— 296 —
B. Leptoméduses ayant les ombrelles discoïdales.
1. Les ombrelles, de taille diverse, sont de consistance ferme.
Famille des Aequoreidae. Les ombrelles des Aequoreidae sont discoïdales, épaisses,
soit petites, soit très grandes, jusqu’à 20-25 cm de diamètre. L estomac est tantôt
très petit, tantôt très large, sans pédoncule. Les canaux radiaires sont soit au nombre
de 8, soit très nombreux, simples ou ramifiés, et dans ce dernier cas existent les canaux
centripètes. Les tentacules marginaux creux, avec pores excréteurs, sont nombreux
et ont leurs bulbes bien développés. Les cirres sont absents. Les statocystes sont nombreux et contiennent, chacun, 1-3-4-5 concrétions; ils sont situés, en nombre variable,
entre les 2 tentacules marginaux voisins. Les gonades se développent sur les canaux
radiaires. La famille est divisée en 2 sous-familles.
Sous-famille des Ociocanninae. L’ombrelle est petite, avec 8 canaux radiaires; l’estomac petit. 1 genre méditerranéen.
g. Octocanna Haeckel avec l’espèce funeraria (Q. et G.) (PI. 68, fig. 5).
Sous-famille des Aequoreinae. L’ombrelle grande ou très grande. Les canaux radiaires
sont nombreux, ainsi que les canaux centripètes. L’estomac est large.
1 genre méditerranéen.
g. Aequorea Peron et Lesueur, espèce forskalea Per. et Les. (PI. 68, fig. 6).
2. Les ombrelles lenticulaires ou discoïdales sont très plates, d’une consistance
molle.
Famille des Campanulariidae. Les ombrelles sont soit lenticulaires, légèrement
convexes, molles, soit en forme d’un disque mince et très plat, avec velum normal
ou très réduit. Les 4 canaux radiaires sont simples. L’estomac est petit, non pédonculé.
Les tentacules marginaux sont creux, plus rarement pleins, avec bulbes bien développés,
sans ou avec éperons basaux; ces derniers peuvent être unicellulaires ou pluricellulaires.
Pas de pores excréteurs ni de cirres. Les statocystes clos sont nombreux et ne contiennent jamais plus d’une concrétion chacun. Les ocelles sont absents, et les gonades se
développent sur les canaux radiaires.
2 genres sont connus de la Méditerranée.
g. Clytia Lamouroux (-}- Phialidium Leuckart) sp. variae (PI. 69, fig. 1, 2, 3, 4,
5, 6).
g. Obelia Peron et Lesueur sp. variae (PL 69, fig. 7, 8, 9, 10).
Les différentes espèces de ces 2 genres, aussi bien méditerranéennes qu’atlantiques,
ne peuvent être précisées actuellement. On connaît, en effet, dans la Méditerranée
7 espèces d’Hydraire du genre Clytia et 4 espèces du genre Obelia, qui émettent des
Hydroméduses ne différant entre elles que par le nombre de leurs tentacules au moment
de l’émission. En conséquence les rapports entre les Leptoméduses et les espèces correspondantes d’Hydraires ne pourront être établis avec certitude qu’au moyen d’élevages.
Dans les tableaux dichotomiques déterminatifs des Leptoméduses seront employées
les mêmes abréviations que dans ceux des Anthoméduses.
Précédent

- 295/590

Suivant