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Genre Pelagia Péron et Lesueur, dont l’espèce noctiluca Pér. et Les., essentiellement
de haute mer, est fréquente près des côtes en hiver et au printemps. La méduse (PI. 87,
fig. 1) est de couleur rose-chair et elle est phosphorescente, comme les Noctiluques.
Son bord ombrellaire est divisé en 16 lobes ; les 8 tentacules adradiaires et les 8 rhopalies perradiaires et interradiaires sont insérés au fond des encoches interlobaires. Les
16 poches stomacales, situées dans les radii des encoches, se terminent chacune, dans
chaque lobe, par 2 cæcum. Les 16 canaux gastro-vasculaires radiaires sont indépendants
les uns des autres. Le développement de Pelagia noctiluca est hypogénétique, sans
stade de scyphistome strobilisant, la planule se transformant directement et entièrement en une éphyrule (PI. 86, fig. 6, A, B, C).
Genre Chrysaora Péron et Lesueur. Son unique espèce méditerranéenne, hysoscella Eschscholtz, habitant normalement la haute mer, est amenée souvent près des
côtes par des courants au printemps et surtout au mois de mai. Elle est hermaphrodite
en ce sens qu’elle est mâle dans sa jeunesse, hermaphrodite ensuite pendant un certain temps et uniquement femelle à l’état adulte. Son ombrelle, ornée de 16 larges
rayons jaunes (PL 87, fig. 4), est hémisphérique; le bord ombrellaire est divisé en 32 lobes
et pourvu de 24 tentacules et de 8 rhopalies. La forme de l’estomac et la disposition
des poches stomacales sont semblables à celles de Pelagia. Le développement de Chrysaora est classique, et son scyphistome strobilisant est polydisque (PI. 85, fig. 4).
Fam. des Cyaneidae Agassiz. — Cette famille se distingue de la précédente par
les 3 caractères suivants : 1. les tentacules, en nombre élevé, soit isolés, soit groupés
en faisceaux, sont insérés non au fond des encoches interlobaires, mais sur le plancher
de la sous-ombrelle et légèrement en retrait; 2. les 16 canaux gastro-vasculaires radiaires
ne sont pas simples, mais bifurqués dans chaque lobe, tout en restant indépendants;
3. les gonades sont dévaginées à l’extérieur et pendent comme des pendeloques autour
du manubrium. Leurs produits génitaux suivent, toutefois, la voie habituelle, passent
dans la cavité gastrique et sont expulsés à l’extérieur par la bouche.
2 genres de cette famille sont représentés dans la Méditerranée.
Genre Cyanea Péron et Lesueur. Son espèce capillata Eschscholtz habite surtout
les mers nordiques et est accidentelle dans la Méditerranée. Elle est caractérisée par
ses nombreux tentacules marginaux, groupés en faisceaux (PI. 87, lig. 4). On la rencontre rarement près des côtes, principalement en avril-mai.
Genre Drymonema Haeckel. L’unique espèce de ce genre, dalmatina Haeckel,
est essentiellement méditerranéenne, vit dans la haute mer et n’apparaît que rarement
près des côtes. Elle se distingue de Cyanea capillata par le nombre très élevé de ses
tentacules marginaux, non groupés en faisceaux, ainsi que par celui de ses lobes ombrellaires; ses tentacules sont insérés individuellement dans une zone annulaire de la sousombrelle. A la surface de son ex-ombrelle existent les sillons radiaires, correspondant
au nombre d’encoches interlobaires.
Fam. des Ulmaridae Haeckel. — Les représentants de cette famille sont caractérisés par l’anastomose de leurs canaux gastro-vasculaires radiaires, abondamment
ramifiés aux extrémités et formant à la périphérie de la cavité gastrique un réseau
circulatoire très compliqué. Les ramifications ultimes forment, à la base des lobes
marginaux, un nouveau canal circulaire, qui est une néoformation et remplace le canal
circulaire originel ancestral totalement disparu. Les tentacules sont creux, les 4 gonades
interradiaires sont pendantes, et les 4 bras de la bouche sont plissés comme des rideaux.
Les Ulmaridés sont principalement exotiques et habitent la haute mer.
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