Les requins
On réunit dans le groupe des requins des animaux marins caractérisés par la présence de 5 à
7 fentes branchiales s'ouvrant sur les côtés, et de nageoires pectorales non soudées à la tête (ce
qui différencie les anges de mer des raies). Leur corps est le plus souvent fusiforme, allongé,
presque cylindrique (il est aplati chez les anges de mer). Le museau est bien développé, la
bouche s'ouvrant presque toujours ventralement (elle est terminale chez les anges de mer et les
requins baleines, presque terminale chez les requins à collerette). Les yeux et les évents,
lorsqu'ils sont présents, sont le plus souvent situés sur les côtés, parfois sur le dos. Les dents sont
disposées sur les mâchoires en de nombreuses rangées transversales. Il s'en formera continuellement de nouvelles à l'intérieur de la bouche du requin pendant toute sa vie, remplaçant les
plus externes qui tombent de temps à autre. La queue et la nageoire caudale, dont le lobe
supérieur est toujours plus grand que le lobe inférieur, sont robustes. Elles permettent les
déplacements de l'animal par leurs ondulations latérales.
Les mâles sont aisément reconnaissables à la présence sur chaque nageoire pelvienne d'un
ptérygopode, volumineux organe d'accouplement. La fécondation est interne. Certains
requins, comme les roussettes, sont ovipares. Ils pondent des œufs en forme de capsule cornée
rectangulaire ou conique. D'autres, comme certaines émissoles, les requins marteaux et certains
requins tigres, sont vivipares placentaires. Il existe alors des connexions entre le sac vitellin des
embryons et l'utérus de la mère. Beaucoup, enfin, sont vivipares aplacentaires, les fœtus se
développant dans l'utérus à partir de leurs réserves vitellines, des œufs non fécondés, de
sécrétions utérines...
Les requins sont tous des prédateurs, se nourrissant selon les espèces d'organismes planctoniques, d'invertébrés benthiques, de poissons pélagiques ou de fond, parfois de mammifères
marins. Extrêmement voraces, ils avalent tout ce qu'ils trouvent. Ainsi on observe dans les
estomacs de ceux qui suivent les navires, divers objets jetés par-dessus bord. Notons que, grâce
à leur suc gastrique, ils peuvent conserver intactes des proies dans leur estomac pendant une
durée assez longue.
Pour beaucoup le mot requin signifie mangeur d'hommes. Or moins de 20 % des espèces ont
une taille assez grande et des dents assez fortes pour pouvoir attaquer un être humain; de
plus, 9% seulement méritent cette réputation. Ces espèces, appartenant aux familles des
Lamnidés et des Carcharhinidés, sévissent principalement dans les mers chaudes. Celle réputée
comme la plus dangereuse, le grand requin blanc, Carcharodon carcharias, est très rare en
Méditerranée et, sur notre côte Atlantique, elle n'a été signalée que trois fois en rade de
La Rochelle (1821, 1872 et 1977).
L'importance commerciale des requins en France est faible. Le requin taupe est toutefois
l'objet dans certains ports (île d'Yeu, Bretagne...) d'une pêche particulière aux palangres.
D'autre part les apports d'aiguiIlat, de petite roussette et de façon moindre de requin-hâ ne
sont pas négligeables. Ceux d'émissoles, de peaux bleues, et d'anges de mer sont peu élevés. Le
requin griset, le squale chagrin, le squale liche et le renard de mer sont capturés trop peu
souvent pour qu'il en soit fait état dans les statistiques de pêche.
Les requins trouvés dans l'Atlantique nord-est appartiennent aux familles suivantes : les
requins à collerette ou Chlamydosélachidés, les héxanchides ou Héxanchidés, les squales
bouclés ou Echinorhinidés, les squales ou Squalidés, les centrines ou Oxynotidés, les anges de
mer ou Squatinidés, les requins-nourrices ou Ginglymostomatidés, les requins de sable ou
Odontaspididés, les requins lutins ou Mitsukurinidés, les Requins-renards ou Alopiidés, le
requin pèlerin ou Cétorhinidé, les requins-taupes ou Lamnidés, les roussettes ou Scyliorhinidés,
les requins-chats ou Pseudotriakidés, les requins-chiens ou Triakidés, les requins tigres ou
Carcharhinidés et les requins-marteaux ou Sphyrnidés. Seules la moitié de ces familles ont des
représentants fréquemment capturés sur nos côtes.
