son pharynx; les autres, au contraire, se détachent
au bout d’un certain temps, et, par bourgeonnement, produisent de nouveaux individus; ceux-ci
sont sexués et sont appelés gonozoïdes. Ce sont
ces gonozoïdes qui produisent les oeufs, lesquels
seront à l’origine de nouveaux oozoïdes.
Il nous reste encore à parler des Salpes, qui
diffèrent des Dolioles par le fait que leurs anneaux
musculaires sont incomplets, ouverts précisément
vers la partie ventrale du corps. Mentionnons:
Salpa démocratie a-mucronata et Salpa maximaafricana.
Les Hémicordés
Les Hémicordés réunissent quelques animaux
bien peu connus du public et que certains de
leurs caractères font ranger parmi les Cordés, bien
que cette classification ne soit pas uniformément
acceptée. Nous avons dit qu’on tend de plus en
plus à les détacher des Procordés pour en faire
un embranchement spécial, celui des Stomocordés.
Une caractéristique commune à tous ces êtres est
la subdivision de leur corps en trois segments.
De plus, chez presque tous, on observe des fissures
branchiales et la présence d’une formation particulière que la plupart des zoologistes considèrent
comme un rudiment de corde dorsale.
Le plus connu de tous les Hémicordés est le
Balanoglosse d’un aspect typiquement vermiforme; mais ils comprennent d’autres animaux d’un
aspect totalement différent, rappelant celui des
Bryozoaires. C’est surtout en raison de cette différence d’aspect qu’on a divisé les Hémicordés en
Entéropneustes et Ptérobranches.
Parmi les Entéropneustes, les formes les plus
connues sont les Balanoglosses (Balanoglossus). Il
existe également les genres Glossobalanus et Ptychodera.
Le corps du Balanoglosse se divise en trois
segments très nets: le troisième représente les neuf
dixièmes de sa longueur totale.
Ces trois éléments sont appelés respectivement:
trompe ou proboscis, collier et tronc. Cette division se retrouve dans toute l’anatomie interne
de l’animal.
La fonction de la trompe est de servir d’organe
perforateur pour creuser des galeries dans le
sable: aussi est-elle pourvue intérieurement d’une
formation cartilagineuse qui lui donne une certaine consistance. Tout l’épiderme du Balanoglosse
est recouvert d’un épithélium cilié dans lequel
s’ouvrent de nombreuses glandes sécrétant une
matière visqueuse et collante sur laquelle viennent
adhérer les grains de sable qui forment de la
sorte, autour du corps de l’animal, une sorte de
gaine tubulaire. Les sexes sont toujours séparés;
il peut même exister chez les Balanoglosses un
certain dimorphisme sexuel. La fécondation est
toujours externe; suivant les espèces, le développement des oeufs obéit à des processus différents.
Les Ptérobranches ne comportent que deux
genres: Cephalodiscus et Rhabdopleura; bien que
leur aspect soit totalement différent de celui du
Balanoglosse, ils n’en ont pas moins avec lui un
bon nombre de caractères communs. Eux aussi ont'
le corps divisé en trois segments. Leur trompe a
des dimensions réduites, alors que du collier partent un certain nombre de bras très ramifiés, formant une sorte de couronne de tentacules au
sommet de l’animal. Ces deux genres vivent réunis
en colonies, et chaque individu ne mesure pas
plus de quelques millimètres.
On trouve Cephalodiscus dodecalophus à différentes profondeurs sur les fonds marins de nombreuses zones de l’hémisphère austral; on en a
rencontré des exemplaires de différentes espèces
dans le détroit de Magellan, le long des côtes de
Bornéo, des Célèbes, du Japon et de la Corée, et
dans les mers antarctiques. Alors que certaines
espèces vivent à la surface, d’autres ont été trouvées à des profondeurs notables.
Les Rhabdopleura, dont il n’existe probablement qu’une seule espèce: Rhabdopleura normanni, vivent à des profondeurs moyennes sur les côtes
de la Norvège, des îles Shetland, du golfe de
Biscaye, des Açores, et jusqu’en Indonésie et autour de l’Australie.
Les Ascidies composées constituent un des spectacles les plus curieux qui soient sur les fonds marins. Ces colonies peuvent présenter des formes
différentes, mais chacune de celles-ci est caractéristique de l’espèce.
