait du réchauffement
climatique. C'est le cas de l’Arctique où le recul de la banquise rend l’exploration
possible. De nombreux projets d’exploration sont en cours dans les zones économiques exclusives (200 milles à partir des cotes [1 mille nautique = 1 852 m]) :
en Norvège (au Spitzberg), en Russie, en Alaska, au Groenland (Danemark) et en
Islande notamment. L’USGS (United States Geological Survey) estime ces réserves
à plus de 10 % des réserves mondiales de pétrole.
382
Figure 16.5
Lo formation d’un
servoir pétrolier (ou
système pétrolier).
pénètre dans la « fenêtre à huile ». La migration des hydrocarbures se fait ensuite
via des drains naturels : fractures, sables, silts, et sous l’effet de la pression de façon
similaire à l’écoulement de l’eau dans une roche (voir le chapitre 2). Le pétrole
peut migrer grâce à la perméabilité de la roche jusqu’en surface, où il se dégrade
en bitumes, indices de la présence d’hydrocarbures en profondeur. Il peut aussi
rencontrer des couches poreuses, et être entraîné par la circulation de l’eau jusqu’à
des pièges recouverts par des couches imperméables. C’est ainsi que se constituent
les gisements dits conventionnels.
L'ensemble roche-mère, roche-réservoir, roche-couverture et pile sédimentaire est
appelé « système pétrolier ».
2.21 La répartition
Les gisements de pétrole peuvent être découverts par différentes méthodes de prospection. Si au XIXe siècle le repérage se faisait par de simples observations de surface,
l’augmentation des besoins a poussé au développement et au perfectionnement d’autres
outils, notamment la diagraphie et la géophysique. Les diagraphies se font pendant
un forage ou dans un puits déjà foré, et peuvent être de différents types (électrique,
sismique, à rayons gamma, par détection de sources radioactives, K, U, Th). La
géophysique inclut notamment la résistivité, la gravimétrie, et la sismique réflexion.
A l'heure actuelle des réserves pétrolières sont exploitées sur tous les continents
à l’exception de l’Antarctique où la prospection est totalement interdite par une
convention internationale (protocole de Madrid du Traité sur l’Antarctique).
Certains territoires sont dits nouvellement accessibles, du fait du réchauffement
climatique. C'est le cas de l’Arctique où le recul de la banquise rend l’exploration
possible. De nombreux projets d’exploration sont en cours dans les zones économiques exclusives (200 milles à partir des cotes [1 mille nautique = 1 852 m]) :
en Norvège (au Spitzberg), en Russie, en Alaska, au Groenland (Danemark) et en
Islande notamment. L’USGS (United States Geological Survey) estime ces réserves
à plus de 10 % des réserves mondiales de pétrole.
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