Roche sous-marine tapissée d’une colonie de Botrylles. Les colonies de Botrylles sont formées d’un grand nombre
d’individus enrobés dans une masse gélatineuse commune constituée par leurs tuniques.
dans toutes les directions. L’appareil circulatoire
de l’Amphioxus est des plus simples. Il n’y a pas
en effet de véritable cœur, et ce sont les gros
vaisseaux qui sont contractiles.
Les sexes sont séparés, mais il est impossible
de distinguer le mâle de la femelle en s’appuyant
uniquement sur l’examen de leur aspect extérieur. Les organes génitaux sont constitués par
de nombreuses formations glandulaires disposées
métamériquement sur les deux côtés du corps et
faisant saillie dans la chambre péribranchiale.
Chez les Asymmetron, toutefois, on ne les trouve
que sur le côté gauche. Comme il n’existe pas de
conduits génitaux, les éléments germinatifs sont
simplement libérés dans la chambre péribranchiale, et sortent par son ouverture ventrale. Les
œuf sont petits: leur diamètre est d’environ un
dixième de millimètre. Il est très facile de suivre, avec ces œufs, les différentes phases du développement embryonnaire.
On a récemment découvert (en 1946) un fossile
silurien: Jamoytius kerwoodi, qu’il faut certainement inscrire parmi les Céphalocordés. Il est donc
certain que des représentants de ces Procordés
existaient déjà à l’époque paléozoïque; c’est de
lui que descendent les Céphalocordés actuels, peu
différents des simples formes ancestrales, et la
branche, infiniment florissante, qui devait atteindre son point culminant avec les Vertébrés.
Les Urocordés ou Tuniciers
Les représentants les plus connus des Tuniciers sont les Ascidies qu’on trouve très fréquemment sur les rochers immergés du bord de la
mer. Mais en dehors des Ascidies fixées, c’est-àdire d’animaux typiquement benthoniques, les
Urocordés comprennent aussi différentes formes
pélagiques, c’est-à-dire nageant librement; telles
sont les Appendiculaires, les Salpes, les Dolioles
et d’autres encore.
La caractéristique essentielle de tous ces animaux est d’avoir la corde dorsale localisée uniquement dans la région caudale; or cette région
caudale n’existe qu’au cours de la période larvaire; elle disparaît, ainsi que la corde dorsale,
quand l’animal devient adulte. Un autre de leurs
caractères typiques est la présence d’un revêtement cutané qui prend le nom de « tunique »,
constitué par une substance semblable à la cellulose, et qu’on nomme « tunicine ». De plus, contrairement à ce qu’on peut observer chez tous les
autres Cordés, il n’existe, chez ces animaux, aucune trace de métamérisation, et le cœlome se
réduit à la simple cavité du péricarde. En définitive, toute l’organisation de ces animaux
est extraordinairement rudimentaire; ainsi, par
exemple, leur appareil circulatoire est de type
lacunaire, les vaisseaux font défaut; quant au
système nerveux, il se réduit le plus souvent à
un ganglion. On peut dire aussi, d’une façon
générale, qu’il serait impossible de classer la
majeure partie de ces animaux parmi les Urocordés si l’on ne considérait que leur structure à
l’âge adulte; en effet, les affinités qu’ils présentent avec les caractères fondamentaux du type
Cordé ne peuvent être mises en évidence que
si l’on connaît toute la vie de chacun d’entre eux
puisque beaucoup de structures importantes, et
en particulier la notocorde, se perdent la plupart du temps au cours du développement. Il
existe aussi un autre caractère qu’on peut considérer comme exceptionnel chez des animaux
placés aussi haut que les Cordés dans l’échelle
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