Mouche des olives (’Dacus oleae”). A gauche: femelle. Au centre: ponte. A droite:
coupe d’une olive contenant une larve de ce Diptère.
Mâle et femelle de la Mouche des fruits C’Ceratitis capitata”) qui s’attaque aux
oranges, figues, prunes, pêches, grenades, noix, etc.
Quant aux Oestridés, leurs larves sont des
parasites des Mammifères et particulièrement des
Ruminants. Ce sont de grosses Mouches à tête
globuleuse, aux antennes courtes, et dont l’appareil buccal a subi une certaine atrophie.
Une espèce largement répandue et même cosmopolite est l’Oestre du Mouton (Oestrus ovis),
dont les adultes, d’une couleur jaunâtre, restent
cachés dans les fentes des murs et des écorces
et dans les crevasses du sol, pour sortir à l’air
libre par les chaudes après-midi d’été. Sur la
toison des Moutons, autant que possible à proximité de la tête, ils déposent un grand nombre
d’oeufs, dont un fort pourcentage éclôt, livrant
passage à de petites larves qui trouvent instinctivement leur chemin dans les épaisseurs de la
laine, pour pénétrer dans les narines de l’animal,
dans ses sinus frontaux et maxillaires, dans son
pharynx, dans son larynx, dans sa trachée et
même dans ses cornes. Les Moutons infectés sont
sujets à des formes de catarrhe purulent, ainsi
qu’à des hémorragies qui entraînent souvent la
mort.
Si les Oestres se propagent c’est avant tout
parce que les animaux malades cherchent instinctivement à se délivrer de leurs parasites en
toussant, expulsant de la sorte les larves qui se
transforment en pupes dans le sol, créant ainsi
une nouvelle source d’infection.
Le parasite spécifique des Bovins est Hypoderma bovis, communément connu sous le nom
d’Oestre du Bœuf; c’est un Diptère atteignant
jusqu’à 1 cm. et demi de long, au corps noir
velouté. Répandu dans le monde entier, il vole
aux heures les plus chaudes des après-midi d’été
et la femelle dépose jusqu’à sept cents œufs sur
la peau des Bovins. Les œufs ou les petites
larves sont fréquemment ingérés par les animaux quand ils se lèchent. Mais il est aussi
prouvé que les larves sont, par elles-mêmes, en
mesure de pénétrer à travers la peau au niveau
d’un follicule pilifère. Soit qu’elles proviennent
de l’oesophage du Bovin, soit qu’elles arrivent
directement de l’extérieur, les larves vont s’établir
dans le tissu sous-cutané du dos, de la croupe
et des reins de l’animal, où elles se développent.
Il se forme autour d’elles des nodules qui sont
visibles à la surface du corps des Bœufs; ces
nodules atteignent parfois la grosseur d’un œuf
de Pigeon. Perforant la tumeur qu’elles ont créée,
les larves tombent sur le sol dans lequel elles
se métamorphosent, les imagos apparaissant au
début de l’été.
A côté des Oestridés, il faut mentionner les
Gastérophilidés. L’étymologie de leur nom (”amis
de l’estomac”) caractérise assez leurs mœurs. Le
principal représentant de la famille est Gasterophilus intestinalis (ou Gasterophüus equi), parasite du Cheval; c’est un Diptère de dimensions
moyennes, revêtu d’un tégument velouté couleur
de rouille; l’abdomen est jaune. Au cœur de
l’été, la femelle dépose un grand nombre d’œufs
dans le poil des Chevaux. Les larves qui naissent
de ces œufs, ou bien pénètrent directement jusqu’à
l’estomac, ou bien y parviennent parce qu’elles
sont ingérées par les animaux eux-mêmes qui
se lèchent constamment. Dans l’intérieur de l’estomac, elles subissent une profonde transformation,
commandée sans doute par la nécessité de s’adapter aux conditions particulières dans lesquelles
elles se trouvent. Elles ont l’aspect de petits
corps bruns, longs d’environ 2 cm, formés de
quatorze anneaux munis de piquants et fixés à
la muqueuse gastrique par les crochets de l’appareil buccal. Quand elles ne se trouvent qu’en
nombre limité, elles ne provoquent pas de symptômes susceptibles d’attirer l'attention et sont
expulsées par la défécation au 'bout d’environ 14
mois pour accomplir ensuite leurs métamorphoses
dans le sol.
Parfois cependant, l’estomac du Cheval peut
contenir plusieurs centaines de ces larves; dans
certains cas elles provoquent des ulcérations et
des lésions avec troubles de la digestion, dans
d’autres elles entraînent la perforation des parois
gastrique et péritonéale.
Nyctéribiidés, Drosophilidés,
Braulidés, et Piophilidés
Parmi les espèces hématophages, il faut citer
les Nyctéribiidés, parasites des Chauve-souris. Ils
ne présentent pas une grande importance et sont
surtout intéressants pour leurs caractéristiques
morphologiques et physiologiques.
Leur strict parasitisme, à tous les âges de leur
vie, les a conduits à une dégénérescence des
formes typiques rencontrées chez les autres Diptères. En effet, les Nyctéribiidés sont aptères et
aveugles; leur corps court et soutenu par de
longues pattes rappelle celui des Araignées. A
l’avant du corps, on note une dépression dans
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