— 547 —
avant de ce dernier, s’ouvre dans le pharynx, et présente un petit tentacule dans sa
partie postérieure. Sa fonction exacte reste inconnue.
appareil digestif. — L’appareil digestif comprend l’œsophage (œ), pourvu d’un
anneau cilié à son orifice d’entrée, l’estomac (est) avec 2 cæcum (cc), droit et gauche,
parfois digités, la glande pylorique (gpy), s’ouvrant par un canal à la base du cæcum
stomacal gauche ventral, et le rectum, terminé par l’anus (ra), débouchant dorsalement
dans la paroi de l’atrium cloacal. A l’exception de diverses espèces du genre Cyclosalpa,
chez lesquelles le tube digestif est droit ou simplement courbé (PI. 199, fig. 1-6), l’appareil viscéral des autres Salpes est plus ou moins étroitement pelotonné en une masse
globuleuse, appelée le nucléus (nu), souvent coloré en rouge ou en bleu-violet.
appareil circulatoire. — Le cœur (c) est situé ventralement, entre l’endostyle et
l’œsophage. Comme chez les Pyrosomides, il a la forme d’une boîte ouverte aux 2 extrémités. La circulation sanguine est réversible, et le sang, qui contient de nombreux
éléments figurés variés (les hématoblastes nucléolés, les lymphocytes anucléolés, les
amœbocytes, les phagocytes, etc.), circule dans les sinus, creusés dans le mésenchyme,
parmi lesquelles les principaux sont les suivants : le sinus sous-endostylaire, les sinus
latéraux, situés sous les arcs péricoronaux, les sinus transversaux anastomosés, aboutissant au sinus dorsal, en communication avec le sinus branchial, et se terminant par
des sinus viscéraux, débouchant dans l’orifice postérieur du cœur.
organes lumineux. — Chez les espèces du genre Cyclosalpa les organes lumineux
sont bien développés, ont une forme allongée et sont situés le long du côté dorsal (PI. 199,
fig. 1, 2, 3, ol) ; on les désigne généralement sous le nom d’organes latéraux. Chez les
espèces du genre Salpa ils ne sont pas individualisés et sont représentés seulement par
des amas de cellules, situés dans le nucleus digestif. La luminescence des Salpes est
due, comme chez les Pyrosomes, à la présence des bactéries particulières phosphorescentes.
organes d’excrétion. — Les Salpes ne semblent pas avoir d’organes d’excrétion
individualisés.
stolon. — L’unique moyen de multiplication de l’oozoïde asexué, le stolon (st),
apparaît chez lui sous forme d’une hernie à l’extrémité ventrale du pharynx, au-dessus
de nucleus. Au cours de sa croissance, il s’allonge dans une cavité de la tunique, s’ouvrant
à l’extérieur par un orifice, en se dirigeant soit en ligne droite, soit en contournant en
spirale lévogyre le nucleus digestif. Il contient plusieurs ébauches blastogénétiques,
telles que : un tube central, représentant l’ébauche pharyngienne, un cordon neural,
les tubes péribranchiaux et cloacal, un cordon génital, 2 ébauches du mésenchyme et
des muscles, ainsi que 2 sinus sanguins, dorsal et ventral, en continuité avec le système
circulatoire de l’oozoïde.
BOURGEONNEMENT DE L’OOZOÏDE
Au fur et à mesure de son allongement, le stolon se plisse en ébauches circulaires des
bourgeons, qui naissent par groupes du même âge en nombre variable, 4, ou plus (PI. 198,
fig. 2). Chaque nouveau groupe se forme entre la base du stolon et le groupe déjà différencié, de sorte que les bourgeons les plus âgés sont situés à l’extrémité distale du stolon
(groupes 1, 2, 3). Au cours de la blastogénèse des futurs blastozoïdes, ces derniers, disposés
en file unique et qui avaient tous leurs faces dorsales tournées vers l’oozoïde, vont subir
avant de ce dernier, s’ouvre dans le pharynx, et présente un petit tentacule dans sa
partie postérieure. Sa fonction exacte reste inconnue.
