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Ordre des Cuboméduses Haeckel ou des Carybdeidées (Charybdeidèes) Gegenbaur.
A cet ordre appartiennent les Méduses Acalèphes, considérées comme les plus
primitives et même quelque peu aberrantes. Leur développement n’est pas connu,
car elles sont essentiellement abyssales et vivent surtout dans les mers chaudes. La
seule forme méditerranéenne, Carybdea (Charybdea) marsupialis Péron et Lesueur
(PI. 86, fig. 1) n’est capturée, généralement, qu’entre 500 et 800 m de profondeur.
Son ombrelle a la forme d’un cube assez élevé, dont les 4 angles sont interradiaires et
les 4 côtés perradiaires. Sur chaque côté est logée, dans une petite niche, une rhopalie,
constituée par un statorhabde, 2 yeux et 4 ocelles. Les tentacules simples, creux, sont
situés aux angles de l’ombrelle et leurs pédales s’étalent sur la surface de cette dernière.
Le bord marginal de l’ombrelle est rabattu en dedans et forme une sorte de diaphragme,
appelé le velarium, rattaché à la sous-ombrelle par 4 brides ou freins. Au point de vue
physiologique, le velarium est équivalent du velum des Méduses Craspédotes, mais
non homologue, car l’endoderme pénètre dans son intérieur; il résulte, probablement,
de la soudure des lobes marginaux, absents chez les Cuboméduses adultes. L’estomac
montre 4 septum interradiaires; les filaments gastriques, peu développés, sont situés
aux angles interradiaux.
Ordre des Coronates Vanhôffen. — Les Méduses Acalèphes Coronates, en grande
partie abyssales, sont facilement reconnaissables à cause de leurs ombrelles, qui sont
nettement divisées en 2 étages superposés par un sillon annulaire transversal, délimitant le dôme plus ou moins élevé du bord ombrellaire marginal évasé. Ce dernier est
divisé en lobes, séparés par des encoches ou des fentes, comme chez les Narcoméduses.
La bouche centrale est simple, cruciforme. Les tentacules et les rhopalies, avec des
pédales, sont insérés au fond des encoches interlobaires. Les rhopalies sont constituées
par des statorhabdes et sont dépourvues d’ocelles chez les formes abyssales.
La forme des ombrelles des Coronates est variable, et c’est principalement d’après
elle qu’on les divise en 3 familles, représentées, dans la Méditerranée, chacune par, au
moins, un genre.
1. Fam. des Periphyllidae Claus. — On range dans cette famille les Méduses
Coronates abyssales, le plus souvent aveugles, de couleur rouge-bordeaux foncé, dont
les ombrelles ont la forme d’un dôme conique élevé, nettement séparé du bord ombrellaire par le sillon annulaire. Au bord marginal sont suspendues 4 rhopalies interradiaires et 12 tentacules, dont 4 sont perradiaires et 8 adradiaires. A la surface de l’ombrelle sont étalés 16 pédales, 4 des rhopalies et 12 des tentacules. Les 8 gonades sont
adradiaires. Le principal genre de la famille est Periphylla Steenstrup, dont l’espèce
hyacinthina Steenstr. (PI. 86, fig. 2) vit dans la Méditerranée entre 500 et 1000 m. On
considère cette espèce comme primitive, ayant conservé les caractères du scyphistome,
étant donné que sa cavité gastrique se prolonge en cul-de-sac jusqu’au sommet du dôme
et que dans les parois séparatrices de ses poches gastriques existent les entonnoirs.
2. Fam. des Paraphyllinidae Maas. — Elle est réduite à un seul genre Paraphyllina Maas, dont l’espèce intermedia Maas est une forme méditerranéenne abyssale
(PI. 86, fig. 3). Par son aspect général, elle ressemble aux Periphyllides, mais ses dimensions sont plus petites, de 8 à 15 mm seulement, et elle est incolore. Le bord marginal
de son ombrelle, découpé en 16 lobes, est pourvu de 12 tentacules interradiaires et
de 3 rhopalies perradiaires, munies d’yeux bien développés avec un cristallin d’origine ectodermique. Les gonades interradiaires sont au nombre de 4 paires. Par ses
caractères morphologiques elle apparaît comme formant le passage à la famille suivante.
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