diverses complications dans les organes vitaux.
Le Plasmodium est transmis par un groupe particulier de Moustiques qui passent précisément
une partie de leur vie dans les marécages.
Le cycle commence au moment où une femelle de Moustique infectée, appartenant au genre
Anopheles, pique un Homme et lui injecte, en
même temps que sa salive, les germes du Plasmodium malariae qui sont au stade de sporozoïtes
(il convient de préciser que seules les femelles
adultes de l’Anophèle sont hématophages). Les
sporozoïtes s’introduisent dans les premiers globules rouges qu’ils rencontrent, y grossissent et
s’y transforment en schizontes de forme amiboïde; ces derniers s’accroissent et engendrent, par
division, de 6 à 12 schizozoïtes. Puis, le globule
rouge éclate et libère son contenu dans le courant
sanguin. Les schizozoïtes envahissent alors de nouveaux globules rouges, répandant ainsi l’infection.
La sudation et l’abaissement de la température
correspondent à l’invasion de nouveaux globules
rouges; quant aux accès de fièvre, ils sont provoqués par la libération des schizozoïtes. Suivant
la durée du cycle schizogonique de l’espèce à laquelle appartient le Plasmodium, les libérations
de schizozoïtes sont plus ou moins fréquentes: toutes les 24 heures pour Plasmodium falciparum,
agent de la fièvre pernicieuse, toutes les 48 heures pour Plasmodium vivax (fièvre tierce); et toutes les 72 heures pour Plasmodium malariae (fièvre quarte).
Le cycle schizogonique dure de 8 à 10 jours
à la fin desquels apparaissent des individus particuliers de forme semi-lunaire. A ce moment, pour
que puisse s’accomplir la reproduction sexuée,
les parasites doivent passer dans l’estomac d’un
Anophèle, ou seuls les individus générateurs de
gamètes ne seront pas digérés. Certains de ceux-ci
s’arrondissent et deviennent des gamètes femelles;
d’autres émettent, à leur périphérie, un certain
nombre de gamètes mâles, en forme de petits
"serpents”, qui se détachent et vont féconder les
gamètes femelles. L’oeuf, ou zygote, est alors formé. Il traverse la paroi intestinale, et, dans la
tunique musculaire de celle-ci, il s’enveloppe d’une
fine membrane et se divise un grand nombre de
fois en donnant naissance aux sporozoïtes. Quand
la capsule se rompt, les sporozoïtes se portent
dans les glandes salivaires de l’insecte d’où ils
peuvent passer dans le sang de l’Homme après
piqûre.
Les représentants de l’ordre des Grégarines
sont aussi des animaux parasites, mais, contrairement aux Coccidies et aux Hémosporidies, ils
ne sont pas endocellulaires, sauf pendant le tout
premier stade de leur cycle (trophozoïte). Ils se
trouvent presque uniquement chez les Arthropodes et les Annélides, et passent la plus grande partie de leur vie dans le tube intestinal, libres où
fixés aux parois, dans les vaisseaux sanguins et
dans le coelome.
Nous signalerons Gregarina blattarum, parasite
de l’intestin des Blattes.
Les Cnidosporidies
Les Cnidosporidies forment une classe très hétérogène; on tend d’ailleurs de plus en plus à
les séparer des Protozoaires, car ces organismes
comportent de nombreux noyaux. Parmi plusieurs
ordres très différents, nous ne retiendrons que les
En haut: une "couronne d’épines”, Radiolaire d’une grande beauté. Au milieu: ”Lynchosphaera regina”, Protozoaire qui se trouve dans les eaux superficielles de l’Océan
pacifique. En bas: "Actissa princeps”, Radiolaire microscopique dont la structure n’est
pas moins belle que celle des deux précédents.
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Le Plasmodium est transmis par un groupe particulier de Moustiques qui passent précisément
une partie de leur vie dans les marécages.
Le cycle commence au moment où une femelle de Moustique infectée, appartenant au genre
Anopheles, pique un Homme et lui injecte, en
même temps que sa salive, les germes du Plasmodium malariae qui sont au stade de sporozoïtes
(il convient de préciser que seules les femelles
adultes de l’Anophèle sont hématophages). Les
sporozoïtes s’introduisent dans les premiers globules rouges qu’ils rencontrent, y grossissent et
s’y transforment en schizontes de forme amiboïde; ces derniers s’accroissent et engendrent, par
division, de 6 à 12 schizozoïtes. Puis, le globule
rouge éclate et libère son contenu dans le courant
sanguin. Les schizozoïtes envahissent alors de nouveaux globules rouges, répandant ainsi l’infection.
La sudation et l’abaissement de la température
correspondent à l’invasion de nouveaux globules
rouges; quant aux accès de fièvre, ils sont provoqués par la libération des schizozoïtes. Suivant
la durée du cycle schizogonique de l’espèce à laquelle appartient le Plasmodium, les libérations
de schizozoïtes sont plus ou moins fréquentes: toutes les 24 heures pour Plasmodium falciparum,
agent de la fièvre pernicieuse, toutes les 48 heures pour Plasmodium vivax (fièvre tierce); et toutes les 72 heures pour Plasmodium malariae (fièvre quarte).
Le cycle schizogonique dure de 8 à 10 jours
à la fin desquels apparaissent des individus particuliers de forme semi-lunaire. A ce moment, pour
que puisse s’accomplir la reproduction sexuée,
les parasites doivent passer dans l’estomac d’un
Anophèle, ou seuls les individus générateurs de
gamètes ne seront pas digérés. Certains de ceux-ci
s’arrondissent et deviennent des gamètes femelles;
d’autres émettent, à leur périphérie, un certain
nombre de gamètes mâles, en forme de petits
"serpents”, qui se détachent et vont féconder les
gamètes femelles. L’oeuf, ou zygote, est alors formé. Il traverse la paroi intestinale, et, dans la
tunique musculaire de celle-ci, il s’enveloppe d’une
fine membrane et se divise un grand nombre de
fois en donnant naissance aux sporozoïtes. Quand
la capsule se rompt, les sporozoïtes se portent
dans les glandes salivaires de l’insecte d’où ils
peuvent passer dans le sang de l’Homme après
piqûre.
Les représentants de l’ordre des Grégarines
sont aussi des animaux parasites, mais, contrairement aux Coccidies et aux Hémosporidies, ils
ne sont pas endocellulaires, sauf pendant le tout
premier stade de leur cycle (trophozoïte). Ils se
trouvent presque uniquement chez les Arthropodes et les Annélides, et passent la plus grande partie de leur vie dans le tube intestinal, libres où
fixés aux parois, dans les vaisseaux sanguins et
dans le coelome.
Nous signalerons Gregarina blattarum, parasite
de l’intestin des Blattes.
Les Cnidosporidies
Les Cnidosporidies forment une classe très hétérogène; on tend d’ailleurs de plus en plus à
les séparer des Protozoaires, car ces organismes
comportent de nombreux noyaux. Parmi plusieurs
ordres très différents, nous ne retiendrons que les
En haut: une "couronne d’épines”, Radiolaire d’une grande beauté. Au milieu: ”Lynchosphaera regina”, Protozoaire qui se trouve dans les eaux superficielles de l’Océan
pacifique. En bas: "Actissa princeps”, Radiolaire microscopique dont la structure n’est
pas moins belle que celle des deux précédents.
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