La classe des Monoplacophores
Neopilina galatheae a été pendant plusieurs
années l’unique espèce vivante que l’on connût
des Monoplacophores, nouvelle classe qu’il a fallu
créer pour placer correctement cet être bizarre
parmi les Mollusques. Mais, actuellement, on connaît une autre espèce: Neopilina ewingi.
Par leur aspect extérieur, ces animaux rappellent les Patelles; mais un examen plus approfondi
les montre comparables aux Chitons, c’est-à-dire
aux plus typiques représentants des Polyplacophores. Ils se différencient toutefois très nettement
de ces derniers car leur coquille est faite d’une
seule pièce. Ils sont aussi de petites dimensions:
la coquille du plus grand exemplaire ne mesure
pas plus de 35 millimètres de large et est à peine
plus longue. Le pied des Neopilina est plat, et
rappelle beaucoup celui des Chitons; sur le rebord
inférieur de la coquille, entre le pied et le manteau, il existe un sillon palléal, dans lequel se
trouvent cinq paires de branchies. La bouche, placée antérieurement, est munie d’une radula; l’anus
s’ouvre postérieurement. L’aspect extérieur des
Néopilines ne présente aucun caractère singulier
justifiant la création d’une classe nouvelle; mais
leur anatomie interne est tellement extraordinaire
qu’elle a permis aux zoologistes de combler, au
moins en partie, la distance qui sépare les grands
types des Mollusques, des Annélides et des Arthropodes. Ep effet la structure interne des Neopilina est typiquement métamérique, caractère qui
n’existe chez aucun autre Mollusque et qui représente au contraire la règle, aussi bien chez les
Annélides que chez les Arthropodes.
En haut: Groupe de Cyprées, coquilles auxquelles leur brillant et leurs vives couleurs donnent l’aspect de la porcelaine; ce sont elles qu’on porte à l’oreille pour
"entendre le bruit de la mer”. En bas: Polyplacophore du genre ”Chiton”. Sa carapace,
faite de plaques mobiles, lui permet de se rouler en boule lorsqu’il est dérangé ou
se sent en danger. Dans cette posture, il est à peu près invulnérable.
469
Neopilina galatheae a été pendant plusieurs
années l’unique espèce vivante que l’on connût
des Monoplacophores, nouvelle classe qu’il a fallu
créer pour placer correctement cet être bizarre
parmi les Mollusques. Mais, actuellement, on connaît une autre espèce: Neopilina ewingi.
Par leur aspect extérieur, ces animaux rappellent les Patelles; mais un examen plus approfondi
les montre comparables aux Chitons, c’est-à-dire
aux plus typiques représentants des Polyplacophores. Ils se différencient toutefois très nettement
de ces derniers car leur coquille est faite d’une
seule pièce. Ils sont aussi de petites dimensions:
la coquille du plus grand exemplaire ne mesure
pas plus de 35 millimètres de large et est à peine
plus longue. Le pied des Neopilina est plat, et
rappelle beaucoup celui des Chitons; sur le rebord
inférieur de la coquille, entre le pied et le manteau, il existe un sillon palléal, dans lequel se
trouvent cinq paires de branchies. La bouche, placée antérieurement, est munie d’une radula; l’anus
s’ouvre postérieurement. L’aspect extérieur des
Néopilines ne présente aucun caractère singulier
justifiant la création d’une classe nouvelle; mais
leur anatomie interne est tellement extraordinaire
qu’elle a permis aux zoologistes de combler, au
moins en partie, la distance qui sépare les grands
types des Mollusques, des Annélides et des Arthropodes. Ep effet la structure interne des Neopilina est typiquement métamérique, caractère qui
n’existe chez aucun autre Mollusque et qui représente au contraire la règle, aussi bien chez les
Annélides que chez les Arthropodes.
En haut: Groupe de Cyprées, coquilles auxquelles leur brillant et leurs vives couleurs donnent l’aspect de la porcelaine; ce sont elles qu’on porte à l’oreille pour
"entendre le bruit de la mer”. En bas: Polyplacophore du genre ”Chiton”. Sa carapace,
faite de plaques mobiles, lui permet de se rouler en boule lorsqu’il est dérangé ou
se sent en danger. Dans cette posture, il est à peu près invulnérable.
469
