CHAPITRE 11 • La formation du système solaire
ce sont les silicates. Puis à basse température, les glaces apparaissent. La figure 11.9
résume cette séquence de condensation.
Figure 11.9
Séquence de
condensation
d’un gaz ayant lo
composition du
Soleil.
Ces condensais s’agglomèrent par interactions électrostatiques et par adhérence pour
former des grains poreux, un peu comme les amas de poussières au sol d’une pièce
laissée à l’abandon. Loin du Soleil, les glaces possèdent une adhérence importante
qui favorise l'agglomération. A proximité du Soleil, les grains métalliques qui
dominent ont des propriétés électromagnétiques propices. Comme les poussières
et les grains sont tout petits, la gravité ne joue encore aucun rôle au cours de cette
phase de croissance. C’est la première phase d’accrétion des planètes.
Définition
L’accrétion planétaire représente un ensemble de processus physico-chimiques qui implique
la croissance d’un corps par agglomération de matière à sa surface.
2.2| Des premiers grains aux embryons
de planètes
La croissance des grains pour former des embryons de planètes dont le diamètre
atteindrait la centaine de kilomètres reste mystérieuse pour les scientifiques. En
effet, les défis sont à la fois d’atteindre une taille qui permet à la gravité d'attirer
d’autres corps, mais aussi de résister à la fragmentation par des impacts dont les
vitesses excèdent 10 km ■ s-1. Les astrophysiciens travaillent sur différents processus
physiques, comme l’effet d’écoulements à l’intérieur du disque protoplanétaire. Le
disque riche en gaz se comporterait comme un fluide turbulent, et à la manière de
l’eau qui s’écoule dans un fleuve, des tourbillons se formeraient et concentreraient
des grains. Ces environnements permettraient alors une croissance contrôlée par
l’écoulement et la gravité.
Ces théories, testées par des modélisations numériques, fournissent des prédictions
sur l’évolution des disques protoplanétaires au cours des quelques millions d'années
269
ce sont les silicates. Puis à basse température, les glaces apparaissent. La figure 11.9
résume cette séquence de condensation.
Figure 11.9
Séquence de
condensation
d’un gaz ayant lo
composition du
Soleil.
Ces condensais s’agglomèrent par interactions électrostatiques et par adhérence pour
former des grains poreux, un peu comme les amas de poussières au sol d’une pièce
laissée à l’abandon. Loin du Soleil, les glaces possèdent une adhérence importante
qui favorise l'agglomération. A proximité du Soleil, les grains métalliques qui
dominent ont des propriétés électromagnétiques propices. Comme les poussières
et les grains sont tout petits, la gravité ne joue encore aucun rôle au cours de cette
phase de croissance. C’est la première phase d’accrétion des planètes.
Définition
L’accrétion planétaire représente un ensemble de processus physico-chimiques qui implique
la croissance d’un corps par agglomération de matière à sa surface.
2.2| Des premiers grains aux embryons
de planètes
La croissance des grains pour former des embryons de planètes dont le diamètre
atteindrait la centaine de kilomètres reste mystérieuse pour les scientifiques. En
effet, les défis sont à la fois d’atteindre une taille qui permet à la gravité d'attirer
d’autres corps, mais aussi de résister à la fragmentation par des impacts dont les
vitesses excèdent 10 km ■ s-1. Les astrophysiciens travaillent sur différents processus
physiques, comme l’effet d’écoulements à l’intérieur du disque protoplanétaire. Le
disque riche en gaz se comporterait comme un fluide turbulent, et à la manière de
l’eau qui s’écoule dans un fleuve, des tourbillons se formeraient et concentreraient
des grains. Ces environnements permettraient alors une croissance contrôlée par
l’écoulement et la gravité.
Ces théories, testées par des modélisations numériques, fournissent des prédictions
sur l’évolution des disques protoplanétaires au cours des quelques millions d'années
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