appareil digestif. — L’appareil digestif comprend l’œsophage (œ), pourvu d’un
anneau cilié à son orifice d’entrée, l’estomac (est) avec 2 cæcum (cc), droit et gauche,
parfois digités, la glande pylorique (gpy), s’ouvrant par un canal à la base du cæcum
stomacal gauche ventral, et le rectum, terminé par l’anus (ra), débouchant dorsalement
dans la paroi de l’atrium cloacal. A l’exception de diverses espèces du genre Cyclosalpa,
chez lesquelles le tube digestif est droit ou simplement courbé (PI. 199, fig. 1-6), l’appareil viscéral des autres Salpes est plus ou moins étroitement pelotonné en une masse
globuleuse, appelée le nucléus (nu), souvent coloré en rouge ou en bleu-violet.
appareil circulatoire. — Le cœur (c) est situé ventralement, entre l’endostyle et
l’œsophage. Comme chez les Pyrosomides, il a la forme d’une boîte ouverte aux 2 extrémités. La circulation sanguine est réversible, et le sang, qui contient de nombreux
éléments figurés variés (les hématoblastes nucléolés, les lymphocytes anucléolés, les
amœbocytes, les phagocytes, etc.), circule dans les sinus, creusés dans le mésenchyme,
parmi lesquelles les principaux sont les suivants : le sinus sous-endostylaire, les sinus
latéraux, situés sous les arcs péricoronaux, les sinus transversaux anastomosés, aboutissant au sinus dorsal, en communication avec le sinus branchial, et se terminant par
des sinus viscéraux, débouchant dans l’orifice postérieur du cœur.
organes lumineux. — Chez les espèces du genre Cyclosalpa les organes lumineux
sont bien développés, ont une forme allongée et sont situés le long du côté dorsal (PI. 199,
fig. 1, 2, 3, ol) ; on les désigne généralement sous le nom d’organes latéraux. Chez les
espèces du genre Salpa ils ne sont pas individualisés et sont représentés seulement par
des amas de cellules, situés dans le nucleus digestif. La luminescence des Salpes est
due, comme chez les Pyrosomes, à la présence des bactéries particulières phosphorescentes.
organes d’excrétion. — Les Salpes ne semblent pas avoir d’organes d’excrétion
individualisés.
stolon. — L’unique moyen de multiplication de l’oozoïde asexué, le stolon (st),
apparaît chez lui sous forme d’une hernie à l’extrémité ventrale du pharynx, au-dessus
de nucleus. Au cours de sa croissance, il s’allonge dans une cavité de la tunique, s’ouvrant
à l’extérieur par un orifice, en se dirigeant soit en ligne droite, soit en contournant en
spirale lévogyre le nucleus digestif. Il contient plusieurs ébauches blastogénétiques,
telles que : un tube central, représentant l’ébauche pharyngienne, un cordon neural,
les tubes péribranchiaux et cloacal, un cordon génital, 2 ébauches du mésenchyme et
des muscles, ainsi que 2 sinus sanguins, dorsal et ventral, en continuité avec le système
circulatoire de l’oozoïde.
BOURGEONNEMENT DE L’OOZOÏDE
Au fur et à mesure de son allongement, le stolon se plisse en ébauches circulaires des
bourgeons, qui naissent par groupes du même âge en nombre variable, 4, ou plus (PI. 198,
fig. 2). Chaque nouveau groupe se forme entre la base du stolon et le groupe déjà différencié, de sorte que les bourgeons les plus âgés sont situés à l’extrémité distale du stolon
(groupes 1, 2, 3). Au cours de la blastogénèse des futurs blastozoïdes, ces derniers, disposés
en file unique et qui avaient tous leurs faces dorsales tournées vers l’oozoïde, vont subir
