PARTIE 1 | Les enveloppes fluides externes actuelles
Les scientifiques ont également équipé d’instruments de mesure des navires marchands qui réalisent régulièrement les mêmes trajets, afin de collecter un maximum
de données. Enfin, plus incongru, les océanographes ont également développé des
instruments de mesure qui permettent de prendre des mesures dans les endroits de
l’océan les plus inaccessibles par bateau, comme l’océan austral : des éléphants de
mer sont ainsi mis à contribution lorsqu’ils résident dans les Terres Australes Françaises. Des milliers de données ont ainsi pu être collectées lors de la migration de ces
animaux marins, sans qu’ils aient été perturbés par le dispositif (étude éthologique).
Pour compléter les missions en mer, des dispositifs instrumentés autonomes sont
développés. Tout d’abord, des bouées dérivantes instrumentées sont régulièrement
déployées dans l’océan (figure 1.11). Equipées d’un système de positionnement
(GPS) et de capteurs de température, de conductivité ou d’oxygène, ces bouées
lagrangiennes réalisent des cycles de profils verticaux réguliers. Les données sont
envoyées par l’intermédiaire des satellites GPS au laboratoire dès que les bouées
atteignent la surface. De plus, des lignes composées de sphères de flottabilité,
d’instruments de mesure comme des courantomètres et capteurs de pression et de
température, de lests sont positionnées en mer (figure 1.11). Ces lignes nommées
mouillages produisent des données eulériennes en un endroit donné pendant une
durée allant du mois à plusieurs années.
Figure 1.11
Mouillage
océanographique.
Des millions de données sont ainsi été collectées depuis le début de la période
instrumentale (1850) et, particulièrement sur les cinquante dernières années. Elles
permettent de déterminer l’état moyen de l’océan.
La température de l’océan varie latitudinalement de 29 °C à l’équateur à -1 °C
aux hautes latitudes (figure 1.11). Ce gradient thermique latitudinal est inférieur
à celui précédemment identifié pour l’atmosphère car la capacité calorifique de
l'eau (4 200 J/kg/K) est bien supérieure à celle de l’air. Ainsi, si l’océan reçoit
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Les scientifiques ont également équipé d’instruments de mesure des navires marchands qui réalisent régulièrement les mêmes trajets, afin de collecter un maximum
de données. Enfin, plus incongru, les océanographes ont également développé des
instruments de mesure qui permettent de prendre des mesures dans les endroits de
l’océan les plus inaccessibles par bateau, comme l’océan austral : des éléphants de
mer sont ainsi mis à contribution lorsqu’ils résident dans les Terres Australes Françaises. Des milliers de données ont ainsi pu être collectées lors de la migration de ces
animaux marins, sans qu’ils aient été perturbés par le dispositif (étude éthologique).
Pour compléter les missions en mer, des dispositifs instrumentés autonomes sont
développés. Tout d’abord, des bouées dérivantes instrumentées sont régulièrement
déployées dans l’océan (figure 1.11). Equipées d’un système de positionnement
(GPS) et de capteurs de température, de conductivité ou d’oxygène, ces bouées
lagrangiennes réalisent des cycles de profils verticaux réguliers. Les données sont
envoyées par l’intermédiaire des satellites GPS au laboratoire dès que les bouées
atteignent la surface. De plus, des lignes composées de sphères de flottabilité,
d’instruments de mesure comme des courantomètres et capteurs de pression et de
température, de lests sont positionnées en mer (figure 1.11). Ces lignes nommées
mouillages produisent des données eulériennes en un endroit donné pendant une
durée allant du mois à plusieurs années.
Figure 1.11
Mouillage
océanographique.
Des millions de données sont ainsi été collectées depuis le début de la période
instrumentale (1850) et, particulièrement sur les cinquante dernières années. Elles
permettent de déterminer l’état moyen de l’océan.
La température de l’océan varie latitudinalement de 29 °C à l’équateur à -1 °C
aux hautes latitudes (figure 1.11). Ce gradient thermique latitudinal est inférieur
à celui précédemment identifié pour l’atmosphère car la capacité calorifique de
l'eau (4 200 J/kg/K) est bien supérieure à celle de l’air. Ainsi, si l’océan reçoit
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