PARTIE 3 | Les grands ensembles géologiques
Définitions
La convergence correspond au mouvement de deux plaques lithosphériques se dirigeant l’une
vers l’autre. Elle diffère du régime tectonique compressif ou compression, qui traduit le mode
de déformation dominant observé au niveau d’une chaîne de montagnes mais qui n’est pas
exclusif (du fait de la présence de déformations décrochantes et normales). La compression
correspond à un état local de contraintes, à l’instar de l’extension, mais elle conduit à un
raccourcissement de l’objet géologique initial.
1,21 La composition des roches
■ Une dacite (une
andésite avec du
quartz). Les minéraux
blancs correspondent
aux feldspaths plagioclases, les minéraux
grisâtres et transparents au quartz et les
minéraux sombres aux
pyroxènes et aux amphiboles. Son équivalent plutonique est la
granodiorite.
L’éruption du Sinabung (figure 10.1) du 9 juin 2019 nous rappelle à l’actualité du
volcanisme explosif de subduction. Les roches magmatiques formées, qui affleurent,
sont majoritairement des andésites, des dacites (voir ci-contre) ainsi que des granodiorites (figure 10.3). Ces roches nous fournissent deux informations majeures.
• Premièrement, ces roches contiennent des micas et des amphiboles qui sont des
minéraux hydratés. L’eau ne s’y trouve pas sous forme libre (comme dans les
rivières) mais sous forme de radicaux OH dans la structure cristalline. Le magma
originel contient donc de l’eau, et le mécanisme de fusion partielle à l’origine
de ce magma met en scène la présence d’eau.
• Deuxièmement, les roches de l’arc volcanique présentent une composition
chimique intermédiaire à acide (voir le chapitre 6), ce qui indique que le magma
à l’origine de ces roches était relativement visqueux. Ceci permet d’expliquer la
dynamique éruptive de type explosif : péléenne à plinienne (voir la dernière section
du chapitre 8). Plus généralement, l’ensemble des roches de l’arc volcanique
(basaltes, andésites, dacites, rhyolites) appartiennent à la série magmatique
calco-alcaline (voir la figure 9.6).
Figure 10.3
Pluton granitique
(partie claire) intrusif
dans des roches
sédimentaires (partie
sombre) du Crétacé
au Chili (cordillère
des Andes).
A la faveur de I érosion de la chaîne de montagnes couplée au phénomène
d isostasie, les roches plutoniques (par définition formées en profondeur)
peuvent affleurer comme ici dans les Andes.
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