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organes des sens. — L’Amphioxus est dépourvu d’yeux véritables, ainsi que d organes olfactifs et auditifs. Il possède toutefois des ocelles ou des cellules cupuliformes
de Hesse (ccH), disposées le long de la partie moyenne du tube nerveux, et remplacées
dans les parties antérieure et postérieure par les cellules dorsales de Joseph (cdJ).
De nombreuses cellules sensorielles sont disséminées, en outre, à la périphérie du coips.
organes génitaux. — Les sexes sont séparés chez 1 Amphioxus. Les ovaires et les
testicules forment 26 paires de petits massifs (g), alternant entre eux de droite et de
gauche. Ils sont localisés dans la région anterieure a 1 atriopore et sont situes dans la
paroi latérale de la cavité péribranchiale, ventralement par rapport aux myomères.
Comme les conduits génitaux différenciés n’existent pas, les produits génitaux tombent
dans la cavité péribranchiale et sont expulsés à l’extérieur par le pore atrial, la fécondation
des œufs ayant lieu dans la mer.
EMBRYOGÉNÈSE ET STADES LARVAIRES MF.ROPLANCTONIQUES
La période embryonnaire, qui ne dure que 24 heures environ, se passe sous la protection de la membrane de l’œuf jusqu’au stade de neurula. A ce moment l’embryon,
cilié sur toute sa surface, rompt la membrane ovulaire et commence sa vie libre, méroplanctonique, qui durera près de 3 mois. La neurula (Pl. 207, fig. 2) a déjà son axe nerveux tubulaire (an) formé, s’ouvrant à l’extérieur antérieurement par le neuropore (np)
dorsal et postérieurement par le canal neurentérique (en), débouchant dans l’archentéron (ar). Elle montre également les ébauches de la chorde dorsale (ch) et du tube
digestif, son mésoderme s’est découpé en 10-11 somites (S1), et les 2 diverticules céphaliques de Hatschek (dcH) se sont individualisés aux dépens de l’archentéron antérieur.
Le développement larvaire proprement dit commence 3 à 5 jours après le stade de
la neurula (Pl. 207, fig. 3-7). Il est caractérisé par l’allongement du corps, par l’individualisation du rostre et de la région caudale, par le percement de la bouche primitive
(Pl. 207, fig. 3, 4, 6, b) et de l’anus (Pl. 207, fig. 5, 6, b), complétant ainsi le tube digestif,
et par l’apparition de la première fente branchiale (Pl. 207, fig. 3, 4, 6, fbr). Dès ce
moment la larve ne vit plus sur ses réserves vitellines et commence à se nourrir normalement. Au bout de 2 mois environ survient la métamorphose qui se manifeste par la
perte de la ciliation superficielle, par la formation de la bouche définitive, qui refoule
au fond du stomodœum la bouche primitive, par l’apparition du côté opposé du pharynx
d’une glande éphémère, dite en « massue » (Pl. 207, fig. 3, 4, 6, glm), de fonction inconnue,
par le développement de la cavité péribranchiale et surtout par la symétrisation des
fentes branchiales, formées secondairement au cours de la métamorphose (Pl. 207,
fig. 7, fbr).
La formation des fentes branchiales et leur agencement sont très compliqués et doivent
être exposés d’une manière détaillée, parce que les larves planctoniques peuvent être
rencontrées aux divers stades du développement de ces dernières.
La première fente branchiale (Pl. 207, fig. 3, 4, 6, fbr) se forme, après le percement
de la bouche primitive, sur la ligne médio-ventrale par une invagination ectodermique se
mettant en contact avec une évagination pharyngienne correspondante, et elle se
déplace ensuite du côté droit (PL 207, fig. 6, fbr). Derrière la glande en massue, qui
est encore présente, se percent, par le même'mécanisme, sur la paroi droite du pharynx,
13 nouvelles fentes, s’alignant derrière la première, déplacée (Pl. 207, fig. 7). Ces 14 fentes
de la première série, situées sur le côté droit du corps, seront, en réalité, les fentes gauches
•
à la suite d’un déplacement qu’elles vont subir ultérieurement. Au cours de la méta­
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