PARTIE 3 | Les grands ensembles géologiques
mesurer l’absence de déformation ? et les vitesses relatives entre points appartenant
à des plaques différentes sont-elles cohérentes avec les vitesses de la tectonique
des plaques ? En principe, on pourrait ainsi vérifier le domaine de validité et d’incertitudes de la théorie.
2.3.1 L’interférométrie VLBI
La première technique utilisée est une technique d’interférométrie née en 1967,
dite VLBI (Very Long Baseline Interferometry), entre des signaux astronomiques
dans le domaine des ondes radio. Deux antennes distantes reçoivent des signaux
identiques, ainsi on peut mesurer précisément la distance qui les sépare (figure 8.14).
Avec de tels enregistrements sur plusieurs années, il est possible d’estimer la vitesse
de rapprochement ou d’éloignement entre les antennes VLBI. Le nombre de ces
antennes reste assez faible sur Terre. Pour autant, de premiers résultats ont été
obtenus dès le début des années 1980. Ceux-ci montraient pour la plupart un bon
accord avec les prédictions de la tectonique des plaques.
Figure 8.14
Schéma du principe
de détermination
du déplacement
tectonique par VLBI.
2.3.2 Le positionnement par satellite
La révolution arrive avec les satellites et notamment le GPS (Global Positioning
System, complètement opérationnel en 1993). Ce système de géolocalisation fonctionne grâce à :
1. un segment de contrôle sur Terre, composé de plusieurs bases aux États-Unis ;
2. un segment spatial qui est composé aujourd’hui de 34 satellites ;
3. un segment utilisateur qui correspond à des récepteurs (il n’y a pas d’émission
de signal).
Grâce à cette grille, il est devenu possible de mesurer avec une précision inférieure
au centimètre les déplacements des points équipés de base de réception (figure 8.15).
Depuis les années 2000, les données se sont accumulées et ont permis d’estimer
192
Précédent

- 207/456

Suivant