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au bout d’un certain temps, et, par bourgeonnement, produisent de nouveaux individus; ceux-ci
sont sexués et sont appelés gonozoïdes. Ce sont
ces gonozoïdes qui produisent les oeufs, lesquels
seront à l’origine de nouveaux oozoïdes.
Il nous reste encore à parler des Salpes, qui
diffèrent des Dolioles par le fait que leurs anneaux
musculaires sont incomplets, ouverts précisément
vers la partie ventrale du corps. Mentionnons:
Salpa démocratie a-mucronata et Salpa maximaafricana.
Les Hémicordés
Les Hémicordés réunissent quelques animaux
bien peu connus du public et que certains de
leurs caractères font ranger parmi les Cordés, bien
que cette classification ne soit pas uniformément
acceptée. Nous avons dit qu’on tend de plus en
plus à les détacher des Procordés pour en faire
un embranchement spécial, celui des Stomocordés.
Une caractéristique commune à tous ces êtres est
la subdivision de leur corps en trois segments.
De plus, chez presque tous, on observe des fissures
branchiales et la présence d’une formation particulière que la plupart des zoologistes considèrent
comme un rudiment de corde dorsale.
Le plus connu de tous les Hémicordés est le
Balanoglosse d’un aspect typiquement vermiforme; mais ils comprennent d’autres animaux d’un
aspect totalement différent, rappelant celui des
Bryozoaires. C’est surtout en raison de cette différence d’aspect qu’on a divisé les Hémicordés en
Entéropneustes et Ptérobranches.
Parmi les Entéropneustes, les formes les plus
connues sont les Balanoglosses (Balanoglossus). Il
existe également les genres Glossobalanus et Ptychodera.
Le corps du Balanoglosse se divise en trois
segments très nets: le troisième représente les neuf
dixièmes de sa longueur totale.
Ces trois éléments sont appelés respectivement:
trompe ou proboscis, collier et tronc. Cette division se retrouve dans toute l’anatomie interne
de l’animal.
La fonction de la trompe est de servir d’organe
perforateur pour creuser des galeries dans le
sable: aussi est-elle pourvue intérieurement d’une
formation cartilagineuse qui lui donne une certaine consistance. Tout l’épiderme du Balanoglosse
est recouvert d’un épithélium cilié dans lequel
s’ouvrent de nombreuses glandes sécrétant une
matière visqueuse et collante sur laquelle viennent
adhérer les grains de sable qui forment de la
sorte, autour du corps de l’animal, une sorte de
gaine tubulaire. Les sexes sont toujours séparés;
il peut même exister chez les Balanoglosses un
certain dimorphisme sexuel. La fécondation est
toujours externe; suivant les espèces, le développement des oeufs obéit à des processus différents.
Les Ptérobranches ne comportent que deux
genres: Cephalodiscus et Rhabdopleura; bien que
leur aspect soit totalement différent de celui du
Balanoglosse, ils n’en ont pas moins avec lui un
bon nombre de caractères communs. Eux aussi ont'
le corps divisé en trois segments. Leur trompe a
des dimensions réduites, alors que du collier partent un certain nombre de bras très ramifiés, formant une sorte de couronne de tentacules au
sommet de l’animal. Ces deux genres vivent réunis
en colonies, et chaque individu ne mesure pas
plus de quelques millimètres.
On trouve Cephalodiscus dodecalophus à différentes profondeurs sur les fonds marins de nombreuses zones de l’hémisphère austral; on en a
rencontré des exemplaires de différentes espèces
dans le détroit de Magellan, le long des côtes de
Bornéo, des Célèbes, du Japon et de la Corée, et
dans les mers antarctiques. Alors que certaines
espèces vivent à la surface, d’autres ont été trouvées à des profondeurs notables.
Les Rhabdopleura, dont il n’existe probablement qu’une seule espèce: Rhabdopleura normanni, vivent à des profondeurs moyennes sur les côtes
de la Norvège, des îles Shetland, du golfe de
Biscaye, des Açores, et jusqu’en Indonésie et autour de l’Australie.
Les Ascidies composées constituent un des spectacles les plus curieux qui soient sur les fonds marins. Ces colonies peuvent présenter des formes
différentes, mais chacune de celles-ci est caractéristique de l’espèce.
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