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close. Dans certaines régions de leurs bras existent de nombreuses excroissances ramifiées (d où le nom de Rhizostomes, le mot grec rhizos signifie racine, ramification),
appelées les fraises ou les épaulettes, suivant leur emplacement (PL 88, fig. 7, 8), percées
de petits orifices ou d’ostioles, qui se prolongent par de très fins canalicules, aboutissant au canal pédonculaire, appelé également le canal collecteur des bras, qui conduit
la nourriture dans la cavité stomacale. La nourriture est déjà digérée en partie à la
surface des bras à 1 aide des ferments, sécrétés par des cellules glandulaires des fraises
et des épaulettes; passe ainsi par les ostioles la nourriture, pour ainsi dire, prédigérée.
L organisation interne des Rhizostomes est assez semblable à celle des Séméostomes.
Les canaux gastro-vasculaires constituent un riche réseau de ramifications, anastomosées entre elles, et dont les branches ultimes peuvent se réunir, chez quelques formes,
en un canal circulaire marginal néoformé. Quant à l’appareil génital des Rhizostomes
il présente cette particularité que les poches subgénitales communiquent entre elles
par des orifices percés dans 4 piliers interradiaires en forme de portiques, au sommet
desquels sont suspendues les gonades.
Les Rhizostomes abondent surtout dans les mers chaudes et présentent une grande
variation au point de vue de leur morphologie externe. Leur classification est basée
principalement sur la modalité de la ramification de leurs bras buccaux. Parmi les
6 sous-ordres, en lesquels on les divise, seuls les 2 derniers ont des représentants
dans la Méditerranée.
Sous-ordre des Rhizostomes Dichotomes. — Chez les Méduses Acalèphes de ce
sous-ordre les 8 bras buccaux, dépourvus d’épaulettes, présentent la section transversale en forme d’un V, dont les 2 extrémités seules sont ramifiées en fraises (PI. 88,
fig. 5, 6). Le canal circulaire marginal néoformé est absent chez elles.
Le genre Cotylorhiza Agassiz, avec son unique espèce tuberculata Agassiz, est le seul
représentant de ce sous-ordre dans la Méditerranée (PL 88, fig. 4). C’est une Méduse
de haute mer, mais qui se rencontre en abondance près des côtes en août-septembre,
ainsi qu’en avril-mai. Son ombrelle, de couleur brun-marron, est en dôme peu élevé;
le bord marginal, légèrement relevé vers le haut, est découpé en 16 lobes principaux,
subdivisés en nombreux lobules secondaires, très petits. Les 8 rhopalies sont dépourvues d’ocelles. De très nombreux appendices tentaculiformes labiaux se terminent
par des tubercules de couleur violette foncée.
Sous-ordre des Rhizostomes Scapulates. — Les 8 bras buccaux des Acalèphes de
ce sous-ordre, pourvus de fraises et d’épaulettes, ont des ramifications dichotomisées sur leurs faces externes et des ramifications simples sur la face interne; leur section
transversale est en forme d’un Y (PL 88, fig. 9, 10). Le seul genre Rhizo stoma Cuvier,
avec l’unique espèce pulmo Agassiz, est méditerranéen (PL 88, fig. 7). C’est la Méduse
Acalèphe la plus commune de notre mer et essentiellement côtière, qu’on rencontre
près de la surface, ou à faible profondeur, nageant vigoureusement contre les courants,
pendant toute l’année. Son ombrelle est en dôme hémisphérique surélevé, arrondi au
sommet. Le bord ombrellaire est découpé en un très grand nombre de petits lobules,
colorés en violet, et porte 8 rhopalies. Les 8 bras buccaux, indépendants et non mobiles,
sont massifs et se terminent distalement par des bouts claviformes lisses. Les fraises
sont au nombre de 16 sur la face externe et de 8 sur la face interne. A la base du manubrium existent les épaulettes en forme de coussin, constituées également par 16 renflements longitudinaux ramifiés. Les fraises et les épaulettes sont parsemées à la surface
par des ostioles et sont traversées par des canalicules, aboutissant au canal collecteur
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