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La protection de l'avifaune littorale méditerranéenne implique en outre la
protection des zones humides côtières (tableau 3) ainsi que des couloirs de
migration (Fig. 36).
D. INVENTAIRE ET BILAN DES AIRES MÉDITERRANÉENNES PROTÉGÉES
Le tableau 3 et la figure 37 représentent les principales aires littorales et
marines protégées en Méditerranée. N'ont été retenues que les aires couvrant au
moins 500 hectares dans le domaine terrestre ce qui élimine de nombreux petits
biotopes néanmoins en réserve. Cette liste ne comprend pas en particulier du fait de
leur taille souvent réduite divers sites intégrés dans le cadre de la convention de
Ramsar 2 ainsi que la plupart des sites du Conservatoire du Littoral de notre pays.
L'étude de la figure 37 met en évidence la grande faiblesse de la conservation pour
les zones côtières et marines malgré le fait que la plupart des pays riverains
possèdent des biotopes de ce type d'une exceptionnelle valeur écologique et donc de
grand intérêt scientifique qu'il serait nécessaire de délimiter et de conserver.
Cette illustre à la fois l'insuffisance des zones protégées marines et côtières
ainsi que l'hétérogénéité de leur répartition.
- Sur 135 aires inventoriées par le Centre de Salambo du P AM (Programme
d'Action pour la Méditerranée), 80, soit 59 % couvrent au total (partie terrestre et
marine) moins de 500 hectares ; 18, soit 13 %, moins de 2000 hectares.
- Seulement trois pays : la France, l'Italie et la Yougoslavie, possèdent au
moins dix aires littorales méditerranéennes protégées. A l'opposé, dix Etats, dont
certains comptent plusieurs milliers de km de côtes méditerranéennes ont jusqu'à
présent créé moins de cinq réserves littorales !
A ce titre l'examen des Réserves de Biosphère est particulièrement
révélateur (Figure 38).
L'Espagne qui cependant arrive en tête pour les Réserves de Biosphère
(500 000 ha en tout) n'en possède encore aucune en zone littorale.
La France ne possède qu'une seule réserve de Biosphère littorale en
méditerranée avec la Réserve Naturelle de Camargue. En Italie n'existent que deux
petites Réserves de Biosphère qui ne remplissent pas la majorité des fonctions
inhérentes à ce concept (Figure 39) lequel pourrait cependant trouver dans ce pays
d'importantes applications.
Toutefois, ces formations végétales par leur situation spatiale liées à la nature de leur biotope, sont
particulièrement exposées au phénomène des embruns toxiques mis en évidence pour la première fois
sur la côte marseillaise mais dont l'extension est certainement beaucoup plus importante et va bien au
elà des seules zones urbaines littorales,...
La protection de l'avifaune littorale méditerranéenne implique en outre la
protection des zones humides côtières (tableau 3) ainsi que des couloirs de
migration (Fig. 36).
D. INVENTAIRE ET BILAN DES AIRES MÉDITERRANÉENNES PROTÉGÉES
Le tableau 3 et la figure 37 représentent les principales aires littorales et
marines protégées en Méditerranée. N'ont été retenues que les aires couvrant au
moins 500 hectares dans le domaine terrestre ce qui élimine de nombreux petits
biotopes néanmoins en réserve. Cette liste ne comprend pas en particulier du fait de
leur taille souvent réduite divers sites intégrés dans le cadre de la convention de
Ramsar 2 ainsi que la plupart des sites du Conservatoire du Littoral de notre pays.
L'étude de la figure 37 met en évidence la grande faiblesse de la conservation pour
les zones côtières et marines malgré le fait que la plupart des pays riverains
possèdent des biotopes de ce type d'une exceptionnelle valeur écologique et donc de
grand intérêt scientifique qu'il serait nécessaire de délimiter et de conserver.
Cette illustre à la fois l'insuffisance des zones protégées marines et côtières
ainsi que l'hétérogénéité de leur répartition.
- Sur 135 aires inventoriées par le Centre de Salambo du P AM (Programme
d'Action pour la Méditerranée), 80, soit 59 % couvrent au total (partie terrestre et
marine) moins de 500 hectares ; 18, soit 13 %, moins de 2000 hectares.
- Seulement trois pays : la France, l'Italie et la Yougoslavie, possèdent au
moins dix aires littorales méditerranéennes protégées. A l'opposé, dix Etats, dont
certains comptent plusieurs milliers de km de côtes méditerranéennes ont jusqu'à
présent créé moins de cinq réserves littorales !
A ce titre l'examen des Réserves de Biosphère est particulièrement
révélateur (Figure 38).
L'Espagne qui cependant arrive en tête pour les Réserves de Biosphère
(500 000 ha en tout) n'en possède encore aucune en zone littorale.
La France ne possède qu'une seule réserve de Biosphère littorale en
méditerranée avec la Réserve Naturelle de Camargue. En Italie n'existent que deux
petites Réserves de Biosphère qui ne remplissent pas la majorité des fonctions
inhérentes à ce concept (Figure 39) lequel pourrait cependant trouver dans ce pays
d'importantes applications.
Toutefois, ces formations végétales par leur situation spatiale liées à la nature de leur biotope, sont
particulièrement exposées au phénomène des embruns toxiques mis en évidence pour la première fois
sur la côte marseillaise mais dont l'extension est certainement beaucoup plus importante et va bien au
elà des seules zones urbaines littorales,...
