Deux étranges exemplaires (en haut et en bas) de Membracidés exotiques. Certaines
espèces de cette famille sont nuisibles à l’agriculture, car leur salive transporte des
virus pathogènes.
une substance comparable à la cire. Tous les
Aphididés se nourrissent de végétaux et attaquent
de nombreuses espèces de plantes; ils vivent généralement rassemblés en colonies, et endommagent les jeunes branches, les feuilles, les racines,
et même les fruits.
Chaque espèce est représentée par différentes
formes, ailées ou aptères, qui se succèdent en
alternant tout le long de l’année et au cours des
générations.
Au printemps, le cycle biologique commence
par l’apparition des "fondatrices”, femelles aptères
qui engendrent, sans fécondation, d’autres femelles appelées "virginipares”. Celles-ci sont ailées
ou aptères, suivant les conditions ambiantes et
la quantité de nourriture qu’elles ont à leur disposition. A leur tour, et toujours sans fécondation,
elles donnent naissance à de nouvelles virginipares
qui peuvent, quand elles sont ailées, émigrer vers
des plantes différentes de celle qui hébergeait
la fondatrice, c’est-à-dire vers une plante-hôte
secondaire. • Plusieurs générations de virginipares
se succèdent et, à la fin de l’été, les dernières virginipares reviennent parfois sur la plante-hôte primaire; elles donnent naissance à des femelles dites
"sexupares”, ailées ou aptères, qui, sans fécondation, produiront des individus sexués. Ces derniers bouclent le cycle annuel; ils comprennent
des mâles, ailés ou aptères, et des feïnelles, généralement aptères, qui pondent des oeufs fécondés
”d’hiver” d’où sortiront, au printemps suivant,
les nouvelles fondatrices.
Ce que nous venons de décrire représente,
bien entendu, le cycle le plus complet; dans bien
des cas, certaines formes n’apparaissent pas, et
le cycle se déroule entièrement sur une seule
espèce végétale.
La famille des Aphididés comprend de nombreuses espèces dont nous ne citerons que les
plus répandues.
Le Puceron lanigère du pommier (Eriosoma
lanigerum) est de couleur pourpre; ses formes
aptères s’enveloppent de productions de cire
blanche; rassemblées en grand nombre sur les
rameaux des arbres attaqués, elles forment de
gros flocons comparables à de la ouate.
Le Phylloxéra (Phylloxéra vastatrix) fut introduit en France au cours du siècle dernier; il
s’y multiplia avec une incroyable rapidité, et ses
ravages entraînèrent la destruction du vignoble
français.
Le Puceron du rosier (Macrosiphum rosae),
bien connu des jardiniers, envahit la face inférieure des feuilles de rosier, les boutons, les
rameaux, et se multiplie au point de les recouvrir complètement.
Parmi les nombreux genres et espèces de la
famille qui vivent aux dépens des plantes sauvages ou cultivées, herbacées ou ligneuses, on
peut encore citer: Brachycaudus persicae-niger,
connue parfois sous le nom de "Puceron noir du
pêcher”, Myzus cerasi, appelée "Puceron noir du
cerisier”; et enfin, Aphis fabae, parasite d’un
grand nombre d’espèces végétales.
Fulgoridés, Membracidés et Cereopidés
La famille des Fulgoridés est représentée par
des espèces beaucoup moins importantes, sur le
plan économique, que les espèces précédentes. Il
convient cependant de signaler: Fulgora lanternaria, de l’Amérique du sud, connue sous le nom
de ”Fulgore porte-lanterne” car on la croyait
autrefois phosphorescente, munie d’une tête monstrueuse en forme d’ampoule; on peut aussi mentionner: Hysteropterum grylloides dont les piqûres
endommagent les feuilles de la vigne, du mûrier,
du peuplier et de beaucoup d’autres végétaux.
A la famille des Membracidés appartiennent
des Hémiptères caractérisés par un thorax dont
la partie antérieure dorsale est particulièrement
développée, et hérissée de proéminences compli322
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