Voici deux Papillons appartenant à la famille des Nymphalidés; ci-dessus: ”Erebia aethiops”, vivant en montagne;
ci-dessous: un Silène C’Brintesia circe”); son envergure alaire peut atteindre 68 mm.
Certaines femelles ont un ovipositeur fortement
chitinisé, capable de perforer les tissus végétaux
dans lesquels elles déposent leurs œufs. Parmi les
Papillons diurnes, les Parnassius laissent tomber
les leurs près de la plante qui nourrira les larves;
certains Satyrus pondent en volant, tandis que
les Argynnis prennent bien soin de fixer leurs
œufs sur une plante ou dans son voisinage immédiat. Pondus isolément ou par groupes, les
œufs présentent une grande variété de formes
et de colorations. Chez la plupart des espèces,
l’éclosion se produit quelques jours, ou même
quelques heures après la ponte; dans de nombreux cas, cependant, l’œuf se conserve tout
l’hiver, et l’éclosion n’a lieu qu’au printemps.
Pour suivre toutes les phases du développement d’un Papillon, il suffit de se procurer une
chenille et de la nourrir des feuilles de la plante
sur laquelle elle se trouvait; on peut alors la
voir grandir, se transformer en chrysalide, et enfin,
en Papillon. Rappelons par exemple le développement du Ver à soie (Bombyx mori) tel que
le décrit le biologiste Jean Rostand. L’œuf est
pondu en juin; au mois de mai suivant, il en sort
une petite chenille velue, grisâtre, portant des
tubercules jaunes, et ne dépassant pas 3 mm. de
long. Malgré sa petitesse, cette larve possède le
plus redoutable des appétits: de mai à juin, elle
se nourrit sans arrêt. En l’espace de 30 ou 40
jours, suivant la température, elle subit plusieurs
mues (généralement quatre), et atteint une lon280
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