”Carabus coriaceus”, l’un des Carabes les plus gros et les plus connus.
lorsque tout est redevenu calme que ces Insectes
émergent par petits groupes isolés qui s’agglutinent de nouveau. Ils vivent habituellement à la
surface où, en tourbillonnant, ils attirent quelques
Insectes imprudents qu’ils attaquent et dévorent
immédiatement.
Les Gyrinidés sont capables de voler. Certaines espèces peuvent même s’envoler directement de la surface de l’eau, sans être obligés
tout d’abord, comme les Dytiscidés, de gagner
la terre ferme afin de faire sécher leurs élytres.
Sur le sol, les Gyrinidés se déplacent rapidement; mais ils ne marchent pas, ils avancent
par petits bonds en utilisant l’extrémité du corps
en guise de ressort.
A l’encontre des autres familles aquatiques,
les larves de ces Coléoptères n’exploitent pas les
déformations du fond pour y préparer leur gîte
lorsqu’elles se transforment en nymphes; au contraire, elles le bâtissent en choisissant avec soin
les matériaux.
Les quatre familles d’Adéphages aquatiques:
Hygrobiidés, Haliplidés, Dytiscidés et Gyrinidés
sont groupées sous le vocable commun d’Hydroadéphages.
Les Carabidés ou Carabes
Parmi les Coléoptères, les Carabidés sont des
carnivores par excellence. Ils ont un corps mince,
de longues pattes; leur aspect est donc svelte,
donnant l’impression d’une agilité extrême. Leurs
mandibules sont pointues et bien développées;
aussi peut-on comprendre que ces prédateurs
soient particulièrement redoutables.
Leurs mœurs rendent les Carabidés très utiles
dans l’économie humaine: ils détruisent chaque
année des millions d’insectes nuisibles. On trouve
bien chez eux des formes phytophages mais elles
ne représentent qu’une exception.
Cette famille est la troisième parmi les Coléoptères; elle possède environ vingt-cinq mille espèces,
répandues dans le monde entier. Les larves sont
allongées, très mobiles, munies de pattes et d’appendices buccaux et abdominaux bien développés. Le
cycle biologique s’accomplit en trois périodes larvaires qui s’achèvent avec la nymphe puis l’adulte.
Les larves se nourrissent comme les adultes.
On donne le nom de "Carabes bombardiers”
aux espèces habituellement englobées dans les
Brachyninés. Ce sont de petits Coléoptères longs
de quatre à dix millimètres environ, aux couleurs
très souvent métalliques. Ils se défendent d’une
façon curieuse: dès qu’on les provoque, ils sécrètent, grâce à leurs glandes anales, des substances
qui, en se volatilisant très vite, forment un petit
nuage au crépitement léger, d’où leur nom vulgaire. Ces substances ont une odeur âcre qui
repousse les agresseurs éventuels. Les Brachynus
crepitans, sclopeta et explodens sont très répandus; on les trouve souvent mélangés en colonies
nombreuses, surtout à l’approche de l’hiver.
Dans les marais, on rencontre fréquemment
les Demetryas et les Odacantha, que l’on peut
considérer comme les habitants les plus typiques
de ces milieux. Ils sont allongés et aplatis; les
premiers sont jaunâtres, souvent tachetés de noir.
Les Odacantha par contre sont souvent rougeâtres,
tachetés de vert métallique.
Ils vivent dans les détritus végétaux, au
bord des étangs; pendant la saison froide, ou
si le niveau des eaux augmente brusquement,
ils se réfugient dans la partie terminale des
roseaux coupés, avec d’autres espèces de Coléoptères.
Dans les mêmes milieux et le long des rivières,
on trouve aussi les Chlaenius, Carabidés assez
grands (de sept à vingt-quatre millimètres).
Les Zabrinés sont les seuls Carabidés aux
mœurs phytophages. Leur taille varie de douze
à vingt-et-un millimètres; ils sont noirs, robustes
et trapus. L’espèce la plus connue est Zabrus
tenebrioides.
Les Amara s’éloignent un peu de l’aspect habituel de cette sous-famille; ils sont d’une forme
ovale, les deux côtés du prothorax formant une
ligne continue avec celle des élytres. Ils sont
souvent de couleur métallique; très répandu,
l’Amara bronzé (Amara aenea) est ainsi appelé
en raison de sa couleur d’un bronze luisant.
Il faut aussi mentionner la sous-famille des
Harpalinés, très riche en espèces. Ses représentants
ressemblent aux Zabrus; leur couleur est souvent
métallique mais, en général, le noir domine. Parmi
les formes les plus communes citons: Harpalus
dimidiatus, noir aux reflets bleus sur le prothorax
et Harpalus pubescens noir, à forte pilosité dorée
sur les élytres.
Une autre sous-famille très riche en espèces
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