PARTIE 3 | Les grands ensembles géologiques
2. déterminer le pôle d’Euler pour chaque déplacement de plaque ,
3. déterminer l’angle de rotation effectuée par chaque plaque.
2.2.1 Identifier les plaques rigides
Pour identifier les plaques rigides, on débute avec les tremblements de terre dont la
distribution indique les zones de déformation active, donc les limites des plaques. À
partir de cela, deux problèmes peuvent subsister, du fait de la trop grande simplicité
de l’approximation de plaques : parfois des zones de déformation sont diffuses et
leur largeur est de l’ordre de la taille d’une plaque (comme pour la limite actuelle
entre l’Asie et l’Inde qui est matérialisée par l’Himalaya) ; parfois il manque des
informations permettant de déterminer une limite de plaque (lorsque la déformation
est trop faible par exemple). Malgré tout, des modèles du puzzle tectonique ont été
réalisés, depuis Xavier Le Pichon en 1968 avec une dizaine de plaques, jusqu’à
Peter Bird en 2003 avec plus de 50 plaques (figure 8.10).
des plaques
tectoniques à la
surface de la Terre.
Figure 8.10
■ Xavier Le Pichon
est un scientifique français ayant terminé sa
carrière au Collège de
France. Dès la fin des
années 1950, il s'intéresse à l’exploration
des fonds marins. Il
devient l'un des pionniers de la tectonique
des plaques en proposant le premier modèle
quantitatif global en
1968.
2.2.2 Déterminer les pôles d’Euler
Il est possible de déterminer les pôles d’Euler à partir des failles transformantes,
comme l'avait montré Morgan. Celles-ci s’alignent sur de petits cercles (des cercles
dont le centre est situé sur l’axe d’Euler et dont les rayons lui sont perpendiculaires
- figure 8.11 ). En utilisant plusieurs failles transformantes pour identifier la rotation
décrivant le mouvement relatif entre deux plaques, la position d’un pôle d’Euler
peut être proposée. En théorie, une seule faille suffirait, mais plusieurs permettent
une meilleure estimation.
2.2.3 Déterminer l’angle de rotation
Pour évaluer I angle de la rotation, il faut une indication de la position de la plaque
dans le passé. Les données les plus utilisées sont les bandes d’anomalies magnétiques. qui permettent de mesurer les distances parcourues et donc la valeur
des rotations à réaliser pour délimiter un morceau de bassin océanique. De proche
en proche, on peut ainsi remonter dans le temps et reconstruire l’ouverture d’un
océan comme 1 Atlantique, depuis 200 millions d’années (âge des plus vieilles
roches océaniques).
188
2. déterminer le pôle d’Euler pour chaque déplacement de plaque ,
3. déterminer l’angle de rotation effectuée par chaque plaque.
2.2.1 Identifier les plaques rigides
Pour identifier les plaques rigides, on débute avec les tremblements de terre dont la
distribution indique les zones de déformation active, donc les limites des plaques. À
partir de cela, deux problèmes peuvent subsister, du fait de la trop grande simplicité
de l’approximation de plaques : parfois des zones de déformation sont diffuses et
leur largeur est de l’ordre de la taille d’une plaque (comme pour la limite actuelle
entre l’Asie et l’Inde qui est matérialisée par l’Himalaya) ; parfois il manque des
informations permettant de déterminer une limite de plaque (lorsque la déformation
est trop faible par exemple). Malgré tout, des modèles du puzzle tectonique ont été
réalisés, depuis Xavier Le Pichon en 1968 avec une dizaine de plaques, jusqu’à
Peter Bird en 2003 avec plus de 50 plaques (figure 8.10).
des plaques
tectoniques à la
surface de la Terre.
Figure 8.10
■ Xavier Le Pichon
est un scientifique français ayant terminé sa
carrière au Collège de
France. Dès la fin des
années 1950, il s'intéresse à l’exploration
des fonds marins. Il
devient l'un des pionniers de la tectonique
des plaques en proposant le premier modèle
quantitatif global en
1968.
2.2.2 Déterminer les pôles d’Euler
Il est possible de déterminer les pôles d’Euler à partir des failles transformantes,
comme l'avait montré Morgan. Celles-ci s’alignent sur de petits cercles (des cercles
dont le centre est situé sur l’axe d’Euler et dont les rayons lui sont perpendiculaires
- figure 8.11 ). En utilisant plusieurs failles transformantes pour identifier la rotation
décrivant le mouvement relatif entre deux plaques, la position d’un pôle d’Euler
peut être proposée. En théorie, une seule faille suffirait, mais plusieurs permettent
une meilleure estimation.
2.2.3 Déterminer l’angle de rotation
Pour évaluer I angle de la rotation, il faut une indication de la position de la plaque
dans le passé. Les données les plus utilisées sont les bandes d’anomalies magnétiques. qui permettent de mesurer les distances parcourues et donc la valeur
des rotations à réaliser pour délimiter un morceau de bassin océanique. De proche
en proche, on peut ainsi remonter dans le temps et reconstruire l’ouverture d’un
océan comme 1 Atlantique, depuis 200 millions d’années (âge des plus vieilles
roches océaniques).
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