— 457 —
La plupart des espèces sont benthiques et vivent parmi les Algues, mais certaines
formes peuvent se détacher, vivre en commensales de Salpes et devenir pélagiques;
d’autres sont vagabondes ou emportées par les courants et tempêtes et sont parfois
prises au filet fin. Nous les signalerons ici, en donnant simplement quelques figures.
Des renseignements beaucoup plus abondants et précis seront trouvés dans les Amphipodes de la Faune de France, volume 9.
Phtisica marina (Pl. 134) est souvent pélagique la nuit.
Pseudolirius Kroyeri (Pl. 134) vit sur la vase, mais aussi en commensale de Salpa
mucronata.
Pariambus typicus, commensale des Étoiles de mer, peut être récoltée au filet fin.
Ouvrages à consulter
Chevreux, E. et Fage, L. — 1925 — Amphipodes.
(Faune de France. Vol. 9. Paris).
Stephensen, K. — 1915 — Amphipoda.
(Report on the Danish oceanographical Expedition, 1908-1910. II Biol.).
Id. — 1918 et 1924 — Amphipoda — Hyperidea.
(Id. II D2 et D4).
Id. — 1923 — Amphipoda I.
(The Danish Ingolf-Expedition. III. N° 8. Copenhague).
Steuer, A. — 1911 — Adriatische Plankton Amphipoden.
(K. Akad. d. Wissensch. Wien).
Les Euphausiacés
Ce sont des crevettes pélagiques que l’on réunissait autrefois aux Mysidacés, sous le
nom de Schizopodes (de Schizos = fendu, podos — pied) à cause de leurs péréiopodes
bifurqués par la présence d’un exopodite natatoire. Ce sont des Crustacés supérieurs
du groupe des Eumalacostracés Eucarides. Ils sont très proches des Décapodes et présentent les caractères essentiels suivants : une carapace céphalothoracique, yeux pédonculés, mandibules sans lame mobile; œufs attachés à l’endopodite des Pléopodes ou
libres; cæcums hépatiques très ramifiés; métamorphoses larvaires compliquées. Tous
ces caractères sont ceux des Eucarides. Ceux qui distinguent les Euphausiacés des Décapodes sont l’absence de chambre branchiale formée par le céphalothorax; les 3 premières
paires de pattes thoraciques ne sont pas transformées en maxillipèdes et les 5 autres
ne sont ni locomotrices ni 'préhensiles.
Leur anatomie interne est sensiblement celle des Décapodes (Ecrevisse, Crevettes)
et nous n’insisterons pas. Mais il faut toutefois signaler la présence d’organes lumineux,
à la base des 2e et 7e paires de pattes thoraciques et sur la face ventrale des 4 premiers
segments de l’abdomen; même dans l’œil chez certaines espèces.
Les œufs sont souvent pondus isolés et flottent; parfois ils sont agglutinés en une ou
deux masses sous le thorax. L’éclosion se fait au stade nauplius, suivi de plusieurs métanauplius, puis de zoés, métazoés et mysis spéciales (Cyrtopia, Calytopsis, Furcilia), sur
lesquels nous reviendrons.
Les Euphausiacés sont petits, au plus 5 cm; en général transparents, parfois tachés
de pigment; ils sont phytophages et se nourrissent de plancton végétal surtout (Diatomées) ou de détritus dérivés de cadavres. Ils vivent en essaims surtout à la surface
La plupart des espèces sont benthiques et vivent parmi les Algues, mais certaines
formes peuvent se détacher, vivre en commensales de Salpes et devenir pélagiques;
d’autres sont vagabondes ou emportées par les courants et tempêtes et sont parfois
prises au filet fin. Nous les signalerons ici, en donnant simplement quelques figures.
Des renseignements beaucoup plus abondants et précis seront trouvés dans les Amphipodes de la Faune de France, volume 9.
Phtisica marina (Pl. 134) est souvent pélagique la nuit.
Pseudolirius Kroyeri (Pl. 134) vit sur la vase, mais aussi en commensale de Salpa
mucronata.
Pariambus typicus, commensale des Étoiles de mer, peut être récoltée au filet fin.
Ouvrages à consulter
Chevreux, E. et Fage, L. — 1925 — Amphipodes.
(Faune de France. Vol. 9. Paris).
Stephensen, K. — 1915 — Amphipoda.
(Report on the Danish oceanographical Expedition, 1908-1910. II Biol.).
Id. — 1918 et 1924 — Amphipoda — Hyperidea.
(Id. II D2 et D4).
Id. — 1923 — Amphipoda I.
(The Danish Ingolf-Expedition. III. N° 8. Copenhague).
Steuer, A. — 1911 — Adriatische Plankton Amphipoden.
(K. Akad. d. Wissensch. Wien).
Les Euphausiacés
Ce sont des crevettes pélagiques que l’on réunissait autrefois aux Mysidacés, sous le
nom de Schizopodes (de Schizos = fendu, podos — pied) à cause de leurs péréiopodes
bifurqués par la présence d’un exopodite natatoire. Ce sont des Crustacés supérieurs
du groupe des Eumalacostracés Eucarides. Ils sont très proches des Décapodes et présentent les caractères essentiels suivants : une carapace céphalothoracique, yeux pédonculés, mandibules sans lame mobile; œufs attachés à l’endopodite des Pléopodes ou
libres; cæcums hépatiques très ramifiés; métamorphoses larvaires compliquées. Tous
ces caractères sont ceux des Eucarides. Ceux qui distinguent les Euphausiacés des Décapodes sont l’absence de chambre branchiale formée par le céphalothorax; les 3 premières
paires de pattes thoraciques ne sont pas transformées en maxillipèdes et les 5 autres
ne sont ni locomotrices ni 'préhensiles.
Leur anatomie interne est sensiblement celle des Décapodes (Ecrevisse, Crevettes)
et nous n’insisterons pas. Mais il faut toutefois signaler la présence d’organes lumineux,
à la base des 2e et 7e paires de pattes thoraciques et sur la face ventrale des 4 premiers
segments de l’abdomen; même dans l’œil chez certaines espèces.
Les œufs sont souvent pondus isolés et flottent; parfois ils sont agglutinés en une ou
deux masses sous le thorax. L’éclosion se fait au stade nauplius, suivi de plusieurs métanauplius, puis de zoés, métazoés et mysis spéciales (Cyrtopia, Calytopsis, Furcilia), sur
lesquels nous reviendrons.
Les Euphausiacés sont petits, au plus 5 cm; en général transparents, parfois tachés
de pigment; ils sont phytophages et se nourrissent de plancton végétal surtout (Diatomées) ou de détritus dérivés de cadavres. Ils vivent en essaims surtout à la surface
