Tête de ”Cerambyx”. On voit très nettement les grands yeux composés et les robustes
mandibules.
et légèrement plus petite. Leur corps est recouvert de longs et abondants piquants rigides qui
les font ressembler à des Porcs-épics en miniature.
En dépit de cet aspect, elles sont absolument
inoffensives.
Les Galérucinés font partie des Chrysomélidés les moins voyants, car leur presque totalité
ne présente que des teintes neutres: noir marron,
noisette; toutefois il existe des espèces aux couleurs métalliques.
Leurs exigences alimentaires sont analogues à
celles du reste de la famille, c’est-à-dire qu’elles
sont nuisibles aux cultures. Ces Insectes méritent
toutefois d’être mentionnés parce qu’ils comprennent un genre (Arima), qui présente des élytres
de dimensions réduites et, par conséquent, un
abdomen découvert, ce qui pourrait, à première
vue, provoquer une confusion avec les Meloe
(Coléoptères Hétéromères).
Les Chrysomélinés sont certainement les plus
beaux représentants de la famille; presque tous
offrent de vives couleurs contrastées, aux reflets
métalliques. C’est parmi eux qu’on trouve un
Insecte extrêmement redoutable puisqu’il s’agit
du Doryphore (Leptinotarsa decemlineata), véritable fléau de la pomme de terre. Ses coloris sont
relativement modestes. De nombreux Chrysomélinés émettent, pour se défendre, un liquide
d’odeur désagréable et contenant peut-être des
substances toxiques.
Un des groupes les plus nombreux parmi les
Chrysomélidés est celui des Cryptocéphalinés; la
longueur de ces Insectes va de deux à dix millimètres; leur coloration offre souvent des teintes
vives, parfois même pouvues de reflets métalliques. Leur aspect est celui d’un petit tonneau;
ils vivent sur différentes espèces d’arbres et sont
nombreux tant en montagne qu’en plaine. Au
moindre soupçon de danger, ils se laissent tomber
à terre où ils demeurent dans un état d’immobilité absolue.
Pour défendre ses oeufs, la femelle use de
ruses amusantes. Ces oeufs sont souvent déposés
isolément; après quoi la femelle (chez Cryptocephalus par exemple) les reprend l’un après l’autre, et les ayant placés dans une petite cavité
de l’abdomen, où elle les maintient avec ses pattes
de derrière, elle s’accroche à une branche avec
ses pattes de devant, tournant son abdomen vers
le haut. Puis elle commence à rouler lentement
l’oeuf en le recouvrant de petites paillettes d’excréments qu’elle émet périodiquement jusqu’à ce
qu’elle l’ait entièrement recouvert. Après quoi
l’oeuf est abandonné sur l’arbre.
Quant au genre Timarcha, il se compose, en
totalité, de grosses espèces globuleuses rappelant
par leur aspect les Pimélies de la famille des
Ténébrionidés.
Leur longueur varie de dix à vingt-cinq millimètres environ, et leur coloration est surtout
noire, ou bleu noir, avec des élytres lisses ou
peu plissées. On les connaît sous le nom vulgaire
de Crache-sang, qui leur a été donné en raison
de leur curieuse défense: quand on les dérange,
ils laissent suinter un liquide rouge rubis évoquant du sang.
Un autre groupe intéressant de Chrysomélidés
est constitué par le genre Lïlioceris, qui comprend
des espèces d’un rouge de laque dont les larves
sont mimétiques. Les larves de ces Coléoptères
s’attaquent à différentes espèces de Liliacées. Ces
Insectes y déposent leurs oeufs par paquets: dès
que les oeufs sont éclos, les petites larves se séparent et se mettent à dévorer les feuilles de la
plante qui leur donne asile. Jusque là, rien de
bien étrange, mais, sitôt la digestion de la larve
terminée, on observe un curieux phénomène: elle
relève l’extrémité de son abdomen et dépose ses
excréments sur son propre dos; au bout de quelques jours les larves sont ainsi pouvues d’une
singulière cuirasse protectrice. Sous cet abri, elles
continuent de ronger, et ne s’interrompent que
pour changer de peau. Arrivées au moment où
elles se transforment en nymphes, elles abandonnent la plante et s’enfoncent dans le sol où
elles se construisent une petite cellule ayant la
consistance du parchemin, et dans laquelle elles
subissent leur mue imaginale donnant naissance
aux adultes. Ces derniers ne sortiront qu’au printemps suivant.
Les Coléoptères les plus intéressants de toute
la famille des Chrysomélidés, en raison de leur
comportement, sont les Donacies (Donacia) et
genres voisins. Ce sont, en effet, les seuls Chrysomélidés ayant une vie aquatique. Leur longueur
est médiocre, leur forme allongée, svelte, légèrement aplatie. Ils ont de longues antennes,
et leur corps fait l’effet d’une surface métallique
travaillée de reliefs, en particulier sur le pronotum; leur couleur est plus ou moins vive. Les
Donacies vivent sur les plantes des marais, dont
elles font leur nourriture.
