Ci-dessus: Taons de l’espèce: ”Tabanus graecus”. (Tabanidés). Ci-dessous: ”Asilus
crabroniformis” (Diptère, Asilidé), très fréquent dans les campagnes ensoleillées.
Pillard féroce et vorace, il pratique un brigandage effréné aux dépens d’autres Insectes. Il tue ou paralyse sa proie en lui injectant une goutte de venin.
années particulièrement propices à la prolifération de cet Insecte, des préjudices énormes. Bien
souvent, plus de 90% de la production sont perduspar ailleurs l’huile extraite d’olives véreuses est
toujours dépréciée.
Comparable à première vue à la Mouche domestique, Dacus oleae est plus petite qu’elle, car
cette Mouche mesure au maximum 4 ou 5 millimètres. Son corps est d’un brun jaunâtre, ses
ailes sont diaphanes et ses pattes jaunes, mais ces
couleurs s’irisent selon l’angle sous lequel frappe
la lumière. Une caractéristique de l’espèce est une
tache blanche triangulaire sur le thorax. Avec son
ovipositeur, la femelle dépose un œuf dans chaque
petit fruit; elle en pond de cent à deux cents. Dans
un laps de temps allant de dix à quinze jours, il
naît une petite larve brune qui grossit aux dépens
de la pulpe de l’olive encore verte et, lorsqu’une
vingtaine de jours après, elle est arrivée à maturité, elle se prépare un petit trou au travers duquel elle débouche ensuite en plein air. Les larves
de la seconde génération se nourrissent des olives
presque mûres, lesquelles grignotées et vidées,
tombent sur le sol en même temps que leur hôte.
Les générations suivantes achèvent la destruction
et les larves, encore sous cette forme au début de
la mauvaise saison, abandonnent les fruits pour
aller se métamorphoser dans les anfractuosités du
sol, dans les fissures du dallage des entrepôts, au
milieu de débris végétaux; les adultes prennent
leur vol au printemps suivant.
C’est à la même famille des Trypétidés qu’appartiennent la Mouche des cerises (Rhagoletis cerasi), qui dépose un oeuf dans un fruit presque
mûr, et la Mouche des fruits (Ceratitis capitata)
qui a une préférence marquée pour les oranges.
Malheureusement, elle fait preuve d’une polyphagie assez marquée, de telle sorte qu’elle porte
préjudice à nombre d’autres arbres fruitiers tels
que les figuiers, les pêchers, les pruniers, les grenadiers et les noyers; en outre, elle s’adapte aux
milieux les plus différents. La femelle, de dimensions réduites, dépose un grand nombre d’oeufs
dans chaque fruit et peut fournir jusqu’à six générations au cours de la même saison.
Comme le font certaines larves de Tachinidés,
les larves de certaines espèces de Syrphidés collaborent à la lutte menée par l’Homme contre les
Insectes nuisibles à l’agriculture, parce qu’elles
se nourrissent d’Hémiptères et particulièrement de
Pucerons dont elles sucent complètement les liquides organiques, abandonnant ensuite leur dépouille.
Parmi les espèces les plus connues de cette famille, il convient de citer les grandes et voyantes
Volucelles, par exemple: Volucella bombylans.
On donne le nom de Syrphidés « anthophiles »
aux Diptères qui, se nourrissant principalement
de nectar et de pollen, volent continuellement de
fleur en fleur, activant ainsi la pollinisation.
Bombyliidés, Asilidés
et Tabanidés ou Taons
Quelques Diptères appartenant à la famille des
Bombyliidés méritent d’être mentionnés pour leur
contribution à la lutte contre les Insectes nuisibles.
Ce sont des Insectes au corps trapu et très velu
qu’on voit tournoyer au soleil en un vol nerveux,
faisant entendre un très fort bourdonnement audessus des prés fleuris où ils se posent de temps
en temps pour aspirer le nectar des fleurs. Si les
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