CHAPITRE XXI
ORDRE DES PTÉROMÉDUSES
par
G. TRÉGOUBOFF
Carlgren (1908) a proposé de créer un ordre particulier des Ptéroméduses pour un
Cœlentéré, découvert par Busch en 1851, désigné sous le nom de Tetraplatia (Tetrapteron) volitans Busch.
Tetraplatia reste énigmatique encore à l’heure actuelle malgré les recherches successives de plusieurs auteurs, tels que Claus (1878), Viguier (1890), Carlgren (1908),
Dantan (1925), qui l’ont étudiée soit en Méditerranée, soit d’après les échantillons
rapportés par la « Tiefsee-Expedition » des mers tropicales.
MORPHOLOGIE
Tetraplatia a la forme d’un fuseau, long de 3 à 8 mm, aux extrémités arrondies, cilié
sur toute sa surface (PL 69, fig. 11, 12). On peut distinguer chez elle 2 parties : la partie
supérieure, qui correspond à l’ombrelle, est conique et présente 8 crêtes ou bourrelets,
dans lesquels sont localisées les bandes longitudinales de nématocystes. Ces bandes se
prolongent sur la partie inférieure, ayant la forme d’une pyramide quadrangulaire, qui
est le manubrium, se terminant au pôle oral par l’orifice oral, la bouche.
La sous-ombrelle est très réduite, la cavité gastrique est simple, car les canaux
radiaires et le canal circulaire sont absents. Le bord ombrellaire est peu développé,
sauf dans quatre endroits, où il s’élargit et forme 4 ailes, divisées chacune en 2 lobes
par des échancrures, au fond desquelles sont situés les statocystes d’origine ectodermique. Le velum est faible, presque rudimentaire. Les sexes sont séparés chez Tetraplatia. Ses 4 gonades sont fractionnées chacune en 2 parties, divisées, à leur tour, aux
extrémités en 2 lobes. Elles sont disposées de telle sorte qu’une moitié de la gonade est
située dans l’ombrelle et l’autre dans le manubrium.
Par la nature ectodermique de ses statocystes Tetraplatia semble se rapprocher des
Leptoméduses. Toutefois son cycle évolutif reste toujours inconnu et sa position systématique ne peut être précisée actuellement d’une manière certaine.
Tetraplatia est une forme bathypélagique et semble être essentiellement atlantique.
Elle est assez fréquente dans le détroit de Gibraltar, à Malaga, et surtout près d’Alger
par 600 m. de profondeur environ. On a constaté sa présence également à Messine, ainsi
qu’à Villefranche-sur-Mer, où on la capture en surface, et tout à fait accidentellement,
au mois d’avril. Ce sont surtout les femelles qui sont capturées, les mâles paraissent
être extrêmement rares.
ORDRE DES PTÉROMÉDUSES
par
G. TRÉGOUBOFF
Carlgren (1908) a proposé de créer un ordre particulier des Ptéroméduses pour un
Cœlentéré, découvert par Busch en 1851, désigné sous le nom de Tetraplatia (Tetrapteron) volitans Busch.
Tetraplatia reste énigmatique encore à l’heure actuelle malgré les recherches successives de plusieurs auteurs, tels que Claus (1878), Viguier (1890), Carlgren (1908),
Dantan (1925), qui l’ont étudiée soit en Méditerranée, soit d’après les échantillons
rapportés par la « Tiefsee-Expedition » des mers tropicales.
MORPHOLOGIE
Tetraplatia a la forme d’un fuseau, long de 3 à 8 mm, aux extrémités arrondies, cilié
sur toute sa surface (PL 69, fig. 11, 12). On peut distinguer chez elle 2 parties : la partie
supérieure, qui correspond à l’ombrelle, est conique et présente 8 crêtes ou bourrelets,
dans lesquels sont localisées les bandes longitudinales de nématocystes. Ces bandes se
prolongent sur la partie inférieure, ayant la forme d’une pyramide quadrangulaire, qui
est le manubrium, se terminant au pôle oral par l’orifice oral, la bouche.
La sous-ombrelle est très réduite, la cavité gastrique est simple, car les canaux
radiaires et le canal circulaire sont absents. Le bord ombrellaire est peu développé,
sauf dans quatre endroits, où il s’élargit et forme 4 ailes, divisées chacune en 2 lobes
par des échancrures, au fond desquelles sont situés les statocystes d’origine ectodermique. Le velum est faible, presque rudimentaire. Les sexes sont séparés chez Tetraplatia. Ses 4 gonades sont fractionnées chacune en 2 parties, divisées, à leur tour, aux
extrémités en 2 lobes. Elles sont disposées de telle sorte qu’une moitié de la gonade est
située dans l’ombrelle et l’autre dans le manubrium.
Par la nature ectodermique de ses statocystes Tetraplatia semble se rapprocher des
Leptoméduses. Toutefois son cycle évolutif reste toujours inconnu et sa position systématique ne peut être précisée actuellement d’une manière certaine.
Tetraplatia est une forme bathypélagique et semble être essentiellement atlantique.
Elle est assez fréquente dans le détroit de Gibraltar, à Malaga, et surtout près d’Alger
par 600 m. de profondeur environ. On a constaté sa présence également à Messine, ainsi
qu’à Villefranche-sur-Mer, où on la capture en surface, et tout à fait accidentellement,
au mois d’avril. Ce sont surtout les femelles qui sont capturées, les mâles paraissent
être extrêmement rares.
