En haut: petites Méduses du genre "Obelia”, vues de dessus. Au-dessous: jeune ”Gonionemus murbachi”, intéressant Hydrozoaire qu’on trouve dans les eaux de 1 Atlantique.
l’animal de se mouvoir dans tous les sens en
dépit de sa structure primitive. Entre les deux
feuillets existe un réseau de cellules nerveuses
relié à des cellules sensorielles dont le rôle n’est
pas encore bien connu mais qui, certainement,
permettent à l’Hydre de réagir aux différentes
excitations. L’Hydre vit accrochée au fond des
étangs ou des mares grâce à une sécrétion gommeuse produite par les cellules de la sole pédieuse;
elle peut, au besoin, se détacher de son support et
se déplacer.
Une particularité véritablement curieuse de
l’Hydre est sa capacité de survivre aux plus graves
mutilations et de régénérer l’organisme entier simplement à partir d’un seul petit fragment. L’Hydre
est également capable de se reproduire aisément
par bourgeonnement. Il est fréquent que les nouveaux individus qui se forment sur le corps d’une
grosse Hydre soient assez nombreux; mais, tôt
ou tard, ils s’en détachent pour mener une vie
indépendante, si bien qu’il n’existe pas de véritables colonies permanentes.
Au contraire, pour nombre d’autres Hydrozoaires, la condition coloniale est exclusive. On
peut alors observer de curieuses colonies en forme
de petits buissons ou de ramures, car tous les individus, qu’ils soient de type Polype ou Méduse,
sont insérés sur un unique stolon tubulaire, plus
ou moins ramifié; ce stolon est creux, car non
seulement il soutient les différents individus de
la colonie, mais il établit aussi une communitation
directe entre toutes les cavités digestives de ceuxci. Ces stolons sont souvent revêtus d’une sorte
de gaine cornée, parfois assez robuste, ou même
calcifiée, qui peut s’interrompre à la base des
Polypes, ou se développer autour d’eux, en les
entourant partiellement d’un étui protecteur.
Les Polypes sont produits le plus souvent par
un bourgeonnement du stolon soit à son sommet
soit sur ses côtés.
Les Méduses ont une forme comparable à celle
des Méduses Acalèphes, mais sont, en général,
beaucoup plus petites; les exemplaires les plus
grands ne dépassent pas cinq centimètres de diamètre, et il en existe qui sont presque invisibles.
Elles ont, elles aussi, une ombrelle concave par
dessous, et convexe au-dessus, un manubrium buccal et une cavité digestive ramifiée. Partant du
bord latéral de l’ombrelle, pour aller dans la direction du manubrium, on voit s’étendre une lame
incomplète formée d’un repli de l’ectoderme. Cette
formation laminaire prend le nom de voile, et on
sait que sa présence fait donner aux Méduses qui
en sont pourvues le nom de Méduses craspédotes,
par opposition aux Méduses Acalèphes qui, n’ayant
pas de voile, sont dites acraspédotes. Si le voile
se contracte, la cavité existant entre celui-ci et
l’ombrelle se trouve réduite, et l’eau qu’elle contient, passant autour du manubrium, est expulsée
à l’extérieur. Il en résulte une sorte de propulsion
à réaction, permettant aux Méduses de se déplacer
par bonds.
Il est certes impossible de décrire ici en détail
les différents Hydrozoaires, leurs colonies et leurs
cycles de reproduction particuliers.
Nous dirons cependant quelques mots des Siphonophores, qui sont tous marins et pélagiques,
et constituent des colonies extrêmement polymorphes, comprenant aussi bien des individus du type
Polype que des individus du type Méduse; d’autres sont plus ou moins modifiés suivant la fonction qu’ils assurent; tous sont fixés sur un support
de forme allongée et arrondie.
510
l’animal de se mouvoir dans tous les sens en
dépit de sa structure primitive. Entre les deux
feuillets existe un réseau de cellules nerveuses
relié à des cellules sensorielles dont le rôle n’est
pas encore bien connu mais qui, certainement,
permettent à l’Hydre de réagir aux différentes
excitations. L’Hydre vit accrochée au fond des
étangs ou des mares grâce à une sécrétion gommeuse produite par les cellules de la sole pédieuse;
elle peut, au besoin, se détacher de son support et
se déplacer.
Une particularité véritablement curieuse de
l’Hydre est sa capacité de survivre aux plus graves
mutilations et de régénérer l’organisme entier simplement à partir d’un seul petit fragment. L’Hydre
est également capable de se reproduire aisément
par bourgeonnement. Il est fréquent que les nouveaux individus qui se forment sur le corps d’une
grosse Hydre soient assez nombreux; mais, tôt
ou tard, ils s’en détachent pour mener une vie
indépendante, si bien qu’il n’existe pas de véritables colonies permanentes.
Au contraire, pour nombre d’autres Hydrozoaires, la condition coloniale est exclusive. On
peut alors observer de curieuses colonies en forme
de petits buissons ou de ramures, car tous les individus, qu’ils soient de type Polype ou Méduse,
sont insérés sur un unique stolon tubulaire, plus
ou moins ramifié; ce stolon est creux, car non
seulement il soutient les différents individus de
la colonie, mais il établit aussi une communitation
directe entre toutes les cavités digestives de ceuxci. Ces stolons sont souvent revêtus d’une sorte
de gaine cornée, parfois assez robuste, ou même
calcifiée, qui peut s’interrompre à la base des
Polypes, ou se développer autour d’eux, en les
entourant partiellement d’un étui protecteur.
Les Polypes sont produits le plus souvent par
un bourgeonnement du stolon soit à son sommet
soit sur ses côtés.
Les Méduses ont une forme comparable à celle
des Méduses Acalèphes, mais sont, en général,
beaucoup plus petites; les exemplaires les plus
grands ne dépassent pas cinq centimètres de diamètre, et il en existe qui sont presque invisibles.
Elles ont, elles aussi, une ombrelle concave par
dessous, et convexe au-dessus, un manubrium buccal et une cavité digestive ramifiée. Partant du
bord latéral de l’ombrelle, pour aller dans la direction du manubrium, on voit s’étendre une lame
incomplète formée d’un repli de l’ectoderme. Cette
formation laminaire prend le nom de voile, et on
sait que sa présence fait donner aux Méduses qui
en sont pourvues le nom de Méduses craspédotes,
par opposition aux Méduses Acalèphes qui, n’ayant
pas de voile, sont dites acraspédotes. Si le voile
se contracte, la cavité existant entre celui-ci et
l’ombrelle se trouve réduite, et l’eau qu’elle contient, passant autour du manubrium, est expulsée
à l’extérieur. Il en résulte une sorte de propulsion
à réaction, permettant aux Méduses de se déplacer
par bonds.
Il est certes impossible de décrire ici en détail
les différents Hydrozoaires, leurs colonies et leurs
cycles de reproduction particuliers.
Nous dirons cependant quelques mots des Siphonophores, qui sont tous marins et pélagiques,
et constituent des colonies extrêmement polymorphes, comprenant aussi bien des individus du type
Polype que des individus du type Méduse; d’autres sont plus ou moins modifiés suivant la fonction qu’ils assurent; tous sont fixés sur un support
de forme allongée et arrondie.
510
