”Helix aspersa”, Escargot bien connu (Petit Gris) qu’on trouve fréquemment dès
qu’il a plu, lorsque l’herbe est trempée de gouttelettes et l’atmosphère saturée d’humidité.
d’un côté, une réduction de la taille des organes
situés de ce côté: ainsi pour les individus dextres,
ce sont les organes du côté gauche qui s’atrophient;
il en résulte que l’étude anatomique de l’adulte
devient parfois difficile à suivre.
La réduction des organes d’un des deux côtés,
liée au processus de torsion, peut provoquer la
disparition d’une des deux branchies, ou cténidies,
et d’une des deux oreillettes du cœur; c’est pourquoi on peut diviser les Gastéropodes en Monotocardes et Diotocardes. Les premiers ne possèdent
qu’une oreillette alors que les seconds en ont deux.
On doit ajouter aussi les Hétérocardes qui n’ont
qu’une oreillette mais parfois deux branchies. D’autre part, si l’on s’appuie sur la disposition de leurs
centres nerveux, les Gastéropodes se divisent en
Streptoneures, lorsque le système nerveux est
croisé par suite de la torsion, et Euthyneures, lorsque le croisement a disparu après une détorsion
secondaire. Le caractère secondaire de cette détorsion est vérifié par le fait qu’il existe des
Euthyneures Monotocardes; or on sait précisément
que la réduction du nombre des oreillettes est une
conséquence de la torsion. Par conséquent, chez
les Gastéropodes Euthyneures, le processus primitif d’enroulement a été suivi d’un processus
de déroulement, lequel, s’il a rétabli la topographie première des connectifs nerveux, n’a cependant plus modifié la disposition de certains
organes. Une autre conséquence de ces deux processus opposés est que les cténidies se trouvent,
par rapport au cœur, soit dans une position antérieure, soit en arrière. Ces deux caractères permettent de distinguer les Gastéropodes Prosobranches dont les branchies sont en avant du
cœur, et les Opisthobranches chez lesquels les
branchies sont en arrière du cœur. Ce sont d’ailleurs ces caractères que nous retiendrons dans la
classification que nous avons adoptée et qui nous
permettent de distinguer deux des trois sousclasses de Gastéropodes, la troisième étant celle
des Pulmonés, Mollusques chez lesquels les cténidies font complètement défaut, ces animaux
présentant une respiration pulmonaire.
L’appareil digestif commence au niveau de la
cavité buccale qui peut contenir une trompe rétractile, et où se trouve la radula. Après la bouche,
vient le tube digestif comportant un œsophage,
un estomac et un intestin. Il est fréquent que la
première région de l’œsophage présente un certain élargissement dont la surface interne porte différents replis formant des striures caractéristiques; c’est dans cette région que viennent
déboucher les conduits de deux grosses glandes
salivaires, de dimensions souvent différentes.
Après l’œsophage, le tube digestif s’élargit de
nouveau pour former l’estomac. Dans celui-ci, chez
tous les Gastéropodes, se déverse le contenu d’une
glande extrêmement volumineuse qui occupe
presque toute la partie enroulée en spirale de la
masse viscérale, et qui prend le nom d’hépatopancréas. Chez certains Prosobranches tels que
les Murex et les Pourpres, à proximité de l’ouverture anale, dans le tube digestif, débouche une
glande particulière qui sécrète un liquide incolore: exposé à la lumière, ce liquide devient rapidement rouge; dans l’antiquité, on en faisait abondamment usage comme produit colorant; il était
connu sous le nom de ”pourpre de Tyr”. L’intestin
est assez fin, relativement court et presque rectiligne chez les espèces carnivores, extrêmement
long et contourné chez les espèces herbivores.
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