Hémichromis à deux taches (”Hemichromis bimaculatus”). Le corps est d’une teinte rougeâtre; l’opercule porte une
tache noir bleuté et verte, et la base de la queue porte une tache noire ourlée d’orangé.
autres: les Combattants, les Poissons de paradis et
les Gouramis. Tous ces Poissons possèdent, de chaque côté de la tête, au-dessus des cavités branchiales, une chambre contenant un labyrinthe de
lamelles osseuses revêtues de tissus mous, particulièrement riches en vaisseaux sanguins. Comme
ces chambres communiquent non seulement avec
les cavités branchiales, mais encore avec le pharynx, le Poisson peut gober les bulles d’air qui se
forment à la surface. C’est à cause de cette structure particulière que les Anabantidés sont encore
appelés « Labyrinthicés ».
Le plus beau et le plus connu des représentants
de cette famille est sans aucun doute le Combattant (Betta splendens, Betta pugnas); dans ses
pays d’origine: Thaïlande, Siam et Cochinchine, on
le trouve dans presque toutes les eaux calmes ou
stagnantes. Ses formes, robustes et allongées, sont
embellies par le développement des nageoires impaires qui, surtout chez les mâles, peuvent devenir très grandes et ondoyantes. Le corps ne dépasse pas 5 ou 6 cm. de long. Lçi coloration est
très variable: bleu violacé, ou rouge mêlé de vert
bleuté, ou d’un violet tacheté de vert, ou encore
d’un rouge à reflets métalliques; les nageoires sont
rouges, vertes ou bleues, se nuançant, sur les bords,
de tons dégradés qui offrent une grande diversité.
Bien entendu, ces couleurs prennent tout leur
éclat, surtout chez les mâles, à la saison des
amours ou pendant l’excitation des combats qu’ils
se livrent entre eux.
Ces Poissons se reproduisent très facilement en
captivité où ils exigent une température assez élevée (25-28°). La préparation du nid et les parades
nuptiales sont fort intéressantes. Le mâle désireux
de s’unir à une femelle gagne la surface et happe
une petite bulle d’air; après l’avoir enrobée d’un
voile de mucus, il la rejette dans la partie du
bassin où il trouve de la végétation flottante. En
peu de temps, il édifie de cette façon un amas
d’écume mesurant 8 ou 10 cm. de diamètre sur
quelques centimètres d’épaisseur. Si l’on met alors
dans l’aquarium une femelle prête pour les noces,
on voit le couple se livrer à toute une série de
gracieuses évolutions: le mâle, paré de ses plus
vives couleurs, tourne autour de la femelle, la
saisit et la tient pour ainsi dire « embrassée » dans
ses longues nageoires, tout en arquant le corps
avec élégance. La femelle se renverse alors sur le
dos et pond quelques oeufs que le mâle féconde
aussitôt. Les oeufs sont assez lourds et tombent
immédiatement vers le fond; mais le couple s’empresse de les happer pour aller les rejeter sous
le nid de façon à ce qu’ils restent fixés à l’écume
flottante. Les jeux nuptiaux peuvent durer plusieurs heures, et les oeufs sont alors au nombre
de deux ou trois cents. Il est recommandé d’enlever la femelle et de laisser au mâle le soin de
veiller seul sur la couvée.
C’est à la même famille des Anabantidés qu’appartiennent les Macropodes ou Poissons de paradis
(Macropodus viridi-auratus, Macropodus chinensis)
vivant dans les eaux douces et au courant lent de
la Chine méridionale, de la Cochinchine, de Formose et de la Corée; ils ont un caractère très
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