Araignée aux prises avec sa proie. A gauche: l’Araignée se jette sur elle; à droite: une piqûre des chélicères a mis l’insecte hors de combat.
Les Araignées
vagabondes
Les Araignées
volantes
Les Araignées
sociales
Les Araignées que nous avons étudiées jusqu’ici sont des Araignées sédentaires; ou bien elles
demeurent à côté de leur toile, ou bien, si elles
chassent en terrain découvert, elles reviennent
régulièrement à leur terrier. Mais il existe aussi
des espèces libres et vagabondes qui n’ont aucune
demeure, et qui s’abritent simplement dans la
première cachette venue.
Presque toutes font partie des Thomisidés, souvent appelées ”Araignées-crabes” parce qu’ une
disposition particulière de leurs pattes les fait
marcher de côté ou à reculons. Les Thomisidés,
représentées dans le monde entier, comptent de
très nombreuses espèces en Europe et en Amérique du nord. Elles ont généralement des couleurs
vives, et certaines sont douées de caractères mimétiques qui leur permettent de se confondre
plus ou moins avec les fleurs sur lesquelles elles
se posent. Excellents chasseurs, elles recherchent
les fleurs à nectar fréquentées par de nombreux
Insectes butineurs.
Nous ne citerons que Thomisus onustus qui
est d’un jaune roussâtre.
C’est encore aux Thomisidés qu’appartiennent
les Araignées volantes qui chassent, dès leur naissance, en se suspendant à de longs filaments qui
flottent à l’air libre.
Les Salticidés — qui doivent à leurs vives couleurs leur surnom d’”Araignées-arlequins” — sont
répandues^ sur les palissades et les murs exposés
au soleil; elles ont une manière très caractéristique de progresser par bonds, et agitent continuellement leurs palpes velus. Elles se nourrissent
surtout de Mouches et de Fourmis qu’elles emportent dans leur retraite après les avoir tuées.
Salticus scenicus, très commune est d’un noir
grisâtre et mesure à peu près 6 mm. de long.
Les Araignées sont des animaux prédateurs
qui vivent de préférence en solitaires; elles n’hésitent d’ailleurs pas à attaquer leurs semblables.
Il existe cependant quelques espèces dont les
représentants sont assez sociables pour s’unir afin
de tisser en commun les nids et les pièges nécessaires à la vie de tous.
Les sociétés d’Araignées les plus perfectionnées
sont celles de Coenothele gregaris qui vit sur les
hauts-plateaux du Mexique, où on lui donne le
nom de ”Mosquero”. De très nombreux individus
de cette espèce se réunissent dans des assemblages complexes de fils, disposés de manière à
former une sorte de tissu spongieux qui peut
atteindre 2 m2. de superficie. Cette toile est si
résistante que les campagnards la transportent
dans leurs habitations pour y capturer les Insectes.
Les Uloborus republicanus du Vénézuéla tendent une épaisse toile qui constitue le noyau
central de la société, lieu où se rassemblent les
mâles et les femelles à l’époque des accouplements,
où sont pondus les oeufs et où sont élevées les
progénitures. Tout autour, les femelles adultes
tendent des toiles individuelles, orbiculaires, rayonnées et assez régulières.
Les Nephila plumipes, très répandues dans le
territoire de Panama, construisent des toiles qui
atteignent 6 m. de diamètre. Theridiin socialis
peut se grouper non seulement avec des individus
de sa famille, mais encore avec les représentants
de familles différentes; il se forme ainsi des colonies qui comptent plusieurs milliers d’individus.
Sexualité et ponte des Araignées
La vie sexuelle des Araignées est de courte
durée et le mâle ne survit pas toujours à l’accouplement. La femelle est généralement plus grosse
et plus robuste que lui; aussi, dès après les noces,
dévore-t-elle souvent son compagnon.
On ne peut d’ailleurs parler de véritable accouplement chez les Araignées, il s’agit plutôt
d’une ”copulation indirecte”. En effet, le mâle dépose sa semence contenant les spermatozoïdes, sur
une petite toile, afin de la recueillir dans sa deuxième paire d’appendices buccaux. Ceux-ci fonctionnent à peu près comme une seringue: le dernier article de leurs palpes présente un renflement qui contient le "bulbe”, ou ”poire”, auquel
fait suite une fine pointe tournée vers le bas; le
bulbe contient le tube séminifère, contourné en
"serpentin”, et la pointe, ou style, contient le
canal éjaculateur. Pour féconder la femelle, le
mâle introduit ses palpes dans l’orifice sexuel situé
à la base de l’abdomen de sa compagne; puis il
prend rapidement la fuite.
