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Répartition géographique : formations d'eaux chaudes apparentées à des
peuplements tropicaux, les constructions à Vermets sont assez rares sur les côtes de
Méditerranée occidentale. Le refroidissement hivernal des eaux de surface et
l'influence du Mistral empêchent le développement des Dendropoma le long des
côtes du golfe du Lion et de la Côte d'Azur française. On les voit en revanche
apparaître dans le Cap Corse et, avec une répartition curieusement fragmentaire, le
long des côtes occidentales de Corse. L'étude fine de leur répartition, associée à une
étude thermique par télédétection, pourrait apporter des précisions sur les
mouvements des eaux de surface en Méditerranée occidentale. La formation la
mieux décrite, malheureusement disparue est celle d'Albo dans le Cap Corse décrite
par Roger MOLINIER, elle a été recouverte dans les années 1960-1970 par une forte
épaisseur de sables résultant de l'exploitation de la mine d'amiante de Canari. Nos
recherches n'ont montré jusqu'à présent que des bourrelets de très faible taille
répartis de façon irrégulière sur les côtes occidentales de Corse.
En Méditerranée orientale la limite septentrionale des formations à
Vermets est encore mal connue, le développement maximum se faisant sur les
côtes de Crète, de Turquie, de Syrie, du Liban et d'Israël (KELLETAT, 1979 ; FEVRET
et SANLAVILLE, 1966 ; SAFRIEL, 1974 ; ZIMMERMANN, 1980) En mer Égée et en
Adriatique, elle semble remonter plus au Nord sur les côtes orientales que sur les
côte occidentales. Sur les rives africaines de Méditerranée leur répartition exacte est
encore très mal connue, sauf en Tunisie (MOLINIER et PICARD, 1953, 1954).
c) Le Bourrelet à Corallina elongata (Fig. 15)
Décrite du Cap Corse par Roger MOLINIER (1955), cette bioconstruction
intéressante et très répandue n'a fait l'objet, malgré son intérêt, d'aucune étude
générale et est certainement passée inaperçue dans une grande partie de son aire de
répartition.
Agent biologique : la corniche à Corallines est formée par l'accumulation
des couches basales encroûtantes d'une rhodophycée Corallinacée branchue et
articulée, Corallina élongata. D'autres composants animaux et végétaux s'y
observent, tels la Corallinacée Lithothamnion lenormandi et le foraminifère
Miniacina miniacea.
Zonation : la corniche à Corallines se développe sur les parois rocheuses
verticales, le plus souvent ombragées, à des profondeurs allant de la surface à
quelques mètres. Il s'agit donc d'une formation infralittorale liée aux parois
ombragées et battues proches de la surface.
Morphologie : contrairement aux formations superficielles, la corniche à
Corallines ne forme pas un bourrelet unique mais une série de bourrelets parallèles
les uns aux autres. Cependant la forme n'est pas toujours allongées et des
constructions sphéroïdales peuvent s'observer.
Très souvent, la corniche supérieure se situe immédiatement au dessous et
à l'ombre de la corniche médiolittorale à Lithophyllum lichenoides.
Répartition géographique : formations d'eaux chaudes apparentées à des
peuplements tropicaux, les constructions à Vermets sont assez rares sur les côtes de
Méditerranée occidentale. Le refroidissement hivernal des eaux de surface et
l'influence du Mistral empêchent le développement des Dendropoma le long des
côtes du golfe du Lion et de la Côte d'Azur française. On les voit en revanche
apparaître dans le Cap Corse et, avec une répartition curieusement fragmentaire, le
long des côtes occidentales de Corse. L'étude fine de leur répartition, associée à une
étude thermique par télédétection, pourrait apporter des précisions sur les
mouvements des eaux de surface en Méditerranée occidentale. La formation la
mieux décrite, malheureusement disparue est celle d'Albo dans le Cap Corse décrite
par Roger MOLINIER, elle a été recouverte dans les années 1960-1970 par une forte
épaisseur de sables résultant de l'exploitation de la mine d'amiante de Canari. Nos
recherches n'ont montré jusqu'à présent que des bourrelets de très faible taille
répartis de façon irrégulière sur les côtes occidentales de Corse.
En Méditerranée orientale la limite septentrionale des formations à
Vermets est encore mal connue, le développement maximum se faisant sur les
côtes de Crète, de Turquie, de Syrie, du Liban et d'Israël (KELLETAT, 1979 ; FEVRET
et SANLAVILLE, 1966 ; SAFRIEL, 1974 ; ZIMMERMANN, 1980) En mer Égée et en
Adriatique, elle semble remonter plus au Nord sur les côtes orientales que sur les
côte occidentales. Sur les rives africaines de Méditerranée leur répartition exacte est
encore très mal connue, sauf en Tunisie (MOLINIER et PICARD, 1953, 1954).
c) Le Bourrelet à Corallina elongata (Fig. 15)
Décrite du Cap Corse par Roger MOLINIER (1955), cette bioconstruction
intéressante et très répandue n'a fait l'objet, malgré son intérêt, d'aucune étude
générale et est certainement passée inaperçue dans une grande partie de son aire de
répartition.
Agent biologique : la corniche à Corallines est formée par l'accumulation
des couches basales encroûtantes d'une rhodophycée Corallinacée branchue et
articulée, Corallina élongata. D'autres composants animaux et végétaux s'y
observent, tels la Corallinacée Lithothamnion lenormandi et le foraminifère
Miniacina miniacea.
Zonation : la corniche à Corallines se développe sur les parois rocheuses
verticales, le plus souvent ombragées, à des profondeurs allant de la surface à
quelques mètres. Il s'agit donc d'une formation infralittorale liée aux parois
ombragées et battues proches de la surface.
Morphologie : contrairement aux formations superficielles, la corniche à
Corallines ne forme pas un bourrelet unique mais une série de bourrelets parallèles
les uns aux autres. Cependant la forme n'est pas toujours allongées et des
constructions sphéroïdales peuvent s'observer.
Très souvent, la corniche supérieure se situe immédiatement au dessous et
à l'ombre de la corniche médiolittorale à Lithophyllum lichenoides.