SSO N S CARTILAGINEUX
25
On réunit dans le groupe des requins des animaux marins caractérisés par la présence de 5 à
7 fentes branchiales s'ouvrant sur les côtés, et de nageoires pectorales non soudées à la tête (ce
qui différencie les anges de mer des raies). Leur corps est le plus souvent fusiforme, allongé,
presque cylindrique (il est aplati chez les anges de mer). Le museau est bien développé, la
bouche s'ouvrant presque toujours ventralement (elle est terminale chez les anges de mer et les
requins baleines, presque terminale chez les requins à collerette). Les yeux et les évents,
lorsqu'ils sont présents, sont le plus souvent situés sur les côtés, parfois sur le dos. Les dents sont
disposées sur les mâchoires en de nombreuses rangées transversales. Il s'en formera continuellement de nouvelles à l'intérieur de la bouche du requin pendant toute sa vie, remplaçant les
plus externes qui tombent de temps à autre. La queue et la nageoire caudale, dont le lobe
supérieur est toujours plus grand que le lobe inférieur, sont robustes. Elles permettent les
déplacements de l'animal par leurs ondulations latérales.
Les mâles sont aisément reconnaissables à la présence sur chaque nageoire pelvienne d'un
ptérygopode, volumineux organe d'accouplement. La fécondation est interne. Certains
requins, comme les roussettes, sont ovipares. Ils pondent des œufs en forme de capsule cornée
rectangulaire ou conique. D'autres, comme certaines émissoles, les requins marteaux et certains
requins tigres, sont vivipares placentaires. Il existe alors des connexions entre le sac vitellin des
embryons et l'utérus de la mère. Beaucoup, enfin, sont vivipares aplacentaires, les fœtus se
développant dans l'utérus à partir de leurs réserves vitellines, des œufs non fécondés, de
sécrétions utérines...
Les requins sont tous des prédateurs, se nourrissant selon les espèces d'organismes planctoniques, d'invertébrés benthiques, de poissons pélagiques ou de fond, parfois de mammifères
marins. Extrêmement voraces, ils avalent tout ce qu'ils trouvent. Ainsi on observe dans les
estomacs de ceux qui suivent les navires, divers objets jetés par-dessus bord. Notons que, grâce
à leur suc gastrique, ils peuvent conserver intactes des proies dans leur estomac pendant une
durée assez longue.
Pour beaucoup le mot requin signifie mangeur d'hommes. Or moins de 20 % des espèces ont
une taille assez grande et des dents assez fortes pour pouvoir attaquer un être humain; de
plus, 9% seulement méritent cette réputation. Ces espèces, appartenant aux familles des
Lamnidés et des Carcharhinidés, sévissent principalement dans les mers chaudes. Celle réputée
comme la plus dangereuse, le grand requin blanc, Carcharodon carcharias, est très rare en
Méditerranée et, sur notre côte Atlantique, elle n'a été signalée que trois fois en rade de
La Rochelle (1821, 1872 et 1977).
L'importance commerciale des requins en France est faible. Le requin taupe est toutefois
l'objet dans certains ports (île d'Yeu, Bretagne...) d'une pêche particulière aux palangres.
D'autre part les apports d'aiguiIlat, de petite roussette et de façon moindre de requin-hâ ne
sont pas négligeables. Ceux d'émissoles, de peaux bleues, et d'anges de mer sont peu élevés. Le
requin griset, le squale chagrin, le squale liche et le renard de mer sont capturés trop peu
souvent pour qu'il en soit fait état dans les statistiques de pêche.
Les requins trouvés dans l'Atlantique nord-est appartiennent aux familles suivantes : les
requins à collerette ou Chlamydosélachidés, les héxanchides ou Héxanchidés, les squales
bouclés ou Echinorhinidés, les squales ou Squalidés, les centrines ou Oxynotidés, les anges de
mer ou Squatinidés, les requins-nourrices ou Ginglymostomatidés, les requins de sable ou
Odontaspididés, les requins lutins ou Mitsukurinidés, les Requins-renards ou Alopiidés, le
requin pèlerin ou Cétorhinidé, les requins-taupes ou Lamnidés, les roussettes ou Scyliorhinidés,
les requins-chats ou Pseudotriakidés, les requins-chiens ou Triakidés, les requins tigres ou
Carcharhinidés et les requins-marteaux ou Sphyrnidés. Seules la moitié de ces familles ont des
représentants fréquemment capturés sur nos côtes.
SSO N S CARTILAGINEUX
25