Outre les Donacia, les Plateaumaris et les
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mandibules.
et légèrement plus petite. Leur corps est recouvert de longs et abondants piquants rigides qui
les font ressembler à des Porcs-épics en miniature.
En dépit de cet aspect, elles sont absolument
inoffensives.
Les Galérucinés font partie des Chrysomélidés les moins voyants, car leur presque totalité
ne présente que des teintes neutres: noir marron,
noisette; toutefois il existe des espèces aux couleurs métalliques.
Leurs exigences alimentaires sont analogues à
celles du reste de la famille, c’est-à-dire qu’elles
sont nuisibles aux cultures. Ces Insectes méritent
toutefois d’être mentionnés parce qu’ils comprennent un genre (Arima), qui présente des élytres
de dimensions réduites et, par conséquent, un
abdomen découvert, ce qui pourrait, à première
vue, provoquer une confusion avec les Meloe
(Coléoptères Hétéromères).
Les Chrysomélinés sont certainement les plus
beaux représentants de la famille; presque tous
offrent de vives couleurs contrastées, aux reflets
métalliques. C’est parmi eux qu’on trouve un
Insecte extrêmement redoutable puisqu’il s’agit
du Doryphore (Leptinotarsa decemlineata), véritable fléau de la pomme de terre. Ses coloris sont
relativement modestes. De nombreux Chrysomélinés émettent, pour se défendre, un liquide
d’odeur désagréable et contenant peut-être des
substances toxiques.
Un des groupes les plus nombreux parmi les
Chrysomélidés est celui des Cryptocéphalinés; la
longueur de ces Insectes va de deux à dix millimètres; leur coloration offre souvent des teintes
vives, parfois même pouvues de reflets métalliques. Leur aspect est celui d’un petit tonneau;
ils vivent sur différentes espèces d’arbres et sont
nombreux tant en montagne qu’en plaine. Au
moindre soupçon de danger, ils se laissent tomber
à terre où ils demeurent dans un état d’immobilité absolue.
Pour défendre ses oeufs, la femelle use de
ruses amusantes. Ces oeufs sont souvent déposés
isolément; après quoi la femelle (chez Cryptocephalus par exemple) les reprend l’un après l’autre, et les ayant placés dans une petite cavité
de l’abdomen, où elle les maintient avec ses pattes
de derrière, elle s’accroche à une branche avec
ses pattes de devant, tournant son abdomen vers
le haut. Puis elle commence à rouler lentement
l’oeuf en le recouvrant de petites paillettes d’excréments qu’elle émet périodiquement jusqu’à ce
qu’elle l’ait entièrement recouvert. Après quoi
l’oeuf est abandonné sur l’arbre.
Quant au genre Timarcha, il se compose, en
totalité, de grosses espèces globuleuses rappelant
par leur aspect les Pimélies de la famille des
Ténébrionidés.
Leur longueur varie de dix à vingt-cinq millimètres environ, et leur coloration est surtout
noire, ou bleu noir, avec des élytres lisses ou
peu plissées. On les connaît sous le nom vulgaire
de Crache-sang, qui leur a été donné en raison
de leur curieuse défense: quand on les dérange,
ils laissent suinter un liquide rouge rubis évoquant du sang.
Un autre groupe intéressant de Chrysomélidés
est constitué par le genre Lïlioceris, qui comprend
des espèces d’un rouge de laque dont les larves
sont mimétiques. Les larves de ces Coléoptères
s’attaquent à différentes espèces de Liliacées. Ces
Insectes y déposent leurs oeufs par paquets: dès
que les oeufs sont éclos, les petites larves se séparent et se mettent à dévorer les feuilles de la
plante qui leur donne asile. Jusque là, rien de
bien étrange, mais, sitôt la digestion de la larve
terminée, on observe un curieux phénomène: elle
relève l’extrémité de son abdomen et dépose ses
excréments sur son propre dos; au bout de quelques jours les larves sont ainsi pouvues d’une
singulière cuirasse protectrice. Sous cet abri, elles
continuent de ronger, et ne s’interrompent que
pour changer de peau. Arrivées au moment où
elles se transforment en nymphes, elles abandonnent la plante et s’enfoncent dans le sol où
elles se construisent une petite cellule ayant la
consistance du parchemin, et dans laquelle elles
subissent leur mue imaginale donnant naissance
aux adultes. Ces derniers ne sortiront qu’au printemps suivant.
Les Coléoptères les plus intéressants de toute
la famille des Chrysomélidés, en raison de leur
comportement, sont les Donacies (Donacia) et
genres voisins. Ce sont, en effet, les seuls Chrysomélidés ayant une vie aquatique. Leur longueur
est médiocre, leur forme allongée, svelte, légèrement aplatie. Ils ont de longues antennes,
et leur corps fait l’effet d’une surface métallique
travaillée de reliefs, en particulier sur le pronotum; leur couleur est plus ou moins vive. Les
Donacies vivent sur les plantes des marais, dont
elles font leur nourriture.
Outre les Donacia, les Plateaumaris et les
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