PARTIE 3 | Les grands ensembles géologiques
4 Un cadre global pour les aléas et les risques
Définitions
kléa : événement ou phénomène initial (naturel ou technologique) qui se caractérise par sa
nature (type, intensité, durée), et sa probabilité.
Risque : un risque apparaît lorsqu’un aléa a lieu dans un milieu vulnérable. On parle de « risques
naturels », mais il s’agit plutôt de risques de catastrophes résultant de phénomènes naturels.
4.11 Exemples de séismes
Les séismes sont définis et décrits dans le chapitre 5. Nous donnerons ici simplement
quelques exemples de tremblements de terre associés à la tectonique des plaques.
• Décrochement : le nord de la Turquie a été touché par deux séismes en 1999, liés
à la faille nord-anatolienne : à Izmit en août (magnitude 7,6, 17 188 morts), et à
Düzce en novembre (magnitude 7,2, 894 morts). Aux Etats-Unis, c'est la faille
de San Andréas qui a été la cause du tremblement de terre de San Francisco en
1906 (magnitude 7, 3 000 morts, plus de 200 000 sans-abris, grands incendies).
Ces deux failles font craindre l’occurrence de nouveaux séismes destructeurs à
Istanbul, San Francisco et Los Angeles étant donné la longue période de latence
depuis le dernier gros séisme.
• Extension : Des séismes très fréquents et superficiels ont lieu au niveau des
dorsales océaniques, mais il y a rarement de vulnérabilité (excepté par exemple en
Islande) et donc de risque. Ce qui n’est pas le cas pour les fossés d’effondrement,
comme l’a illustré dramatiquement le séisme de 2009 à Aquila (Italie centrale),
d'une magnitude de 6,3, suivi de multiples répliques. Il provoqua 300 morts,
détruisit de nombreux bâtiments, et fit plus de 10 000 sans-abris. Ces séismes
sont liés à l'ouverture du bassin Tyrrhénien suite à l’extension entre le bloc
Corse-Sardaigne et l’Italie plus rapide que la convergence entre les plaques
Eurasie et Afrique.
• La subduction océanique cause la plupart des séismes (figure 8.20), notamment
ceux de magnitude forte, sur le pourtour du Pacifique notamment en 1995 à
Kobe (Japon, magnitude 6,9, 5 502 morts) ou en 2015 au Chili (magnitude 8,3,
1 million de personnes évacuées suite à l’alerte tsunami) ; mais pas seulement
comme en 2010 à Haiti (magnitude 7,3, et répliques, 280 000 morts).
• La collision peut provoquer des tremblements de terre puissants et destructeurs,
par exemple en avril 2015 au Népal (magnitude 7,9, 9 000 morts).
Les aléas induits directement par un séisme sont :
les failles : visibles dans les escarpements ou les déplacements horizontaux
et les brèches formées ;
— les secousses, affectant notamment les bâtiments ;
les répliques : séismes d amplitude décroissante (en général), dans les heures,
jours et semaines qui suivent la secousse majeure.
Les séismes peuvent aussi provoquer des risques couplés : tsunami, glissements de
terrain, liquéfaction d un sol meuble et gorgé d’eau (provoqué par l’accélération
198
4 Un cadre global pour les aléas et les risques
Définitions
kléa : événement ou phénomène initial (naturel ou technologique) qui se caractérise par sa
nature (type, intensité, durée), et sa probabilité.
Risque : un risque apparaît lorsqu’un aléa a lieu dans un milieu vulnérable. On parle de « risques
naturels », mais il s’agit plutôt de risques de catastrophes résultant de phénomènes naturels.
4.11 Exemples de séismes
Les séismes sont définis et décrits dans le chapitre 5. Nous donnerons ici simplement
quelques exemples de tremblements de terre associés à la tectonique des plaques.
• Décrochement : le nord de la Turquie a été touché par deux séismes en 1999, liés
à la faille nord-anatolienne : à Izmit en août (magnitude 7,6, 17 188 morts), et à
Düzce en novembre (magnitude 7,2, 894 morts). Aux Etats-Unis, c'est la faille
de San Andréas qui a été la cause du tremblement de terre de San Francisco en
1906 (magnitude 7, 3 000 morts, plus de 200 000 sans-abris, grands incendies).
Ces deux failles font craindre l’occurrence de nouveaux séismes destructeurs à
Istanbul, San Francisco et Los Angeles étant donné la longue période de latence
depuis le dernier gros séisme.
• Extension : Des séismes très fréquents et superficiels ont lieu au niveau des
dorsales océaniques, mais il y a rarement de vulnérabilité (excepté par exemple en
Islande) et donc de risque. Ce qui n’est pas le cas pour les fossés d’effondrement,
comme l’a illustré dramatiquement le séisme de 2009 à Aquila (Italie centrale),
d'une magnitude de 6,3, suivi de multiples répliques. Il provoqua 300 morts,
détruisit de nombreux bâtiments, et fit plus de 10 000 sans-abris. Ces séismes
sont liés à l'ouverture du bassin Tyrrhénien suite à l’extension entre le bloc
Corse-Sardaigne et l’Italie plus rapide que la convergence entre les plaques
Eurasie et Afrique.
• La subduction océanique cause la plupart des séismes (figure 8.20), notamment
ceux de magnitude forte, sur le pourtour du Pacifique notamment en 1995 à
Kobe (Japon, magnitude 6,9, 5 502 morts) ou en 2015 au Chili (magnitude 8,3,
1 million de personnes évacuées suite à l’alerte tsunami) ; mais pas seulement
comme en 2010 à Haiti (magnitude 7,3, et répliques, 280 000 morts).
• La collision peut provoquer des tremblements de terre puissants et destructeurs,
par exemple en avril 2015 au Népal (magnitude 7,9, 9 000 morts).
Les aléas induits directement par un séisme sont :
les failles : visibles dans les escarpements ou les déplacements horizontaux
et les brèches formées ;
— les secousses, affectant notamment les bâtiments ;
les répliques : séismes d amplitude décroissante (en général), dans les heures,
jours et semaines qui suivent la secousse majeure.
Les séismes peuvent aussi provoquer des risques couplés : tsunami, glissements de
terrain, liquéfaction d un sol meuble et gorgé d’eau (provoqué par l’accélération
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