aplatis (2 à 7 mm. de long) ; la famille comprend
également plusieurs espèces parasites qui vivent
aux dépens des réserves alimentaires: fruits
secs, pâtes, etc. (exemple: Oryzaephilus surinamensis).
Les Colydiidés groupent quelques espèces aveugles, vivant sur les racines des arbres (Langelandia, Anommatus, etc.), légèrement plus petites
que celles de la famille précédente.
Les Ciidés et les Érotylidés vivent dans les
Champignons auxquels ils causent de grands ravages, chez les formes cultivées en particulier.
Les seconds rappellent un peu les Coccinellidés
par leur taille et leur aspect; certaines espèces
ont une coloration métallique, et quelques formes
exotiques peuvent atteindre une longueur de
2 cm.
Les Lathridiidés et les Cryptophagidés, petits
Coléoptères de 2-3 mm. vivent dans les détritus
végétaux.
Les Nitidulidés sont à peine plus grands (de
2 à 5 mm. environ) ; ils ont une forme arrondie
et des couleurs assez modestes, bien que certaines
espèces aient une coloration légèrement métallique. Quelques Insectes de cette famille vivent
aux dépens des fruits secs et des autres réserves
alimentaires (Carpophilus, Omosita, etc.) et font
des dégâts considérables s’ils se développent en
grand nombre; d’autres se nourrissent de cadavres (Nitidula), et tous les autres sont floricoles
(Meligethes, Epuraea, etc.).
Les Ostomatidés mesurent une quinzaine de
millimètres et ont une coloration métallique
(Temnochila coerulea). Parmi eux, on peut encore
citer Tenebrioides mauritaniens qui vit dans les
tas de blé, dans les réserves de pâtes alimentaires, dans la farine, etc. Il mesure de 6 à 12 mm.
et. son corps, allongé et déprimé, a une couleur
brune. A l’âge adulte, il est carnivore et ne s’attaque aux aliments que s’il manque de proies; sa
larve, appelée ”Cadelle”, est très nuisible.
Les Cléridés ont une forme élégante et sont
souvent ornés de belles couleurs; ils mesurent
de 4 à 15 mm. environ, et leur corps est allongé.
Beaucoup vivent sous les écorces (Thanasimus,
Clerus, etc.) ; d’autres, comme les Trichodes, d’un
beau bleu métallique rayé de rouge vif, sont floricoles; mais il existe aussi des espèces qui se nourrissent de cadavres ou de végétaux en décomposition, comme les Necrobia ruficollis dont le
prothorax et la base des élytres rouges tranchent
sur la coloration bleue.
Sous le nom de Malacodermes sont groupées
plusieurs familles de Diversicornes au corps mou
et au tégument peu consistant. Nous nous contenterons de donner un bref aperçu des suivantes:
Cantharididés, Drilidés, Lycidés et Lampyridés.
Par suite de certaines confusions, les Méloïdés
furent longtemps appelés des Cantharididés; l’une
de leurs espèces, Lytta vesicatoria, que nous
avons signalée plus haut, a gardé le nom de
"Cantharide”, et la substance qu’elle fournit à
l’industrie pharmaceutique, celui de "cantharidine”. Pourtant le nom de "Cantharididés” ne doit
être appliqué qu’à une petite famille de Malacodermes dont les représentants ont un corps rectangulaire et allongé, souvent orné de couleurs
métalliques. Les adultes sont pollinivores, mais
les larves sont carnivores et rendent de grands
services à l’Homme en dévorant des Insectes nuisibles et des Limaces. Plusieurs espèces des genres
Cantharis et Rhagonycha se rencontrent dans les
prairies, même en haute montagne.
Chez les Drilidés, les femelles, aptères et larFemelle larviforme de Ver luisant entourée de quatre individus morts, tués par un
champignon qui continue à croître aux dépens de la victime. Les Vers luisants se
nourrissent de Limaces.
viformes, sont beaucoup plus grandes que les
mâles. Ces Insectes vivent aux dépens des Limaces,
et plusieurs espèces sont assez rares. Les larves,
recouvertes d’une solide cuirasse chitinisée, se
mettent en quête d’une Limace proportionnée à
leur taille, et la paralysent. Leur développement
est lent, puisqu’il peut durer plusieurs années,
chaque larve se contentant de dévorer deux ou
trois Limaces par an. Après chaque repas, la larve
nettoie soigneusement l’enveloppe vide de la victime, et s’installe dans ce nid d’un genre particulier pour y effectuer sa mue; elle reste immobile
pendant plusieurs mois, et il semble qu’elle attende une période de pluie pour chercher une
nouvelle proie. Sa dernière mue lui rend un
aspect comparable à celui du premier stade, mais
avec des pattes et des antennes atrophiées; cette
phase se prolonge pendant un certain temps d’immobilité, avant de donner naissance à la véritable
nymphe.
Chez les Lycidés, les larves vivent sous les
écorces, se nourrissant des larves des autres Insectes et de petits Mollusques.
