Aromie ou Mouche d’Espagne C’Aromia moschata”). On la rencontre très fréquemment en juin et en juillet sur le
tronc des saules. Quand on la saisit elle exhale une forte odeur de musc. Autrefois, on la plaçait dans les tabatières
pour parfumer le tabac à priser.
Les Cérambycidés ou Longicornes
Toujours parmi les Phytophages, la famille des
Cérambycidés, mieux connue sous le nom de Longicornes ou Capricornes est l’une des plus belles
de l’ordre des Coléoptères; elle comprend un grand
nombre d’espèces extrêmement élégantes, parées
des couleurs les plus vives.
Leur principal caractère réside dans le développement exceptionnel de leurs antennes qui,
dans certaines espèces, arrivent à dépasser six
fois la longueur du corps. Leurs dimensions sont
extrêmement variables puisqu’elles passent de
quatre à cinq millimètres chez les espèces les
plus petites à quinze et même dix-huit centimètres chez les plus grandes.
Les mœurs de la famille sont assez uniformes
en ce sens que tous ces Insectes, à l’état larvaire,
sont xylophages, c’est-à-dire qu’ils mangent le
bois. Vivant et se développant dans un milieu
pauvre en principes nutritifs tel que le bois d’arbres morts, ou presque, ces larves présentent des
caractères intéressants.
Au moment de pondre ses œufs, mue par son
instinct, la femelle recherche l’espèce végétale aux
dépens de laquelle elle s’est développée. Elle commence par ronger l’écorce sur une certaine portion,
ou bien incise une branche de façon à former un
anneau; la sève cessant d’affluer, ces parties attaquées meurent. La femelle y a déposé ses œufs.
Les jeunes larves, apodes et blanchâtres, commencent par se frayer une route en dévorant tout
ce qu’elles rencontrent sur leur passage; elles
assimilent cette maigre nourriture en opérant la
transformation de la cellulose en amidon et en
sucres. Il semble, qu’à cet égard, certaines larves
utilisent des sécrétions gastriques particulières;
d’autres sont aidées, comme du reste une bonne
partie des Insectes xylophages, par la présence
dans leur intestin d’une riche faune de Protozoaires qui transforment la cellulose du bois en
substances assimilables. En raison de la pauvreté
de leur nourriture, le développement des larves
ne se fait que lentement: il demande normalement
de un à cinq ans, suivant les espèces.
Lorsqu’approche le moment de la nymphose, la larve, devenue paresseuse, incise plus
gu moins profondément l’arbre, juste au-dessous de l’écorce, en confectionnant un anneau;
parfois, elle perce un trou qu’elle obstrue avec
le bois qu’elle a rongé: ainsi la sortie de l’adulte
se trouvera-t-elle favorisée. Ensuite elle se retire
à l’intérieur, et tapisse sa petite cellule de bois
haché très fin, pétri avec les produits d’une sécrétion buccale particulière. Après quoi, elle se
transforme, d’abord en nymphe, puis en adulte.
Un grand nombre d’espèces de Cérambycidés font
entendre, quand on les capture, un crissement
224
tronc des saules. Quand on la saisit elle exhale une forte odeur de musc. Autrefois, on la plaçait dans les tabatières
pour parfumer le tabac à priser.
Les Cérambycidés ou Longicornes
Toujours parmi les Phytophages, la famille des
Cérambycidés, mieux connue sous le nom de Longicornes ou Capricornes est l’une des plus belles
de l’ordre des Coléoptères; elle comprend un grand
nombre d’espèces extrêmement élégantes, parées
des couleurs les plus vives.
Leur principal caractère réside dans le développement exceptionnel de leurs antennes qui,
dans certaines espèces, arrivent à dépasser six
fois la longueur du corps. Leurs dimensions sont
extrêmement variables puisqu’elles passent de
quatre à cinq millimètres chez les espèces les
plus petites à quinze et même dix-huit centimètres chez les plus grandes.
Les mœurs de la famille sont assez uniformes
en ce sens que tous ces Insectes, à l’état larvaire,
sont xylophages, c’est-à-dire qu’ils mangent le
bois. Vivant et se développant dans un milieu
pauvre en principes nutritifs tel que le bois d’arbres morts, ou presque, ces larves présentent des
caractères intéressants.
Au moment de pondre ses œufs, mue par son
instinct, la femelle recherche l’espèce végétale aux
dépens de laquelle elle s’est développée. Elle commence par ronger l’écorce sur une certaine portion,
ou bien incise une branche de façon à former un
anneau; la sève cessant d’affluer, ces parties attaquées meurent. La femelle y a déposé ses œufs.
Les jeunes larves, apodes et blanchâtres, commencent par se frayer une route en dévorant tout
ce qu’elles rencontrent sur leur passage; elles
assimilent cette maigre nourriture en opérant la
transformation de la cellulose en amidon et en
sucres. Il semble, qu’à cet égard, certaines larves
utilisent des sécrétions gastriques particulières;
d’autres sont aidées, comme du reste une bonne
partie des Insectes xylophages, par la présence
dans leur intestin d’une riche faune de Protozoaires qui transforment la cellulose du bois en
substances assimilables. En raison de la pauvreté
de leur nourriture, le développement des larves
ne se fait que lentement: il demande normalement
de un à cinq ans, suivant les espèces.
Lorsqu’approche le moment de la nymphose, la larve, devenue paresseuse, incise plus
gu moins profondément l’arbre, juste au-dessous de l’écorce, en confectionnant un anneau;
parfois, elle perce un trou qu’elle obstrue avec
le bois qu’elle a rongé: ainsi la sortie de l’adulte
se trouvera-t-elle favorisée. Ensuite elle se retire
à l’intérieur, et tapisse sa petite cellule de bois
haché très fin, pétri avec les produits d’une sécrétion buccale particulière. Après quoi, elle se
transforme, d’abord en nymphe, puis en adulte.
Un grand nombre d’espèces de Cérambycidés font
entendre, quand on les capture, un crissement
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