gones suivant que leur poumon est rempli d’air
ou d’eau. Les premiers doivent de temps en temps
remonter en surface pour renouveler leur provision d’oxygène, les autres utilisent directement
l’oxygène dissous dans l’eau.
Le système nerveux est certainement l’un des
complexes qui présentent le plus de variations
chez les différents Gastéropodes; il se compose
essentiellement d’une paire de ganglions cérébrcïdes unis le plus souvent par une commissure
passant au-dessus de l’oesophage. D’une manière
générale, des ganglions cérébroïdes partent des connectifs dirigés longitudinalement et aboutissant à
une paire de ganglions pédieux situés vers la partie
antérieure du pied et à une autre paire de ganglions pleuraux. De ces ganglions partent deux
connectifs aboutissant aux ganglions viscéraux.
Les deux ganglions d’une même paire peuvent
être unis entre eux par des commissures.
L’appareil excréteur se compose primitivement
de deux reins, formés de nombreux petits tubes
ou de nombreuses chambrettes s’ouvrant d’un
côté dans la cavité péricardique, et débouchant
à l’extérieur dans la cavité palléale, soit directement, soit par l’intermédiaire d’un canal collecteur commun. Les reins, eux aussi, sont généralement soumis à des phénomènes de réduction à
la suite desquels c’est le rein gauche qui est le
plus souvent atteint; il peut même faire complètement défaut.
Presque tous les Gastéropodes Prosobranches
sont à sexes séparés (gonochoriques) ; les Opisthobranches et les Pulmonés sont hermaphrodites.
L’autofécondation, c’est-à-dire la fécondation des
œufs par des spermatozoïdes provenant du même
individu est un phénomène extrêmement rare,
bien que les éléments reproducteurs mâles et
femelles mûrissent simultanément. Habituellement,
la fécondation est croisée, chaque individu fécondant l’autre au cours de l’accouplement. Dans les
formes hermaphrodites, l’appareil reproducteur est
assez volumineux et complexe; dans ses grandes
lignes, il comporte une glande sexuelle hermaphrodite, un conduit qui en part dans lequel
se déversent non seulement les cellules génitales,
mais encore le produit fourni par une glande
annexe, la glande albumineuse, dont la sécrétion
entoure les œufs. Ensuite, le conduit génital peut
être soit impair, soit partiellement dédoublé, soit
entièrement double, c’est-à-dire qu’il existe un
oviducte et un spermiducte. L’orifice génital lui
aussi peut être simple ou double, et sa position
est assez variable. Il existe en outre un organe
copulateur bien développé, ainsi qu’un dard calcaire, dont le rôle est de retenir l’autre individu
au cours de l’accouplement.
Le développement des œufs est direct chez les
formes terrestres et chez celles qui vivent en eau
douce; par contre, dans presque toutes les formes
marines, l’œuf fécondé donne tout d’abord naissance à une petite larve, connue sous le nom
de trochophore, que nous avons déjà décrite, et
dont nous reparlerons à propos des Annélides.
L’évolution ultérieure de la trochophore lui fait
atteindre le stade larve véligère, beaucoup plus
complexe et au cours duquel se produisent tous
les phénomènes de torsion et de détorsion que
nous avens décrits et qui déterminent l’asymétrie
des adultes.
Presque tous les Gastéropodes mènent une vie
libre; le nombre des espèces parasites est très
réduit; beaucoup d’entre eux sont marins et peuvent vivre à de grandes profondeurs, à plus de
Un Escargot dont la coquille est bizarrement velue. Aux approches de l’hiver, les
Escargots se pelotonnent dans leur coquille, s’y cachent, et en ferment l’ouverture
avec l’épiphragme. Ces Mollusques hibernent ainsi dans des conditions parfaites.
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ou d’eau. Les premiers doivent de temps en temps
remonter en surface pour renouveler leur provision d’oxygène, les autres utilisent directement
l’oxygène dissous dans l’eau.
Le système nerveux est certainement l’un des
complexes qui présentent le plus de variations
chez les différents Gastéropodes; il se compose
essentiellement d’une paire de ganglions cérébrcïdes unis le plus souvent par une commissure
passant au-dessus de l’oesophage. D’une manière
générale, des ganglions cérébroïdes partent des connectifs dirigés longitudinalement et aboutissant à
une paire de ganglions pédieux situés vers la partie
antérieure du pied et à une autre paire de ganglions pleuraux. De ces ganglions partent deux
connectifs aboutissant aux ganglions viscéraux.
Les deux ganglions d’une même paire peuvent
être unis entre eux par des commissures.
L’appareil excréteur se compose primitivement
de deux reins, formés de nombreux petits tubes
ou de nombreuses chambrettes s’ouvrant d’un
côté dans la cavité péricardique, et débouchant
à l’extérieur dans la cavité palléale, soit directement, soit par l’intermédiaire d’un canal collecteur commun. Les reins, eux aussi, sont généralement soumis à des phénomènes de réduction à
la suite desquels c’est le rein gauche qui est le
plus souvent atteint; il peut même faire complètement défaut.
Presque tous les Gastéropodes Prosobranches
sont à sexes séparés (gonochoriques) ; les Opisthobranches et les Pulmonés sont hermaphrodites.
L’autofécondation, c’est-à-dire la fécondation des
œufs par des spermatozoïdes provenant du même
individu est un phénomène extrêmement rare,
bien que les éléments reproducteurs mâles et
femelles mûrissent simultanément. Habituellement,
la fécondation est croisée, chaque individu fécondant l’autre au cours de l’accouplement. Dans les
formes hermaphrodites, l’appareil reproducteur est
assez volumineux et complexe; dans ses grandes
lignes, il comporte une glande sexuelle hermaphrodite, un conduit qui en part dans lequel
se déversent non seulement les cellules génitales,
mais encore le produit fourni par une glande
annexe, la glande albumineuse, dont la sécrétion
entoure les œufs. Ensuite, le conduit génital peut
être soit impair, soit partiellement dédoublé, soit
entièrement double, c’est-à-dire qu’il existe un
oviducte et un spermiducte. L’orifice génital lui
aussi peut être simple ou double, et sa position
est assez variable. Il existe en outre un organe
copulateur bien développé, ainsi qu’un dard calcaire, dont le rôle est de retenir l’autre individu
au cours de l’accouplement.
Le développement des œufs est direct chez les
formes terrestres et chez celles qui vivent en eau
douce; par contre, dans presque toutes les formes
marines, l’œuf fécondé donne tout d’abord naissance à une petite larve, connue sous le nom
de trochophore, que nous avons déjà décrite, et
dont nous reparlerons à propos des Annélides.
L’évolution ultérieure de la trochophore lui fait
atteindre le stade larve véligère, beaucoup plus
complexe et au cours duquel se produisent tous
les phénomènes de torsion et de détorsion que
nous avens décrits et qui déterminent l’asymétrie
des adultes.
Presque tous les Gastéropodes mènent une vie
libre; le nombre des espèces parasites est très
réduit; beaucoup d’entre eux sont marins et peuvent vivre à de grandes profondeurs, à plus de
Un Escargot dont la coquille est bizarrement velue. Aux approches de l’hiver, les
Escargots se pelotonnent dans leur coquille, s’y cachent, et en ferment l’ouverture
avec l’épiphragme. Ces Mollusques hibernent ainsi dans des conditions parfaites.
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