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également plusieurs espèces parasites qui vivent
aux dépens des réserves alimentaires: fruits
secs, pâtes, etc. (exemple: Oryzaephilus surinamensis).
Les Colydiidés groupent quelques espèces aveugles, vivant sur les racines des arbres (Langelandia, Anommatus, etc.), légèrement plus petites
que celles de la famille précédente.
Les Ciidés et les Érotylidés vivent dans les
Champignons auxquels ils causent de grands ravages, chez les formes cultivées en particulier.
Les seconds rappellent un peu les Coccinellidés
par leur taille et leur aspect; certaines espèces
ont une coloration métallique, et quelques formes
exotiques peuvent atteindre une longueur de
2 cm.
Les Lathridiidés et les Cryptophagidés, petits
Coléoptères de 2-3 mm. vivent dans les détritus
végétaux.
Les Nitidulidés sont à peine plus grands (de
2 à 5 mm. environ) ; ils ont une forme arrondie
et des couleurs assez modestes, bien que certaines
espèces aient une coloration légèrement métallique. Quelques Insectes de cette famille vivent
aux dépens des fruits secs et des autres réserves
alimentaires (Carpophilus, Omosita, etc.) et font
des dégâts considérables s’ils se développent en
grand nombre; d’autres se nourrissent de cadavres (Nitidula), et tous les autres sont floricoles
(Meligethes, Epuraea, etc.).
Les Ostomatidés mesurent une quinzaine de
millimètres et ont une coloration métallique
(Temnochila coerulea). Parmi eux, on peut encore
citer Tenebrioides mauritaniens qui vit dans les
tas de blé, dans les réserves de pâtes alimentaires, dans la farine, etc. Il mesure de 6 à 12 mm.
et. son corps, allongé et déprimé, a une couleur
brune. A l’âge adulte, il est carnivore et ne s’attaque aux aliments que s’il manque de proies; sa
larve, appelée ”Cadelle”, est très nuisible.
Les Cléridés ont une forme élégante et sont
souvent ornés de belles couleurs; ils mesurent
de 4 à 15 mm. environ, et leur corps est allongé.
Beaucoup vivent sous les écorces (Thanasimus,
Clerus, etc.) ; d’autres, comme les Trichodes, d’un
beau bleu métallique rayé de rouge vif, sont floricoles; mais il existe aussi des espèces qui se nourrissent de cadavres ou de végétaux en décomposition, comme les Necrobia ruficollis dont le
prothorax et la base des élytres rouges tranchent
sur la coloration bleue.
Sous le nom de Malacodermes sont groupées
plusieurs familles de Diversicornes au corps mou
et au tégument peu consistant. Nous nous contenterons de donner un bref aperçu des suivantes:
Cantharididés, Drilidés, Lycidés et Lampyridés.
Par suite de certaines confusions, les Méloïdés
furent longtemps appelés des Cantharididés; l’une
de leurs espèces, Lytta vesicatoria, que nous
avons signalée plus haut, a gardé le nom de
"Cantharide”, et la substance qu’elle fournit à
l’industrie pharmaceutique, celui de "cantharidine”. Pourtant le nom de "Cantharididés” ne doit
être appliqué qu’à une petite famille de Malacodermes dont les représentants ont un corps rectangulaire et allongé, souvent orné de couleurs
métalliques. Les adultes sont pollinivores, mais
les larves sont carnivores et rendent de grands
services à l’Homme en dévorant des Insectes nuisibles et des Limaces. Plusieurs espèces des genres
Cantharis et Rhagonycha se rencontrent dans les
prairies, même en haute montagne.
Chez les Drilidés, les femelles, aptères et larFemelle larviforme de Ver luisant entourée de quatre individus morts, tués par un
champignon qui continue à croître aux dépens de la victime. Les Vers luisants se
nourrissent de Limaces.
viformes, sont beaucoup plus grandes que les
mâles. Ces Insectes vivent aux dépens des Limaces,
et plusieurs espèces sont assez rares. Les larves,
recouvertes d’une solide cuirasse chitinisée, se
mettent en quête d’une Limace proportionnée à
leur taille, et la paralysent. Leur développement
est lent, puisqu’il peut durer plusieurs années,
chaque larve se contentant de dévorer deux ou
trois Limaces par an. Après chaque repas, la larve
nettoie soigneusement l’enveloppe vide de la victime, et s’installe dans ce nid d’un genre particulier pour y effectuer sa mue; elle reste immobile
pendant plusieurs mois, et il semble qu’elle attende une période de pluie pour chercher une
nouvelle proie. Sa dernière mue lui rend un
aspect comparable à celui du premier stade, mais
avec des pattes et des antennes atrophiées; cette
phase se prolonge pendant un certain temps d’immobilité, avant de donner naissance à la véritable
nymphe.
Chez les Lycidés, les larves vivent sous les
écorces, se nourrissant des larves des autres Insectes et de petits Mollusques.
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