Ci-dessus: organisation générale d’un Oursin: 1) lanterne d’Aristote (organe masticateur qui entoure l’orifice buccal), 2) intestin, 3) orifice anal, 4) canal hydrophore, 5)
zone ambulacraire, 6) zone interambulacraire, 7) vésicule contractile, 8) glande
sexuelle. Ci-dessous: ”Solaster papposus”, espèce très répandue le long des côtes
anglaises. Les Étoiles de mer peuvent se confondre par mimétisme avec le milieu
ambiant, ou se détacher sur le fond marin par leurs couleurs vives et délicatement
nuancées.
La classe des Astérides
ou Étoiles de mer
Les Étoiles de mer se rangent incontestablement parmi les formes les plus gracieuses des
Échinodermes et, si certaines se confondent par
mimétisme avec le milieu ambiant, d’autres se
détachent nettement sur le fond marin par leurs
couleurs vives ou délicatement nuancées.
Leur corps déprimé, cuirassé de plaques calcaires aux articulations mobiles, a la forme d’une
étoile ou d’un polygone. Dans le premier cas, il
comporte une disque central d’où partent des
bras bien distincts, plus ou moins longs et flexibles. La plupart des Étoiles de mer ont cinq bras;
mais certaines en ont sept ou davantage, le nombre
maximum étant de quarante-cinq.
Les bras sont très rarement subdivisés; ils contiennent les prolongements des viscères et sont
généralement doués d’un grand pouvoir de régénération. Chez certaines espèces un seul bras,
détaché, peut donner un nouvel individu (formes
"comètes”).
Leur face inférieure est parcourue par les
sillons ambulacraires qui partent de la bouche
et se terminent, à l’extrémité, par une plaque
calcaire simple, par une tache oculaire sensible
à la lumière et un tentacule olfactif. Sur les côtés
des sillons ambulacraires, se détachent les podia,
souvent munis de ventouses qui facilitent la locomotion et servent également à la préhension des
aliments.
La bouche s’ouvre sur la face inférieure du
disque central, ou face orale, et se continue par
un court oesophage. L’estomac occupe une position
centrale, et les appendices pyloriques sont aussi
nombreux que les bras dans lesquels ils se prolongent. Le sac stomacal peut sortir par la bouche
pour envelopper la proie qui est partiellement
digérée avant de pénétrer dans le corps.
La plaque madréporique est située sur la face
supérieure ou face aborale; certaines formes munies d’un grand nombre de bras peuvent avoir
plusieurs plaques madréporiques.
Le squelette, plus ou moins flexible, porte des
appendices calcaires en forme d’aiguillons, mobiles ou rigides.
Les espèces peuvent être à sexes séparés, ou
hermaphrodites; la fécondation est externe. Certaines espèces se multiplient activement par scissiparité au cours de leur vie juvénile.
La taille des adultes est très variable, le diamètre pouvant mesurer de quelques centimètres
à plusieurs dizaines de centimètres.
Les Étoiles de mer, dont l’origine remonte au
Cambrien, sont répandues depuis les zones très
littorales jusqu’à des centaines de mètres de profondeur; certaines ont une très large distribution
verticale. Ce sont des carnivores très voraces qui
se nourrissent de Mollusques, de Crustacés,
d’Échinodermes, et même de Poissons. Elles peuvent causer de grands dégâts dans les élevages
d’Huîtres et de Moules.
Chaque type de fond marin possède, bien entendu, ses Étoiles de mer caractéristiques.
Celles qui appartiennent à la famille des Astropectinidés sont très communes, et fréquentent les
fonds de sable, de vase, ou de fin gravier. Elles
abondent en Méditerranée où le géant du groupe
est Astropecten arantiacus qui peut dépasser 60
cm. de diamètre. Astropecten irregularis se rencontre aussi en Méditerranée, depuis les eaux de
surface jusqu’à des profondeurs de 2 000 m.
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