PARTIE 2 | La Terre interne actuelle
H Comment accéder à la structure interne
de la Terre
Aller voir ce qu’il y a sous nos pas reste un rêve qui n’est accessible qu’à l’imagination de Jules Verne ou d’autres artistes. C’est un réel défi d’obtenir des informations
sur les 12 800 km qui séparent deux points diamétralement opposés sur le globe.
Cette section donne un aperçu de l’évolution des idées sur la structure interne de
la Terre et des méthodes qui ont permis d’en percer certains secrets.
1.1| Un peu d’histoire
Avant les débuts des sciences modernes au xvne siècle en Occident, établir une
structure interne du globe était une question métaphysique plus que scientifique,
les observations étant réduites au minimum. Les Grecs de l’Antiquité avaient une
vision intégrée de la Terre, de l’espace et du monde des idées. Ils imaginaient
une structure en coquilles, avec par exemple un cœur rocheux, surmonté d’une
coquille d’air, puis de fluide et de feu (figure 5.1). Les vents seraient venus du
cœur de la planète, produisant les tremblements de terre et les volcans. Certains
philosophes ont construit ensuite des représentations basées sur la théologie avec
des entrailles de feu pour la planète qui rappellerait les enfers, ou bien sur des
observations de l’espace, faisant du cœur de la Terre un soleil qui se serait éteint.
Du côté de la Chine, l’intérieur de la Terre aurait abrité le DiYu, un labyrinthe
d’enfer contrôlé par le roi YanLuo, parfois appelé aussi Yama.
Figure 5.1
Représentation
de la structure de
l’Univers par Aristote.
La decouverte du magnétisme et de ses variations a guidé certains scientifiques à
partir du xyne siècle vers l'idée de l’existence d’un noyau aimanté. Même si cette
idée se révélera fausse, elle introduit la possibilité d’un alliage métallique formant le
cœur de la planète. Les géologues du xvme et du xixe siècle utilisaient les réflexions
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H Comment accéder à la structure interne
de la Terre
Aller voir ce qu’il y a sous nos pas reste un rêve qui n’est accessible qu’à l’imagination de Jules Verne ou d’autres artistes. C’est un réel défi d’obtenir des informations
sur les 12 800 km qui séparent deux points diamétralement opposés sur le globe.
Cette section donne un aperçu de l’évolution des idées sur la structure interne de
la Terre et des méthodes qui ont permis d’en percer certains secrets.
1.1| Un peu d’histoire
Avant les débuts des sciences modernes au xvne siècle en Occident, établir une
structure interne du globe était une question métaphysique plus que scientifique,
les observations étant réduites au minimum. Les Grecs de l’Antiquité avaient une
vision intégrée de la Terre, de l’espace et du monde des idées. Ils imaginaient
une structure en coquilles, avec par exemple un cœur rocheux, surmonté d’une
coquille d’air, puis de fluide et de feu (figure 5.1). Les vents seraient venus du
cœur de la planète, produisant les tremblements de terre et les volcans. Certains
philosophes ont construit ensuite des représentations basées sur la théologie avec
des entrailles de feu pour la planète qui rappellerait les enfers, ou bien sur des
observations de l’espace, faisant du cœur de la Terre un soleil qui se serait éteint.
Du côté de la Chine, l’intérieur de la Terre aurait abrité le DiYu, un labyrinthe
d’enfer contrôlé par le roi YanLuo, parfois appelé aussi Yama.
Figure 5.1
Représentation
de la structure de
l’Univers par Aristote.
La decouverte du magnétisme et de ses variations a guidé certains scientifiques à
partir du xyne siècle vers l'idée de l’existence d’un noyau aimanté. Même si cette
idée se révélera fausse, elle introduit la possibilité d’un alliage métallique formant le
cœur de la planète. Les géologues du xvme et du xixe siècle utilisaient les réflexions
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