CHAPITRE 9 • Les rifts continentaux et les dorsales
Figure 9.18
Schéma bilan du
système convectif
hydrothermal.
Eau de mer
Froide (2°C)
Alcaline (pH =7,6)
Oxydante
SO4
Très pauvre en métaux
Fe, Mn, Zn, Cu
Mg
Magma
Fluide hydrothermal
• Chaud (350 °C)
• Acide (ph =3,5)
Réducteur
H2S
Riche en métaux
Fe, Mn, Zn, Cu
Dépourvu de Mg
Zone de réaction
3 La synthèse géodynamique
L’étude des rifts continentaux et des dorsales a montré des analogies et des différences en termes de structure, de composition et de dynamique. L'étude de ces
différentes structures distensives permet de dresser un schéma évolutif cohérent,
du stade de rift continental au stade de l’expansion océanique, en s’inscrivant dans
le cycle de Wilson.
3.11 Le stade du rift continental
Sous l’effet d’une distension, la lithosphère subit un étirement, un cisaillement puis un
amincissement (figure 9.19). La croûte supérieure, caractérisée par un comportement
mécanique cassant, est alors rompue par de multiples failles normales conjuguées,
définissant un fossé allongé et étroit. La croûte inférieure s’étire également mais se
déforme plutôt de manière ductile (sans rupture) du fait de conditions de pression
et de température différentes (voir chapitre 10).
L'amincissement crustal s’accompagne d'une subsidence tectonique qui permet
en surface le dépôt contemporain d'une épaisse série sédimentaire. En profondeur,
le Moho remonte, ce qui entraîne la décompression adiabatique (diminution de
pression sans échange de chaleur) du manteau et sa fusion partielle consécutive,
vers 100 km de profondeur (rift est-africain). Notons toutefois que la remontée
du Moho reste modeste comparativement à celle des dorsales, si bien que le taux
de fusion partielle demeure faible. Le magma alcalin formé se fraye un chemin à
225
Figure 9.18
Schéma bilan du
système convectif
hydrothermal.
Eau de mer
Froide (2°C)
Alcaline (pH =7,6)
Oxydante
SO4
Très pauvre en métaux
Fe, Mn, Zn, Cu
Mg
Magma
Fluide hydrothermal
• Chaud (350 °C)
• Acide (ph =3,5)
Réducteur
H2S
Riche en métaux
Fe, Mn, Zn, Cu
Dépourvu de Mg
Zone de réaction
3 La synthèse géodynamique
L’étude des rifts continentaux et des dorsales a montré des analogies et des différences en termes de structure, de composition et de dynamique. L'étude de ces
différentes structures distensives permet de dresser un schéma évolutif cohérent,
du stade de rift continental au stade de l’expansion océanique, en s’inscrivant dans
le cycle de Wilson.
3.11 Le stade du rift continental
Sous l’effet d’une distension, la lithosphère subit un étirement, un cisaillement puis un
amincissement (figure 9.19). La croûte supérieure, caractérisée par un comportement
mécanique cassant, est alors rompue par de multiples failles normales conjuguées,
définissant un fossé allongé et étroit. La croûte inférieure s’étire également mais se
déforme plutôt de manière ductile (sans rupture) du fait de conditions de pression
et de température différentes (voir chapitre 10).
L'amincissement crustal s’accompagne d'une subsidence tectonique qui permet
en surface le dépôt contemporain d'une épaisse série sédimentaire. En profondeur,
le Moho remonte, ce qui entraîne la décompression adiabatique (diminution de
pression sans échange de chaleur) du manteau et sa fusion partielle consécutive,
vers 100 km de profondeur (rift est-africain). Notons toutefois que la remontée
du Moho reste modeste comparativement à celle des dorsales, si bien que le taux
de fusion partielle demeure faible. Le magma alcalin formé se fraye un chemin à
225