Le cérémonial nuptial qui est de règle chez
beaucoup d’animaux, en particulier chez les
Oiseaux, ne se retrouve, ici, que chez quelques
rares espèces. Chez certains représentants des
Argiope et des Nephila par exemple, les mâles,
extrêmement petits par rapport aux femelles,
semblent possédés du désir de se faire remarquer;
ils exécutent donc sur leur toile une série de
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Les Araignées
vagabondes
Les Araignées
volantes
Les Araignées
sociales
Les Araignées que nous avons étudiées jusqu’ici sont des Araignées sédentaires; ou bien elles
demeurent à côté de leur toile, ou bien, si elles
chassent en terrain découvert, elles reviennent
régulièrement à leur terrier. Mais il existe aussi
des espèces libres et vagabondes qui n’ont aucune
demeure, et qui s’abritent simplement dans la
première cachette venue.
Presque toutes font partie des Thomisidés, souvent appelées ”Araignées-crabes” parce qu’ une
disposition particulière de leurs pattes les fait
marcher de côté ou à reculons. Les Thomisidés,
représentées dans le monde entier, comptent de
très nombreuses espèces en Europe et en Amérique du nord. Elles ont généralement des couleurs
vives, et certaines sont douées de caractères mimétiques qui leur permettent de se confondre
plus ou moins avec les fleurs sur lesquelles elles
se posent. Excellents chasseurs, elles recherchent
les fleurs à nectar fréquentées par de nombreux
Insectes butineurs.
Nous ne citerons que Thomisus onustus qui
est d’un jaune roussâtre.
C’est encore aux Thomisidés qu’appartiennent
les Araignées volantes qui chassent, dès leur naissance, en se suspendant à de longs filaments qui
flottent à l’air libre.
Les Salticidés — qui doivent à leurs vives couleurs leur surnom d’”Araignées-arlequins” — sont
répandues^ sur les palissades et les murs exposés
au soleil; elles ont une manière très caractéristique de progresser par bonds, et agitent continuellement leurs palpes velus. Elles se nourrissent
surtout de Mouches et de Fourmis qu’elles emportent dans leur retraite après les avoir tuées.
Salticus scenicus, très commune est d’un noir
grisâtre et mesure à peu près 6 mm. de long.
Les Araignées sont des animaux prédateurs
qui vivent de préférence en solitaires; elles n’hésitent d’ailleurs pas à attaquer leurs semblables.
Il existe cependant quelques espèces dont les
représentants sont assez sociables pour s’unir afin
de tisser en commun les nids et les pièges nécessaires à la vie de tous.
Les sociétés d’Araignées les plus perfectionnées
sont celles de Coenothele gregaris qui vit sur les
hauts-plateaux du Mexique, où on lui donne le
nom de ”Mosquero”. De très nombreux individus
de cette espèce se réunissent dans des assemblages complexes de fils, disposés de manière à
former une sorte de tissu spongieux qui peut
atteindre 2 m2. de superficie. Cette toile est si
résistante que les campagnards la transportent
dans leurs habitations pour y capturer les Insectes.
Les Uloborus republicanus du Vénézuéla tendent une épaisse toile qui constitue le noyau
central de la société, lieu où se rassemblent les
mâles et les femelles à l’époque des accouplements,
où sont pondus les oeufs et où sont élevées les
progénitures. Tout autour, les femelles adultes
tendent des toiles individuelles, orbiculaires, rayonnées et assez régulières.
Les Nephila plumipes, très répandues dans le
territoire de Panama, construisent des toiles qui
atteignent 6 m. de diamètre. Theridiin socialis
peut se grouper non seulement avec des individus
de sa famille, mais encore avec les représentants
de familles différentes; il se forme ainsi des colonies qui comptent plusieurs milliers d’individus.
Sexualité et ponte des Araignées
La vie sexuelle des Araignées est de courte
durée et le mâle ne survit pas toujours à l’accouplement. La femelle est généralement plus grosse
et plus robuste que lui; aussi, dès après les noces,
dévore-t-elle souvent son compagnon.
On ne peut d’ailleurs parler de véritable accouplement chez les Araignées, il s’agit plutôt
d’une ”copulation indirecte”. En effet, le mâle dépose sa semence contenant les spermatozoïdes, sur
une petite toile, afin de la recueillir dans sa deuxième paire d’appendices buccaux. Ceux-ci fonctionnent à peu près comme une seringue: le dernier article de leurs palpes présente un renflement qui contient le "bulbe”, ou ”poire”, auquel
fait suite une fine pointe tournée vers le bas; le
bulbe contient le tube séminifère, contourné en
"serpentin”, et la pointe, ou style, contient le
canal éjaculateur. Pour féconder la femelle, le
mâle introduit ses palpes dans l’orifice sexuel situé
à la base de l’abdomen de sa compagne; puis il
prend rapidement la fuite.
Le cérémonial nuptial qui est de règle chez
beaucoup d’animaux, en particulier chez les
Oiseaux, ne se retrouve, ici, que chez quelques
rares espèces. Chez certains représentants des
Argiope et des Nephila par exemple, les mâles,
extrêmement petits par rapport aux femelles,
semblent possédés du désir de se faire remarquer;
ils exécutent donc sur leur toile une série de
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