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Le récif-barrière de la baie de Port-Cros (Var), situé dans un Parc National,
pourrait être considéré comme protégé depuis 1963. En fait, il a été montré, en
fonction de documents photographiques anciens, puis d'observations effectuées
depuis 1952, que ce récif n'a cessé de se dégrader (AUGIER et BOUDOURESQUE,
1970a ; BOUDOURESQUE et al., 1975, 1980) (Fig. 25). La pollution de la baie et peutêtre sourtout sa sur-fréquentation par les plaisanciers en sont responsables ; plus de
200 bateaux ont été dénombrés dans la baie en une seule journée du mois d'août ;
outre la pollution engendrée par ce véritable village flottant, jusqu'en 1981, de
nombreux plaisanciers surestimaient la profondeur et venaient s'échouer sur le
récif-barrière ; d'autres y étaient poussés par le vent à la suite d'une erreur de
manoeuvre ou en raison d'un mauvais mouillage ; pour se dégager, ils
contribuaient à éroder le récif (AUGIER et BOUDOURESQUE, 1970a). Depuis 1981,
une ligne de bouées protège la baignade dans le fond de la baie de Port-Cros, et par la
même occasion le récif-barrière contre l'érosion par les bateaux de plaisance.
BOUDOURESQUE et al. (1975) se demandaient si ce qui restait du récif-barrière
n'était pas irrémédiablement condamné : sa situation dans une petite baie occupée
par un port et consacrée en grande partie au mouillage pourrait rendre vaine toute
tentative de protection. AUGIER et NIER! (1988) ont toutefois noté une stabilisation
de la situation, et même localement le développement du récif.
e) Mesures de protection :
Posidonia oceanica est une espèce protégée en France (décret n° 111 NC du
20 janvier 1982, J. O. du 13 mai 1982 ; complété par l'arrêté ministériel du 19 juillet
1988, J. O. du 9 août 1988) : "Afin de prévenir la disparition d'espèces végétales
menacées et de permettre la conservation des biotopes correspondants, il est interdit
en tout temps et sur tout le territoire national de détruire, de colporter, de mettre en
vente, de vendre ou d'acheter et d'utiliser tout ou partie des spécimens sauvages"
de cette espèce. Par ailleurs, le décret n° 89-694 du 20 novembre 1989 stipule que
"sont préservés, dès lors qu'ils constituent un site ou un paysage remarquable ou
caractéristique du patrimoine naturel et culturel du littoral, sont nécessaires au
maintien des équilibres biologiques ou présentent un intérêt écologique, (...) les
milieux abritant des concentrations naturelles d'espèces animales ou végétales
telles que les herbiers...".
Dans le volet "Méditerranée" du document final adopté par la CSCE
(Conférence pour la Sécurité et la Coopération en Europe, Paris, 1990) figure l'alinea
suivant : "Les signataires de la Convention de Barcelone se sont engagés à adopter
toutes les mesures appropriées pour la protection des peuplements de Posidonia
oceanica et de toutes les autres phanérogames marines qui constituent des végétaux
essentiels de 1 écosystème méditerranéen, et à contrôler et réglementer la pêche au
chalut et les autres activités entraînant la destruction des Posidonia et de toutes les
autres phanérogames marines".
Le récif-barrière de la baie de Port-Cros (Var), situé dans un Parc National,
pourrait être considéré comme protégé depuis 1963. En fait, il a été montré, en
fonction de documents photographiques anciens, puis d'observations effectuées
depuis 1952, que ce récif n'a cessé de se dégrader (AUGIER et BOUDOURESQUE,
1970a ; BOUDOURESQUE et al., 1975, 1980) (Fig. 25). La pollution de la baie et peutêtre sourtout sa sur-fréquentation par les plaisanciers en sont responsables ; plus de
200 bateaux ont été dénombrés dans la baie en une seule journée du mois d'août ;
outre la pollution engendrée par ce véritable village flottant, jusqu'en 1981, de
nombreux plaisanciers surestimaient la profondeur et venaient s'échouer sur le
récif-barrière ; d'autres y étaient poussés par le vent à la suite d'une erreur de
manoeuvre ou en raison d'un mauvais mouillage ; pour se dégager, ils
contribuaient à éroder le récif (AUGIER et BOUDOURESQUE, 1970a). Depuis 1981,
une ligne de bouées protège la baignade dans le fond de la baie de Port-Cros, et par la
même occasion le récif-barrière contre l'érosion par les bateaux de plaisance.
BOUDOURESQUE et al. (1975) se demandaient si ce qui restait du récif-barrière
n'était pas irrémédiablement condamné : sa situation dans une petite baie occupée
par un port et consacrée en grande partie au mouillage pourrait rendre vaine toute
tentative de protection. AUGIER et NIER! (1988) ont toutefois noté une stabilisation
de la situation, et même localement le développement du récif.
e) Mesures de protection :
Posidonia oceanica est une espèce protégée en France (décret n° 111 NC du
20 janvier 1982, J. O. du 13 mai 1982 ; complété par l'arrêté ministériel du 19 juillet
1988, J. O. du 9 août 1988) : "Afin de prévenir la disparition d'espèces végétales
menacées et de permettre la conservation des biotopes correspondants, il est interdit
en tout temps et sur tout le territoire national de détruire, de colporter, de mettre en
vente, de vendre ou d'acheter et d'utiliser tout ou partie des spécimens sauvages"
de cette espèce. Par ailleurs, le décret n° 89-694 du 20 novembre 1989 stipule que
"sont préservés, dès lors qu'ils constituent un site ou un paysage remarquable ou
caractéristique du patrimoine naturel et culturel du littoral, sont nécessaires au
maintien des équilibres biologiques ou présentent un intérêt écologique, (...) les
milieux abritant des concentrations naturelles d'espèces animales ou végétales
telles que les herbiers...".
Dans le volet "Méditerranée" du document final adopté par la CSCE
(Conférence pour la Sécurité et la Coopération en Europe, Paris, 1990) figure l'alinea
suivant : "Les signataires de la Convention de Barcelone se sont engagés à adopter
toutes les mesures appropriées pour la protection des peuplements de Posidonia
oceanica et de toutes les autres phanérogames marines qui constituent des végétaux
essentiels de 1 écosystème méditerranéen, et à contrôler et réglementer la pêche au
chalut et les autres activités entraînant la destruction des Posidonia et de toutes les
autres phanérogames marines".
