L’Antarctique vu de profil
Coupe transversale de l’ouest de l’océan Antarctique depuis la banquise de Ronne jusqu à celle de Ross
Hauteur (m)
3000 -
2000
1000
° r
-1000 f
-2000
-3000
-4000
-5000 —
Banquise de Ronne
Montagnes
Ellsworth
Fosse subglaciaire
de Bentley
île
Roosevelt
Banquise de Ross
Dans l’Antarctique, la banquise Larsen A s’est
effondrée en 1995, suivie en février-mars 2003 par celle
de Larsen B. Le navire britannique de recherches
scientifiques RRS James Clark Ross s’est frayé un
chemin au milieu d’une armada d’icebergs pour
recueillir des carottes de glace. Selon David Vaughan,
glaciologue de l’équipe de chercheurs britanniques,
il est difficile de croire qu’une couche de glace de
500 milliards de tonnes ait pu se désintégrer
en moins d’un mois.
La couche de glace située en Antarctique occidental
est depuis longtemps un sujet de préoccupation pour
les scientifiques, car sa partie la plus importante se
trouve au-dessous du niveau de la mer. Elle risque
de s’effondrer rapidement, entraînant une montée
des eaux de 5 m sur l’ensemble de la planète
et l’inondation de grandes villes.
Le glacier de Pine Island, le plus grand de l’ouest de
l’Antarctique, diminue de plus en plus vite depuis 1970,
puisqu’il a perdu 25 % de sa masse. Actuellement,
sa fonte est encore plus rapide.
L’Arctique vu de profil
Coupe transversale de l’océan Arctique depuis le nord-ouest du Canada jusqu’au nord-ouest de la Russie
Hauteur (m)
~ '
3000
2000
1000
0
-1000
-2000
-3000
-4000
-5000
Canada
Mer de Barents
Bassin
canadien
Bassin
de Nansen
Bassin
d’Amundsen
Pôle
Dorsale Alpha Nord
Mer de Beaufort
Fédération
de Russie
Si tout le Groenland fondait, le niveau des océans
s’élèverait de 7 m. Avant d’en arriver là,
plusieurs siècles devraient s’être écoulés.
Néanmoins, à l’heure actuelle, les principaux
glaciers du Groenland sont déjà en recul et
fondent de plus en plus vite, ce qui suggère que
le phénomène tant redouté a bien commencé.
La partie qui fond à la surface de la calotte
glaciaire gagne elle aussi en importance,
alimentant les rivières et les lacs pendant les
mois d’été.
Dans l’océan Arctique, l’étendue de la couverture
de glace a diminué de 15 à 20 % au cours des
trente dernières années. La plus grande fonte
a été enregistrée en septembre 2005.
Les climatologues prévoient une disparition
totale de la glace de mer au cours de ce siècle,
ce qui serait désastreux pour les animaux comme
les ours polaires. Pendant l’été 2005, plusieurs
d’entre eux se seraient noyés au large de l’Alaska.
La banquise ayant trop reculé, ils ne seraient
pas parvenus à l’atteindre à la nage.
La couverture neigeuse a diminué de 10 % au
cours des trente dernières années, et la hausse
des précipitations provoque la crue des fleuves.
Il y moins de glace sur les rivières et les lacs.
La saison où l’eau est gelée dure donc trois
semaines de moins que par le passé à certains
endroits. Le pergélisol fond sur de vastes
étendues, déstabilisant les forêts et les
habitations. Au Canada, le peuple Inuit signale
une diminution de la glace et un climat
imprévisible, ainsi que l’apparition d’oiseaux
et de poissons venus du Sud, qu’il n’avait
jamais vus jusqu’alors.
Coupe transversale de l’ouest de l’océan Antarctique depuis la banquise de Ronne jusqu à celle de Ross
Hauteur (m)
3000 -
2000
1000
° r
-1000 f
-2000
-3000
-4000
-5000 —
Banquise de Ronne
Montagnes
Ellsworth
Fosse subglaciaire
de Bentley
île
Roosevelt
Banquise de Ross
Dans l’Antarctique, la banquise Larsen A s’est
effondrée en 1995, suivie en février-mars 2003 par celle
de Larsen B. Le navire britannique de recherches
scientifiques RRS James Clark Ross s’est frayé un
chemin au milieu d’une armada d’icebergs pour
recueillir des carottes de glace. Selon David Vaughan,
glaciologue de l’équipe de chercheurs britanniques,
il est difficile de croire qu’une couche de glace de
500 milliards de tonnes ait pu se désintégrer
en moins d’un mois.
La couche de glace située en Antarctique occidental
est depuis longtemps un sujet de préoccupation pour
les scientifiques, car sa partie la plus importante se
trouve au-dessous du niveau de la mer. Elle risque
de s’effondrer rapidement, entraînant une montée
des eaux de 5 m sur l’ensemble de la planète
et l’inondation de grandes villes.
Le glacier de Pine Island, le plus grand de l’ouest de
l’Antarctique, diminue de plus en plus vite depuis 1970,
puisqu’il a perdu 25 % de sa masse. Actuellement,
sa fonte est encore plus rapide.
L’Arctique vu de profil
Coupe transversale de l’océan Arctique depuis le nord-ouest du Canada jusqu’au nord-ouest de la Russie
Hauteur (m)
~ '
3000
2000
1000
0
-1000
-2000
-3000
-4000
-5000
Canada
Mer de Barents
Bassin
canadien
Bassin
de Nansen
Bassin
d’Amundsen
Pôle
Dorsale Alpha Nord
Mer de Beaufort
Fédération
de Russie
Si tout le Groenland fondait, le niveau des océans
s’élèverait de 7 m. Avant d’en arriver là,
plusieurs siècles devraient s’être écoulés.
Néanmoins, à l’heure actuelle, les principaux
glaciers du Groenland sont déjà en recul et
fondent de plus en plus vite, ce qui suggère que
le phénomène tant redouté a bien commencé.
La partie qui fond à la surface de la calotte
glaciaire gagne elle aussi en importance,
alimentant les rivières et les lacs pendant les
mois d’été.
Dans l’océan Arctique, l’étendue de la couverture
de glace a diminué de 15 à 20 % au cours des
trente dernières années. La plus grande fonte
a été enregistrée en septembre 2005.
Les climatologues prévoient une disparition
totale de la glace de mer au cours de ce siècle,
ce qui serait désastreux pour les animaux comme
les ours polaires. Pendant l’été 2005, plusieurs
d’entre eux se seraient noyés au large de l’Alaska.
La banquise ayant trop reculé, ils ne seraient
pas parvenus à l’atteindre à la nage.
La couverture neigeuse a diminué de 10 % au
cours des trente dernières années, et la hausse
des précipitations provoque la crue des fleuves.
Il y moins de glace sur les rivières et les lacs.
La saison où l’eau est gelée dure donc trois
semaines de moins que par le passé à certains
endroits. Le pergélisol fond sur de vastes
étendues, déstabilisant les forêts et les
habitations. Au Canada, le peuple Inuit signale
une diminution de la glace et un climat
imprévisible, ainsi que l’apparition d’oiseaux
et de poissons venus du Sud, qu’il n’avait
jamais vus jusqu’alors.
