CHAPITRE XXXIV
CLASSE DES APPENDICULAIRES BRONN (PERENNICORDES BALFOUR)
par
G. TRÉGOUBOFF
CARACTÈRES GENERAUX
Les Appendiculaires, appelés autrefois COPELATA par Haeckel et LARVACEA
par Herdmann, sont holoplanctoniques et se rencontrent en abondance dans toutes
les mers. Ils sont visibles à l’œil nu dans les pêches planctoniques, et on les reconnaît
facilement grâce à leurs mouvements rapides et saccadés. A l’état adulte, ils présentent
une certaine ressemblance extérieure avec les larves têtards des Ascidies, et on peut
distinguer chez eux le corps ou le tronc, plus ou moins globuleux, et la queue aplatie
foliacée, recourbée vers l’avant.
MORPHOLOGIE ET ANATOMIE
On prendra comme type Oikopleura cophocerca Gegenb., très commune dans le plancton méditerranéen, étudiée magistralement par Fol (1872).
tronc. — Dans le tronc des Appendiculaires on distingue 3 régions ou segments
typiques des Tuniciers : I. la région antérieure ou thorax pharyngo-branchial ; IL la
région moyenne ou abdomen viscéral, contenant l’appareil digestif et le cœur, et III,
la région postérieure ou post-abdomen, dans laquelle sont situés les organes génitaux
(PI. 192, fig. 1). Le côté du tronc, sur lequel s’insère la queue, est considéré comme
ventral.
Les parois du tronc sont revêtues d’un épithélium plat, recouvert d’une pellicule
chitineuse et non cellulosique, qui est non sécrétant sur la partie postérieure du tronc
et sur la queue, et sécrétant sur la partie antérieure. Dans cette dernière région l’assise
épithéliale est constituée par de grandes cellules vacuolisées, avec des noyaux parfois
lobulés, disposées en mosaïque, appelées les oikoplastes (PI. 192, fig. 2), recouvertes,
dans certains cas, par un repli ectodermique, appelé le capuchon. Ce sont ces oikoplastes,
dont l’emplacement sur le tronc varie suivant les genres et les espèces, qui sécrètent
les maisonnettes gélatineuses de forme diverse (PI. 192, fig. 6, 7, 8, 9), indispensables
pour la vie normale des Appendiculaires, qui seront décrites plus loin dans le §, consacré
à la nutrition.
appareil digestif. — L’appareil digestif, assez simple, comprend :
a) la bouche (b), ovale ou arrondie, terminale, parfois légèrement supérieure, dorsale,
simple ou pourvue de lèvres, qui n’est pas contractile et reste toujours béante. La
lèvre supérieure est souvent réduite à un simple bourrelet, tandis que l’inférieure,
ventrale (li), est proéminente, parfois lobée, et porte des cils vibratils ou des soies tactiles ;
CLASSE DES APPENDICULAIRES BRONN (PERENNICORDES BALFOUR)
par
G. TRÉGOUBOFF
CARACTÈRES GENERAUX
Les Appendiculaires, appelés autrefois COPELATA par Haeckel et LARVACEA
par Herdmann, sont holoplanctoniques et se rencontrent en abondance dans toutes
les mers. Ils sont visibles à l’œil nu dans les pêches planctoniques, et on les reconnaît
facilement grâce à leurs mouvements rapides et saccadés. A l’état adulte, ils présentent
une certaine ressemblance extérieure avec les larves têtards des Ascidies, et on peut
distinguer chez eux le corps ou le tronc, plus ou moins globuleux, et la queue aplatie
foliacée, recourbée vers l’avant.
MORPHOLOGIE ET ANATOMIE
On prendra comme type Oikopleura cophocerca Gegenb., très commune dans le plancton méditerranéen, étudiée magistralement par Fol (1872).
tronc. — Dans le tronc des Appendiculaires on distingue 3 régions ou segments
typiques des Tuniciers : I. la région antérieure ou thorax pharyngo-branchial ; IL la
région moyenne ou abdomen viscéral, contenant l’appareil digestif et le cœur, et III,
la région postérieure ou post-abdomen, dans laquelle sont situés les organes génitaux
(PI. 192, fig. 1). Le côté du tronc, sur lequel s’insère la queue, est considéré comme
ventral.
Les parois du tronc sont revêtues d’un épithélium plat, recouvert d’une pellicule
chitineuse et non cellulosique, qui est non sécrétant sur la partie postérieure du tronc
et sur la queue, et sécrétant sur la partie antérieure. Dans cette dernière région l’assise
épithéliale est constituée par de grandes cellules vacuolisées, avec des noyaux parfois
lobulés, disposées en mosaïque, appelées les oikoplastes (PI. 192, fig. 2), recouvertes,
dans certains cas, par un repli ectodermique, appelé le capuchon. Ce sont ces oikoplastes,
dont l’emplacement sur le tronc varie suivant les genres et les espèces, qui sécrètent
les maisonnettes gélatineuses de forme diverse (PI. 192, fig. 6, 7, 8, 9), indispensables
pour la vie normale des Appendiculaires, qui seront décrites plus loin dans le §, consacré
à la nutrition.
appareil digestif. — L’appareil digestif, assez simple, comprend :
a) la bouche (b), ovale ou arrondie, terminale, parfois légèrement supérieure, dorsale,
simple ou pourvue de lèvres, qui n’est pas contractile et reste toujours béante. La
lèvre supérieure est souvent réduite à un simple bourrelet, tandis que l’inférieure,
ventrale (li), est proéminente, parfois lobée, et porte des cils vibratils ou des soies tactiles ;
