Une terre en mouvement
L’écorce terrestre est divisée en huit grandes plaques. Il s’agit des plaques
africaine, eurasiatique, indo-australienne, pacifique, nord-américaine,
sud-américaine, de Nazca et antarctique. Il en existe aussi de moins
importantes comme celles des Cocos, des Caraïbes, des Philippines, de
Scotia et l’arabique, ainsi que des microplaques et des fragments
d’anciennes plaques qui ont aujourd’hui disparu. Sur les schémas
ci-contre, les flèches à la limite des plaques indiquent la direction de leur
dérive. Les roches situées de part et d’autre de cette frontière sont serrées
comme un étau. Lorsque les plaques se déplacent brusquement, elles
provoquent une secousse et un relâchement de cette pression. Ces
secousses font bouger la surface de la Terre et la font trembler.
Les tremblements de terre sont des phénomènes très courants. Les
numéros qui figurent sur la carte page 15 en localisent treize, d’une
magnitude supérieure à 4 sur l’échelle de Richter et survenus le même
jour : le 5 mars 2006. En i960, un tremblement de terre de magnitude 9,5
frappa le Chili, mais le plus meurtrier des temps modernes, de
magnitude 9, est celui qui eut lieu le 26 décembre 2004 sous l’océan
Indien, à environ 160 km à l’ouest de la partie nord de Sumatra et à
quelque 30 km des fonds marins. Le plancher océanique se souleva
de 13 m le long de la frontière des plaques de Burma et indo-australienne,
sur une distance de plus de 500 km. Ce soudain changement engendra
une vague de grande longueur d’onde, qui se propagea à une vitesse
supérieure à 800 km par heure. Quand elle atteignit les eaux peu
profondes bordant les côtes, elle ralentit, mais donna naissance à des
vagues immenses que l’on désigne par le terme japonais « tsunamis ».
Plus de 220 000 personnes perdirent la vie au cours de la catastrophe.
Voir aussi pages 32 et 33.
Les plaques peuvent diverger, converger ou glisser l’une contre l’autre
dans des directions opposées. Lorsqu’elles s’éloignent des dorsales
océaniques, leur limite est dite constructrice. En effet, des roches
mantelliques chaudes s’élèvent alors à la surface pour combler le vide
laissé par les deux plaques qui se sont écartées et, en refroidissant et en se
solidifiant, forment une nouvelle croûte. Lorsque deux plaques entrent en
collision, leur limite est dite destructrice. Si elles sont océaniques, les
roches de l’une d’elles glissent sous celles de l’autre, entraînant la
formation d’arcs insulaires. On parle alors de subduction car les roches
plongent dans le manteau de la Terre. Quand ce sont deux plaques
continentales qui entrent en collision, elles s’enfoncent toutes les deux,
mais leur surface se déforme pour donner naissance à des montagnes.
Enfin, la limite est conservatrice lorsque les plaques coulissent les unes à
côté des autres le long d’une faille transformante, sans création ou
destruction d’écorce terrestre.
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